Il faut une mobilisation générale. Avec Bernard Stiegler sur Quartier Général.


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11.07.2019

Le philosophe Bernard Stiegler, penseur des mutations civilisationnelles, revient sur l'atomisation de la politique française révélée par les dernières élections européennes.
Il évoque également les phénomènes de disruption technologique dans les médias, les dangers que font peser la Silicon Valley sur les libertés mondiales, l'urgence écologique ou encore le mouvement des Gilets jaunes.

Émission "Quartier Libre", animée par Aude Lancelin.

Wilhelm von Humboldt : fécondite de la société civile, stérilité de l'Etat. Avec Alain Laurent sur Radio Courtoisie.


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20.02.2012

Rédigé par Wilhelm von Humboldt en 1791/92, l'Essai sur les limites de l'action de l'Etat compte au nombre des grands classiques de la philosophie politique.
Immédiatement alors salué comme pièce maîtresse de la philosophie libérale, l'Essai développe en effet une implacable argumentation contre toute extension de l'intervention de l'État au-delà de la garantie de la sûreté à tous – même et surtout si cette intervention est motivée par le soin du "bien positif" des citoyens, que Humboldt juge liberticide.
La grande richesse de l'Essai provient assurément de cette affirmation d'une dimension existentielle et spirituelle de la liberté, elle-même facteur du perfectionnement harmonieux de l’humanité...

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Philippe Nemo.

La laïcité est-elle encore adaptée au XXIe siècle ? Avec Jacques de Saint Victor et François Saint-Bonnet au Cercle Droit et Liberté.


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05.04.2019

La laïcité à la française est pourtant en principe on ne peut plus clair ! Elle se résume en deux grands principes extrêmement simples, posés par les deux premiers articles de la loi de séparation de l'Église et de l'État en 1905 : Article 1 "La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes" et Article 2 "La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte."
À une époque où s'observe un retour en force du fait religieux, la mise en pratique de ces textes s'avère de plus en plus difficile.
La République peut-elle garantir la liberté de conscience de tous et supporter un signe d'oppression des femmes tel que le voile ? Peut-elle garantir le libre exercice d'un culte et l'égalité des citoyens sans subventionner le culte islamique en manque de lieux de prière ? Surtout, peut-elle garantir la fraternité et le vivre ensemble entre tous ses citoyens, à l'heure d'un fanatisme religieux meurtrier frappant partout dans le monde et d'une montée en force de revendications communautaires, allant d'une généralisation du Hallal à l'installation de crèches de la nativité dans certaines mairies ?
Pour tenter de démêler cet écheveau, les deux professeurs François Saint-Bonnet et Jacques de Saint Victor débattent ensemble.

Faut-il supprimer l'ENA ? Avec Jean-François Kesler à la Nouvelle Action Royaliste.


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22.05.2019

A l’issue du "Grand débat", Emmanuel Macron a annoncé la suppression de l'École Nationale d'Administration. Depuis les années soixante du siècle dernier, l'ENA fait l'objet de critiques virulentes : considérée comme le foyer de la technocratie, elle est dénoncée comme une fabrique de fonctionnaires coupés du réel dont les réseaux dominent l’État. Dès lors, "faut-il supprimer l'ENA ?"
Pour répondre à cette question, Jean-François Kesler nous partage son expérience et ses réflexions : ancien élève de l'ENA puis administrateur civil au ministère de la Santé, il est ensuite entré au CNRS pour mener des recherches sur l’administration. Finalement nommé directeur-adjoint de l'ENA en 1983, il a publié plusieurs livres consacrés à l'administration française.

La face cachée du système Macron. Avec Marc Endeweld sur Le Média.


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05.2019

Tout s'est joué au cours de la campagne présidentielle. Pour gravir la plus haute marche du pouvoir sans carrière politique, ni même un parti derrière lui, Emmanuel Macron a utilisé les réseaux plus ou moins avouables de la République...
Lobbys divers et variés, agents d’influence, communicants rois, "intermédiaires", barbouzes, barons locaux et loges franc-maçonnes. Tous se sont empressés. Le candidat puis le président les a accueillis avec un large sourire, utilisés, parfois manipulés et ensuite souvent oubliés.
C'est cette face cachée du système Macron que nous révèle le journaliste d'investigation Marc Endeweld.

Émission "Tout peut arriver", animée par Denis Robert.

Les luttes de classes en France apres les européennes. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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06.2019

Alors que les forces politiques du capital se recomposent après les dernières élections européennes, Francis Cousin nous aide à déceler les lignes de force et de fracture du point de vue de la lutte des classes.
Car au-delà des idéologies à la mode, des mensonges spectaculaires du faux omniprésent, c'est bien le prolétariat en lutte contre la dictature démocratique de la marchandise qui constitue l'acteur historique en devenir vers la communauté de l'être.

Les figures de l'allégeance. Avec Alain Supiot au Collège de France.


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2014

Le gouvernement par les lois est-il en train de se retirer ? Comment se manifestent le renversement de la hiérarchie du public et du privé, l'effacement du système basé sur des lois reçues de l'extérieur et le retour de nouvelles formes d'allégeance ? Pourquoi chacun peut-il choisir la loi qui lui convient ? Et comment peut-on devenir son propre législateur ?
Il y a de nombreuses raisons de penser que la période qui s'est ouverte avec la montée en puissance des États souverains et du gouvernement par les lois, dans l'Europe des XIIe-XIIIe siècles, arrive à échéance. Sapé par la gouvernance par les nombres, le "rule of law" est en crise et le gouvernement par les hommes refait surface sous des formes inédites que le grand juriste Alain Supiot s'efforce d'identifier tout au long de cette série de cours.
C'est donc de l'apparition des nouvelles figures de l'allégeance dont il est ici question, où chacun doit pouvoir compter sur la protection de ceux dont il dépend et sur le dévouement de ceux qui dépendent de lui.
Bienvenue dans un monde purgé de l'hétéronomie de la loi.

Foucault, Bourdieu et la question néo-libérale. Avec Christian Laval pour Citéphilo à Lille.


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22.11.2018

Deux des intellectuels français parmi les plus importants de la seconde moitié du 20e siècle, Pierre Bourdieu et Michel Foucault, ont choisi de caractériser – le premier à la fin des années 1990, le second dans les années 1970 – le moment historique qu'ils traversaient par un même concept : "néolibéralisme".
Pour autant, s'ils se sont parfois croisés, leurs parcours théoriques autant que leurs styles de recherche se sont révélés très différents et, surtout, ils ont l'un et l'autre laissé inachevés leurs travaux sur cette question.
En quoi Foucault et Bourdieu éclairent-ils le projet néolibéral ? En quoi leurs analyses nous aident-elles à comprendre les nouvelles modalités de l'exercice du pouvoir et à poser une des questions centrales du XXIe siècle : quelles nouveautés faut-il inventer pour contrarier une idéologie aussi funeste ?