Une histoire profonde de l'anthropocène. Avec James C. Scott sur France Culture.


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01.06.2019

Anthropocène, concept pour happy few il y a encore quelques années, le mot peuple désormais quotidiennement les colonnes des journaux et résonne souvent dans les médias. Anthropocène donc pour dire cette nouvelle ère géologique au cours de laquelle l'activité humaine a affecté de façon décisive l'écologie et l'atmosphère de la planète Terre.
Le constat s'impose mais les débats ont cours à propos du point de départ. Quand certains estiment que ce sont les premiers essais nucléaires qui marquent l'entrée dans ce moment nouveau, d'autres le font remonter beaucoup plus tôt au XIXe siècle et à la Révolution industrielle.
Politiste professionnel, anthropologue amateur, environnementaliste convaincu et anarchiste par principe, James Scott est beaucoup plus radical : c'est dès l'utilisation du feu par l'homme qu'il estime nécessaire de remonter pour comprendre l'anthropocène. Le feu, puis la sédentarité, l'agriculture, l'élevage, et l'invention de l'Etat. C'est ce qu'il défend dans un essai brillant Homo domesticus.

Émission "La Suite dans les idées", animée par Sylvain Bourmeau.

L'Italie au Moyen-Age, une nation sans état. Avec Jacques Heers à l'Université Paris II Panthéon-Assas.


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06.02.1993

Médiéviste éminent, spécialiste de l'histoire italienne, Jacques Heers lève le voile sur le fonctionnement de la péninsule au Moyen Age, véritable nation consciente d'elle-même mais sans état, malgré les querelles des alliances et déchirements successifs entre cités rivales et familles combattant pour le pouvoir.
Une énigme historique qui trouve ici une solution élégante.

Naissance de la biopolitique. Avec Michel Foucault au Collège de France.


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1979

Le cours prononcé par Michel Foucault au Collège de France de janvier à avril 1979, Naissance de la biopolitique, s'inscrit dans la continuité de celui de l'année précédente, Sécurité, Territoire, Population. Après avoir montré comment l'économie politique, au XVIIIe siècle, marque la naissance d'une nouvelle raison gouvernementale - gouverner moins, par souci d'efficacité maximum, en fonction de la naturalité des phénomènes auxquels on a affaire -, Michel Foucault entreprend l'analyse des formes de cette gouvernementalité libérale. Il s'agit de décrire la rationalité politique à l'intérieur de laquelle ont été posés les problèmes spécifiques de la vie et de la population : "Étudier le libéralisme comme cadre général de la biopolitique."
Quels sont les traits spécifiques de l'art libéral de gouverner, tel qu'il se dessine au XVIIIe siècle ? Quelle crise de gouvernementalité caractérise le monde actuel et à quelles révisions du gouvernement libéral a-t-elle donné lieu ? C'est à cette tâche de diagnostic que répond l'étude des deux grandes écoles néolibérales du XXe siècle, l'ordolibéralisme allemand et le néolibéralisme de l'École de Chicago - unique incursion de Michel Foucault, tout au long de son enseignement au Collège de France, dans le champ de l'histoire contemporaine.
Cette analyse met en évidence le rôle paradoxal que joue la "société" par rapport au gouvernement : principe au nom duquel celui-ci tend à s'autolimiter, mais cible également d'une intervention gouvernementale permanente, pour produire, multiplier et garantir les libertés nécessaires au libéralisme économique. La société civile, loin de s'opposer à l'État, est donc le corrélatif de la technologie libérale de gouvernement.

Le libéralisme à la française : que faire de l'Etat ? Débat entre Régis de Castelnau et Charles Gave à la Nouvelle Action Royaliste.


