Le monothéisme chrétien, une théologie politique paradoxale. Avec Bernard Bourdin à l'Université Paris VII Diderot.


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16.03.2018

La thèse du théologien Erik Peterson selon laquelle la théologie chrétienne a rompu avec le problème théologico-politique du paganisme grec et romain et le monothéisme israélite est fondée théologiquement, mais discutable historiquement.
C'est à cette analyse critique qu'est consacré cette intervention, par la mise en évidence de catégories spécifiquement chrétiennes d'une théologie politique. Ce sont ces concepts qui déterminent la permanence et la flexibilité d'une théologie politique depuis l'Empire de Constantin jusqu'aux démocraties libérales modernes.

Une conférence qui se tient dans le cadre du colloque "Monothéisme et politeia", organisé par l'Institut Humanités, Sciences et Société.

Adieu Babylone : la mondialisation contre l'homme. Avec Guilhem Golfin au Cercle Retour au Réel.


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2019

Fait massif et incontestable, la mondialisation est bien plus qu'un simple phénomène économique et financier. Elle revêt une dimension politique dans le sens le plus intégrant du terme, et au-delà, une dimension spirituelle. Ce qu'elle met en jeu, ce sont les moeurs, les conceptions de la vie et de l'Homme, l'organisation des sociétés. En un mot, il s'agit d'un phénomène de civilisation, lequel est indissociable dans ses origines de l'universalisme chrétien en tant que celui-ci envisage l'espèce humaine comme un tout.
Mais la mondialisation en constitue comme une sorte de versant matériel et caricatural, une perversion complète. À moins qu'elle ne soit purement et simplement l'expression d'une crise de la civilisation. Prendre sa juste mesure suppose en tout cas d'accepter de questionner les fondements de ce que l'on nomme la modernité, dont elle constitue de fait un aboutissement, une expression paradigmatique à plus d'un titre.

La crise du coronavirus démontre une faillite totale de l'Etat. Avec Laurent Obertone sur Putsch Média.


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03.04.2020

Laurent Obertone, auteur à succès depuis son premier livre La France Orange mécanique est considéré comme tendancieux, et infréquentable par certains. Il s'est spécialisé dans la fiction documentaire et l'enquête pour mettre en exergue notamment une idée de "l'ensauvagement de la France".
Avec Guérilla tome 1 & 2, Laurent Obertone met en scène une France qui sombre dans le chaos après un incident dans une banlieue sensible.
Cet incident pourrait-il advenir pendant la crise sanitaire du coronavirus ? Quelles en seraient alors les conséquences pour la France ?

Un entretien mené par Nicolas Bonnal.

Les luttes de classes en France au XXIe siècle. Avec Emmanuel Todd à Montpellier.


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18.02.2020

Auteur d'une œuvre originale d'anthropologie historique, Emmanuel Todd est un des intellectuels français les plus brillants, les plus controversés aussi. Ses thèses ne passent jamais inaperçues et rencontrent l'intérêt d'un large public.
Dans son dernier essai, Emmanuel Todd évoque cette page nouvelle de l'histoire de France ouverte par Emmanuel Macron et les gilets jaunes, qui mêle "retour des luttes sociales et apathie politique, sursaut révolutionnaire et résignation devant les dégâts de l'euro, regain démocratique et menace autoritaire."
Il examine l'évolution de notre société depuis le début des années 1990 : démographie, inégalités, niveau de vie, structure de classe, performance éducative, place des femmes, immigration, religion, suicide… Et il dresse le tableau d'une France du XXIe siècle paralysée mais vivante, "où se côtoient et s'affrontent des dominés qui se croient dominants, des étatistes qui se croient libéraux, des individus égarés qui célèbrent encore l'individu-roi, avant l'inéluctable retour de la lutte des classes."

Une conférence menée par Régis Pénalva et qui s'inscrit dans "Les Mardis d'Ô".

