Histoire du Fascisme. Avec Frédéric le Moal sur Radio Athéna.


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27.06.2019

Qu'est-ce que le fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ? Et bien entendu : quelle place occupa Mussolini dans les débats idéologiques et dans le fonctionnement du régime ?
Frédéric le Moal donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, il replace l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme.
Si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò.
Pour toutes ces raisons, l'histoire du fascisme, ici racontée de la prise de pouvoir de Mussolini jusqu'à sa mort, est celle d'une révolution avortée.

Émission des "Jeudis du Carrefour de l'Horloge", animée par Henry de Lesquen.

L'Art de la guerre idéologique. Avec François-Bernard Huyghe au Cercle Aristote.


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20.01.2020

Pourquoi les convictions des "élites" ne séduisent-elles plus les masses ? Comment une guerre idéologique, que les libéraux avaient l'habitude de remporter, a finalement basculé ? En quoi les nouvelles technologies ont-elles été les premiers outils de ce renversement ?
Pour comprendre ce phénomène à l'oeuvre, François-Bernard Huyghe part d'un constat : la gestion économique de droite alliée à des références morales de gauche se heurtent au mécontentement populaire. Ce qui ne serait rien si ce couple ne menait à l'effondrement de la crédibilité des appareils politiques, culturels et médiatiques. C’est donc une "crise de la séduction" à laquelle nous assistons. Les promoteurs de "la société ouverte" ont accumulé des erreurs qui ont non seulement conduit à leur effacement, mais ont aussi détruit un logiciel idéologique qu'il leur faudra, à terme, renouveler.
Diagnostic lucide et sans concession, cette conférence expose les moyens mis en oeuvre par les deux camps idéologiques pour imposer leur hégémonie.

Propriété et pouvoir. Avec Frédéric Lordon et Thomas Piketty pour le Journal l'Humanité.


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31.01.2020

Ils ont en commun d'avoir refusé l'enfermement des labos de recherche pour s'engager dans le débat public. Thomas Piketty creuse avec acharnement la question des inégalités. Soucieux de faire partager le fruit de son travail, il parvient, grâce à un remarquable effort d'écriture à faire passer des pavés de 1'200 pages pour des livres de chevet. A l'étroit dans une matière, l'économie, qui se rêve une science dure, Frédéric Lordon se pique de philosophie. Il revisite Marx et Spinoza. Si ces livres restent peu accessibles au grand public, de Nuit debout aux usines en grève, il sait chauffer les AG.
Ni l'un ni l'autre ne se satisfont de la société actuelle. Ils veulent la transformer, ou tout au moins fournir des armes intellectuelles aux forces sociales qui s'y attèlent. Pourtant, de l'analyse des causes de l'inacceptable aux solutions de son dépassement, tout les oppose. Frédéric Lordon réaffirme la nécessité de sortir du capitalisme, l'inéluctabilité d'une révolution. Il prévient que le capital ne va pas "gentiment rendre les clés". Thomas Piketty veut refonder la social-démocratie, mais prévient pourtant que ce ne sera "pas un processus paisible".  L'un et l'autre ont mis au cœur de leur réflexion la question de la propriété privée, de son lien avec le pouvoir et la domination.
Mais de quoi parlent-ils l'un et l'autre ? Des patrimoines privés ou du capital comme rapport social ? Du pouvoir de l'argent dans la société ou d'un mode de production qui a formaté la société à sa main ? Faut-il exproprier, taxer, nationaliser, socialiser, permettre aux salariés de cogérer les entreprises ? Peut-on s'en sortir en multipliant les expériences locales de coopératives ou d'autogestion ? Peut-on ainsi éluder la question de la prise de pouvoir ?

Indépendances et décolonisation : l'Afrique à l'heure du bilan. Avec Bernard Lugan à Lauzon au Canada.