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13.11.2019

Économiste et financier, Charles Gave préside une société de recherche et de conseil en gestion de portefeuille. Il a également fondé l'Institut des libertés qu'il anime et au nom duquel il intervient régulièrement dans la presse écrite et audiovisuelle. Il se définit lui-même comme un libéral, terme qu'il entend dans un sens juridique et non strictement économique.
Régis de Castelnau, dans les années 1970, fut l'un des avocats du Parti communiste français et de la CGT. Membre du bureau de politique extérieure du Parti, il aura une importante activité internationale. Enseignant à l'université Paris II, il développera une activité doctrinale importante. Depuis 2016, il se consacre à un travail de recherche et d'expression sur les problématiques juridiques et judiciaires qui agitent la société française en intervenant régulièrement dans la presse écrite et audiovisuelle.
Comment ces deux individus aux parcours et aux idées si différents vont-ils aborder la place du libéralisme en France et la question de l'Etat ?

L'Etat-Entreprise. Avec Pierre Musso à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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19.09.2019

La forme contemporaine de l'Etat en Occident tend à s'hybrider avec l'Entreprise par un transfert d'hégémonie culturelle et politique entre ces deux institutions : l'Etat en crise et la très grande Entreprise en expansion. Ce transfert prend deux formes principales : l'intégration de la finalité managériale de l'efficacité - expression de "l'amour de l'entreprise" (relais de "l'amour de la patrie" analysée par E. Kantorowicz) -  et des normes managériales au nom de l'action efficace.
L'Etat-Entreprise, figure inversée et désymbolisée de l'Etat-Eglise du Moyen-Age,  est l'aboutissement de la "phobie d'Etat" (M. Foucault) inaugurée par les libéraux au milieu du XVIIIe siècle, contre l'Etat souverain et absolutiste, poursuivie et amplifiée par les industrialistes et les socialistes au siècle suivant, et qui atteint son apogée au XXe siècle après la seconde Guerre mondiale et la chute du mur de Berlin.

À quoi tient une société ? Avec Frédéric Lordon à l'Université d'Evry.


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11.04.2019

Sachant qu'il n'existe pas de force intrinsèque des idées vraies, comment les valeurs et les idées peuvent-elles nous affecter si nous voulons mettre en place des modèles de société plus justes, plus démocratiques et plus égalitaires ?
Le sociologue, philosophe et économiste Frédéric Lordon nous montre, à partir d'une anthropologie spinoziste, comment les affects collectifs font tenir les sociétés, et nous enjoint à en tirer toutes les conséquences logiques.

Une séance animée par Daniel Bachet et Victor Collard.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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09.2019

Dans ce grand entretien de rentrée, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique de septembre 2019.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

PARTIE 1
1. Cercle Aristote :
 - 00'20 : actualité éditoriale
2. Questions nationales :
 - 09'55 : Chirac, la mort du Grand Con
 - 30'45 : la Convention de la Droite
 - 45'40 : l'incendie de Lubrizol à Rouen
 - 52'15 : Justice, affaires Balkany et Mélenchon
 - 57'25 : Onfray vs. Asselineau

PARTIE 2
3. Questions internationales :
 - 00'05 : le Brexit
 - 24'50 : Italie -Salvini
 - 33'50 : Trump
 - 39'20 : Greta...
4. Economie :
 - 44'55 : pauvreté de masse en Allemagne
 - 47'50 : la crise

William Cavanaugh, la théologie politique et l'Eglise : des pistes pour aujourd'hui. Avec le père Sylvain Brison à l'Institut Catholique de Paris.


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11.03.2019

William Cavanaugh est devenu dans les quinze dernières années une voix saillante de la théologie en général et de la théologie politique en particulier. S'intéressant à la place de l'Eglise dans l'espace public, dans sa relation à l'Etat-nation et au monde, il met en oeuvre une véritable imagination théologique fondée sur la dimension eucharistique du Peuple de Dieu.
Cette forme de théologie présente un fort coefficient d'étrangeté pour la tradition européenne, en même temps qu'une "promesse stimulante" pour penser un engagement fort de l'Eglise dans l'histoire et dans la société.
Cette conférence se veut une introduction à la pensée politique et écclésiologique de William Cavanaugh et une invitation à aller plus loin dans le débat et la recherche théologique.