La religion française. Avec Jean-François Colosimo à la Nouvelle Action Royaliste.


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04.03.2020

Le dernier livre en date du théologien, essayiste et éditeur Jean-François Colosimo porte sur nos "mille ans de laïcité". Car il est vrai que la laïcité n'est pas née en 1905, ni en 1789. Elle procède d'une histoire millénaire qui est celle de la nation française à travers ses régimes politiques successifs.
De Philippe le Bel à Charles de Gaulle, en passant par Louis XIV, Robespierre et Napoléon Ier, des légistes médiévaux aux constitutionnalistes contemporains en passant par les Politiques renaissants, de la destruction des templiers à l'expulsion des congrégations en passant par les dragonnades, et de la confrérie du Saint-Sacrement au Grand Orient en passant par Port-Royal, c'est l’histoire oubliée de la religion française que retrace Jean-François Colosimo.
Cette singularité nationale, aujourd'hui menacée de multiples manière, doit être connue pour être défendue.

DGSE : l'impuissance de l'état ? Avec Maxime Renahy sur ThinkerView.


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03.09.2019

Quand Maxime Renahy, administrateur de fonds à Jersey, réalise que ses informations peuvent intéresser la France, il se propose comme espion -bénévole- à la DGSE. L'employé modèle mesure alors les inquiétudes de l'État français dans de nombreux domaines : banques, monnaie, multinationales, pays amis, etc.
Son travail dévoile une ingénierie financière organisée telles des poupées russes pour échapper au fisc et éclaire un monde dévoyé qui délocalise et s'enrichit au mépris de l'humain.
Après avoir jeté le masque, Maxime Renahy offre son expertise aux victimes de ce système écrasant et nous alerte sur l'impunité financière qui déstabilise nos sociétés.
Il revient ici sur son parcrous surprenant, celui d'un homme plongé dans les coulisses de la finance internationale tout en étant patriote et soucieux de l'intérêt général.

Les communs et la souveraineté. Avec Pierre Dardot à la Librairie Ombres Blanches.


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23.05.2019

Les communs sont d'abord et avant tout des pratiques collectives consistant à soustraire des espaces à la propriété pour les réserver à l'usage commun. Or, la logique de la souveraineté s'est imposée en Occident comme logique de la souveraineté de l'État.
On a donc affaire à deux logiques difficilement compatibles : la première, celle des communs, est fondamentalement plurielle, multiforme, et non centrée ; la seconde, celle de la souveraineté étatique, est indissociable de l'unicité d'un centre qui a pour caractère d'être indivisible et absolu.
Et c'est en compagnie du philosophe Pierre Dardot que nous sommes invités à réfléchir aux enjeux politiques d'une telle question.

Une histoire profonde de l'anthropocène. Avec James C. Scott sur France Culture.


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01.06.2019

Anthropocène, concept pour happy few il y a encore quelques années, le mot peuple désormais quotidiennement les colonnes des journaux et résonne souvent dans les médias. Anthropocène donc pour dire cette nouvelle ère géologique au cours de laquelle l'activité humaine a affecté de façon décisive l'écologie et l'atmosphère de la planète Terre.
Le constat s'impose mais les débats ont cours à propos du point de départ. Quand certains estiment que ce sont les premiers essais nucléaires qui marquent l'entrée dans ce moment nouveau, d'autres le font remonter beaucoup plus tôt au XIXe siècle et à la Révolution industrielle.
Politiste professionnel, anthropologue amateur, environnementaliste convaincu et anarchiste par principe, James Scott est beaucoup plus radical : c'est dès l'utilisation du feu par l'homme qu'il estime nécessaire de remonter pour comprendre l'anthropocène. Le feu, puis la sédentarité, l'agriculture, l'élevage, et l'invention de l'Etat. C'est ce qu'il défend dans un essai brillant Homo domesticus.

Émission "La Suite dans les idées", animée par Sylvain Bourmeau.