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03.1995

Accrochés à des pourcentages de PIB désincarnés ou artificiels, "experts" et médias mentent à l'Afrique quand ils lui font croire qu'elle a "démarré" et qu'une "classe moyenne" y est née. En effet, non seulement le continent ne se développe pas, mais, au sud du Sahara, il est même revenu à une économie de "comptoir".
Au XVIIIe siècle ces derniers étaient esclavagistes ; aujourd'hui, ils sont pétroliers, gaziers ou miniers. Comme ceux d'hier, ceux d'aujourd'hui n'enrichissent qu'une infime minorité d'acteurs-profiteurs cependant que la masse de la population subit en tentant de survivre.
Allons-nous donc continuer de mentir à l'Afrique quand, confrontées à la misère et pour échapper au désastre dont elles sont les premières victimes, ses jeunes générations migrent en masse, du village à la ville et de la ville à l'étranger, risquant leur vie dans de dangeureuses équipées vers de supposés "paradis" ?
Afin d'attaquer les vraies causes du mal, les acteurs africains et européens doivent commencer par cesser de s'abriter derrière ces postures dogmatiques et ces mensonges qui, depuis des décennies, engluent le continent dans les échecs.

Avoir raison avec Raymond Aron. Avec Nicolas Baverez, Dominique Schnapper, Pierre Bouretz, Monique Canto-Sperber, Jean-Claude Casanova, Philippe Raynaud, Pierre Hassner, Jean-Vincent Holeindre, Joël Mouric, Sylvie Mesure, Perrine Simon-Nahum et Elisabeth


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07.2016

J'aime mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Raymond Aron. On ne sait plus avec certitude qui a lancé cette boutade, mais elle résume bien l'état d'esprit majoritaire de notre intelligentsia, durant une bonne partie de la Guerre froide - et jusqu'aux lendemains des événements de Mai 68. La rigueur des analyses de ce philosophe de formation ; l'étendue de ses compétences, qui allaient de la sociologie à l'économie en passant par la géostratégie ont contribué, paradoxalement, à isoler Raymond Aron de la scène intellectuelle française. Aux emballements des idéologies, il avait le tort d'opposer le poids des faits. Son impressionnante production éditoriale, si elle était consacrée à analyser l'actualité, reposait pourtant sur une véritable épistémologie des sciences historiques. Et lorsque se produisit "l'effet Soljenitsyne" au milieu des années 70, Raymond Aron fut soudain consacré comme celui qui avait eu raison d'avoir raison…
Certes, il n'y a pas "d'aronisme", comme il y eut un existentialisme. Mais si Aron a renoncé à construire un système global d'interprétation, il y a une méthode, un état d'esprit, un appareil conceptuel aroniens. Désignant le lieu d'un libéralisme renouvelé en profondeur, ils peuvent être mobilisés pour penser notre réalité contemporaine. C'est ce à quoi s'attache cette série d'émissions.

Émission "Savoirs", animée par Brice Couturier.

L'extermination des juifs d'Europe. Avec Johannes Vogele et Paul Braun sur Radio Libertaire.


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2019

À l'occasion des 80 ans du déclenchement d'un conflit mondial qui permit au nazisme d'exterminer deux tiers des juifs d'Europe, cette série de deux émissions retrace, dans un premier temps, l'histoire du processus de destruction des juifs d'Europe à partir de l'ouvrage du même nom de Raoul Hilberg, et revient dans un second temps sur les origines de cette extermination : ses causes lointaines (notamment l'antisémitisme) et immédiates, sa spécificité et sa comparaison avec d'autres crimes de masse. 
En effet, cette question a nourri d'innombrables débats entre historiens où les intentionnalistes, pour qui le génocide a été prévu et planifié, s'opposent aux fonctionnalistes, qui tentent de montrer que ce fut plutôt le fruit des circonstances.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Capital et idéologie. Avec Thomas Piketty sur Mediapart.


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09.2019

L'économiste Thomas Piketty, auteur du best-seller mondial Le Capital au XXIe siècle, vient de publier Capital et idéologie, un travail plus vaste que le précédent sur les origines des inégalités et les réponses à y apporter.
Du haut de ses 1'200 pages, Thomas Piketty jette un pavé dans la marre du débat politique en explorant des voies pour "dépasser le capitalisme".
Mais comment mettre en œuvre ces propositions radicales visant à redéfinir la notion même de propriété ? Et suffiraient-elles à détruire les piliers du capitalisme ?

Précisions et développements : Michel Drac répond aux questions d'Alban Dousset.


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08.2019

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac répond aux questions et aux demandes de précison d'Alban Dousset, fin lecteur et auditeur attentif.

