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Historien amoureux de l'Antiquité, Paul Veyne est l'un des plus fervents pour nous transmettre ce que furent les manières de vivre, d'aimer, de penser, d'habiter dans la Grèce classique puis dans la Rome Antique.
Auteur de nombreux livres écrits dans une langue savoureuse, il sait nous rendre présent le climat intellectuel et les joutes oratoires qui se livrèrent dans ce passé si lointain et qu'il nous restitue de manière incandescente. Il fut aussi l'ami de Michel Foucault et de Réné Char.
Professeur honoraire au Collège de France, il publie aux éditions du Seuil, un livre important sur le basculement de la civilisation grecque vers la romanité : L'empire gréco-romain.
De la vocation originelle jusqu'au sentiment de finitude, de la méthode d'écriture de l'Histoire à la construction des mythes, des contradictions de la société romaine à l'héritage grec, ces entretiens nous permettent de (re)découvrir l'un de nos plus grands historiens de l'Antiquité.
Une série d'émissions animée par Laure Adler.


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Historien des arts et des lettres, Marc Fumaroli a inlassablement dénoncé les menaces pesant sur la culture par la dissolution de l'élitisme bien compris.
Professeur de renommée internationale, spécialiste de l'Antiquité, du Grand Siècle comme du XIXe, il est ici en conversation avec de nombreux amis et nous donne l'occasion de découvrir l'étendue ses travaux et le regard qu'il a renouvelé sur de nombreux sujets.
Une émission produite par Christine Goémé.


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À quoi pensons-nous quand nous entendons les vocables de flexibilité, performance, mission, organisation par projet, burn out, incentive, mérite, agences d'État, management, ressources humaines, autonomie, ou encore "faire plus avec moins" ? En tout cas pas au nazisme ! Et pourtant, bien que le nazisme n'ait aucunement inventé le management, il l'a en revanche mise en œuvre, témoignant de sa terrible modernité.
C'est le propos que développe l'historien Johann Chapoutot dans Libres d'obéir, ici accompagné de l'écrivain Christian Salmon, spécialiste du storytelling.
Émission "La Suite dans les idées", animée par Sylvain Bourmeau.


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La Révolution est un torrent qui a tout balayé sur son passage et fait triompher les idées de liberté et d'égalité. Or elle a suscité des résistances : à la Révolution s'est opposée, dès 1789, la Contre-révolution.
Qui étaient les contre-révolutionnaires ? Que défendaient-ils ?
Émission "Le Cours de l'histoire", animée par Xavier Mauduit.


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A l'heure du formidable essor de l'industrie italienne dans les années 1950, le boom économique charrie un imaginaire nouveau et inspire Fellini, Visconti ou encore Antonioni. Le miracle économique italien modifie en profondeur la société, qui passe soudainement dans la modernité.
Les cinéastes qui s'emparent de ces bouleversement économiques et sociaux spectaculaires en font un nouveau sujet à l'écran : le néo-réalisme recule alors au profit d'une nouvelle esthétique plus à même de traduire les bouleversements majeurs que connaît l'Italie.
Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Tiphaine de Rocquigny.


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On s’était bien trompé ! On avait nourri bien des illusions, dans les années 1990, chez ceux qui avaient annoncé qu'après l’effondrement de l'URSS, couplé avec la fin des conflits coloniaux, la démocratie était vouée, grâce à la paix, à triompher bientôt sur toute la planète. On se souvient que le professeur américain Francis Fukuyama avait ainsi prédit la "fin de l'Histoire", autrement dit le triomphe du modèle politique des États-Unis tout autour de la Terre, selon une logique incoercible. Hélas ! le XXIe siècle s'est déjà chargé de faire voler en éclats cette belle illusion en nous rappelant que les relations entre la guerre, la paix et la démocratie, étaient bien plus compliquées que cela.
Certes, une défaite existentielle a raison de presque tous les régimes. Les cas récents de la France comme de l'Allemagne nous l'ont assez appris - pour ne pas parler du Japon en 1945 ou, plus près de nous, de l'Argentine, dans l'affaire des Malouines.
Mais on ne peut pas s'en tenir à cette simple observation. Et afin d'approfondir la réflexion dans ce domaine, nous braquons l'attention sur un cas particulier, celui de la guerre dite du Péloponnèse, qui opposa Athènes à Sparte, au cours des trois dernières décennies du IVe siècle avant notre ère.
On a accoutumé de parler d'Athènes comme de la "mère des démocraties". Il est donc pertinent de considérer, en comparaison avec notre temps, quels effets ces hostilités ont eus sur la marche d'un régime qui demeure si prestigieux mais aussi quelle influence la nature même de ce régime a pu avoir sur la conduite de la guerre.
Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.


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Si le droit à l'avortement est aujourd'hui menacé aux Etats-Unis, alors que la question ne fait plus vraiment débat en France, c'est l'inverse qui se produit pour la GPA. Elle suscite peu d'oppositions outre-Atlantique, au nom du libéralisme.
Là ou elle est toujours interdite dans l'Hexagone, la gestation pour autrui peut elle être un travail comme les autres ? Peut on rémunérer le temps, la fatigue et les risques de la grossesse ? Et comment les quantifier ?
Des questions qui s'inscrivent dans une réflexion plus générale sur l'économie de l'utérus, où le corps des femmes est pris en otage par le marché mondialisé de la GPA, requisitionné par le baby business, sommé de répondre aux injonctions à l'altruisme et offert aux nouvelles valoriations de la bioéconomie...
Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Tiphaine de Rocquigny.


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Que l'on y adhère ou qu'on les critique, nul ne peut nier : les études de genre, les fameuses "gender studies" se sont imposées depuis trente ans comme l'évènement intellectuel le plus lourd de conséquence dans les sciences humaines. Aucun intellectuel ambitieux aujourd'hui, voire aucun artiste, et aucun journaliste s'intéressant à la société ne peut envisager de produire quelque travail que ce soit sans y faire référence. "Le genre, est le dernier grand message idéologique de l'Occident au reste du monde" écrit pour sa part Eric Marty en ouverture de son livre évènement sur le sujet, Le Sexe des Modernes (Seuil, 2021).
Les études de genre sont-elles le signe de l'influence néfaste des campus américains sur la vie intellectuelle française, comme on le dit ici, ou produit de la French theory sur le monde de la recherche américaine, comme on l'affirme aux Etats-Unis ? De quel bouleversement anthropologique sont-elles le signe ? Sont-elles le vecteur d'une nouvelle révolution sexuelle, ou le symptôme d'une désexualisation inédite des sociétés occidentales ?
Retraçant l'histoire intellectuelle des "gender studies" entre Paris et Berkeley, Le Sexe des Modernes est le premier à tenter de faire le point sur ces questions et, à défaut d'explorer de façon exhaustive l'état du monde qui en résulte et se fabrique sous nos yeux, le premier à tenter de comprendre ce que les études de genre veulent dire.
Émission "Signes des temps" animée par Marc Weitzmann.