Sommaire :
 - 0'00'00 : qu'avez-vous pensé de ma réponse à votre vidéo ?
 - 0'07'07 : comment articulez-vous la nécessité de vulgarisation et la nécessité de rigueur méthodique ? Où en êtes-vous de votre idée de développer un processus de gestion/validation collective des idées ?
 - 0'14'59 : vous dites que "le matérialisme bourgeois n'a rien à proposer au-delà du narcissisme" (p183 dans Essais). Pourtant, dans Triangulation, vous décrivez de nombreux courants spirituels gravitant autour du mondialisme et du matérialisme bourgeois. Doit-on voir dans ce constat une évolution de votre part ?
 - 0'21:30 : dans La question raciale, vous opposez aux "racialistes extrémistes", des "antiracialistes extrémistes", en prenant comme exemple le massacre des peaux rouges, le génocide rwandais ou l'épuration des paysans ukrainiens. On pourrait quand même procéder à une objection : ces massacres socio-ethniques, n'ont pas comme fondement principal et explicite, la motivation raciale ou humaniste.
 - 0'30'12 : dans La question raciale, vous déclarez (p327 dans Essais) : "le comportement suicidaire que nous observons chez nombre de nos contemporains européens traduit de leur part une volonté inconsciente de mourir à cette "paléo-humanité" prétechnologique pour que naisse en eux une "néo-humanité" adaptée à l'ère nouvelle." Ne s'agit-il que de cela ? Le recul de la démographie n'a-t-il pas d'autres explications ?
 - 0'32'22 : dans une courte vidéo qui circule sur YouTube, Pierre Hillard résume votre point de vue spirituel qui serait, selon lui, "du côté de la loi", tandis que lui serait du côté de "l'amour". En référence à une conversation (entre lui et vous) dans laquelle vous auriez déclaré "dans l'Ancien Testament, il y a la loi, dans le Nouveau Testament, il y a l'amour, et moi je suis resté fidèle à la loi". Quelle est votre réaction à ce sujet ?
 - 0'36'28 : les contours de la notion de satanisme sont finalement assez variables selon les individus et les religions. Bien que vous soyez chrétien, vous intégrez à votre grille de lecture morale la notion de volonté de puissance chère à Nietzsche. Pourriez-vous esquisser, une définition complète et personnelle de ce que recouvre selon vous la notion de satanisme ?
 - 0'43'00 : au sujet du RIC, vous semblez penser que le peuple manque de maturité pour exploiter un tel outil. Sans faire du RIC un moyen "réel" pour le peuple de s'autogouverner, ne peut-on pas voir ce dispositif comme un moyen pour le peuple de réaliser la "démopédie" que vous appelez de vos vœux ?
 - 0'54'36 : quels sont, selon vous, les facteurs de toutes natures, structurants, favorisant tel ou tel système politique ?
 - 0'56'58 : la vision que vous donnez des communautés primitives, héritée de Pierre Clastre, fait la part belle aux violences et aux inégalités. Avez-vous consulté les travaux d'Emmanuel Todd relatifs aux familles nucléaires "primordiales"  ou les descriptions des démocraties primitives (pouvoir politique presque totalement décentralisé) évoquées par Pierre Clastre  lui-même  ?
 - 1'00'13 : avez-vous lu la critique de François Héran de la thèse de Stephen Smith de La ruée vers l'Europe dont il a fait une note de lecture ? Si oui, qu'en pensez-vous ?
 - 1'06'17 : dans votre vidéo consacrée à Zbigniew Brzezinski, vous formulez l'idée que la géopolitique globale serait une perspective surdéterminante. Plus loin, vous reconnaissez une forme de "soumission au dollar" du stratège géopolitique. La perspective surdéterminante ne serait-elle pas la jonction/articulation entre les monnaies et la géopolitique (plutôt que la "seule" géopolitique) puisqu'elle détermine nettement les autres choix géopolitiques/stratégiques ?
 - 1'07'05 : dans La ponérologie politique, vous évoquez des aspects réversibles et non réversibles propres à l'idéologie dominante. De manière très intéressante, vous énumérez certains aspects réversibles. Seriez-vous capable de mentionner les aspects les moins réversibles, les plus structurants, de l'idéologie dominante ?
 - 1'08'42 : si votre objectif est l'acquisition et la diffusion de connaissances, comment pourriez-vous mobiliser de manière efficace la ressource que constitue l'intérêt de votre public ?