La France en Afrique 1520-2020, vérités et mensonges. Avec Jean-Paul Gourevitch au Cercle Aristote.


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14.09.2020

Quel est le bilan de cinq siècles de présence de la France en Afrique ? La France du XXIe siècle en fait-elle trop ou pas assez pour l'Afrique ? Quelle est aujourd'hui son image auprès des Africains et celle de l'Afrique auprès des Français ?
La présence française en Afrique fait partie des tabous de l'histoire car depuis les indépendances, aucun pays d'Afrique francophone subsaharienne n'a connu la paix civile totale ou une croissance soutenue, alors que cette Afrique ne manque ni de richesses ni d'atouts.
La France et l'Afrique ont un avenir commun et c'est pourquoi Jean-Paul Gourevitch s'efforce de rétablir une histoire largement travestie en nous invitant à bousculer les tabous et à changer de paradigme pour l'examiner en toute connaissance de cause.

1492, colonisation et esclavage. Avec Jacques Heers à l'Université Paris II Panthéon-Assas.


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08.02.1992

L'historien, à juste titre, condamne l'esclavage, mais le voit volontiers dans un passé lointain ou dans un contexte résolument colonial. Le marchand d'esclaves est ou étranger, ou conquérant. Comment en admettre la pratique dans son propre passé, plus près de soi ? Bien des peuples s'y refusent.
Avons-nous un seul livre sur l'esclavage en pays musulmans ? Sur les chasseurs et les convois de captifs noirs vers les comptoirs de l'Islam ? Le sordide trafic des négriers sur les côtes occidentales d'Afrique n'aurait jamais pris une telle ampleur sans les mercantis maures ou noirs, sans les potentats de l'intérieur qui razziaient et jetaient sur les marchés des troupes de malheureux prisonniers. Et en Occident ? Entre chrétiens même ? Nos manuels n'en parlent pas : reflet d'une éthique, d'une gêne aussi.
Pourtant l'esclavage a bel et bien existé. Un phénomène qui marque la société en profondeur, impose une teinte particulière aux rapports humains, et qui surtout varie d'une situation à une autre.

Une intervention dans le cadre du colloque consacré au 500e anniversaire de la découverte du Nouveau Monde.

La guerre des classes. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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05.04.2019

L'État est censé garantir la paix intérieure et la sûreté des citoyens. Mais cette vision irénique est contredite par toute l’expérience historique. Les intérêts sociaux se heurtent plus ou moins violemment à l'intérieur de chaque communauté politique et ces heurts se nomment lutte des classes : l'histoire jusqu’à nos jours est l'histoire de la lutte des classes, affirme Marx.
Cette lutte peut prendre des formes presque pacifiques (pétitions, grèves, manifestations) mais souvent, dès que les choses deviennent sérieuses elle tourne à l'affrontement violent. Les grands mouvements historiques ont été de véritables guerres sociales, menées par les dominants contre les classes dominées. Écrasement de la révolte de Spartacus, guerre des paysans en Allemagne, jacqueries, révolutions…
Sur le plan intérieur comme sur le plan international, la guerre est bien la continuation de la politique par d'autres moyens, selon le mot de Clausewitz.

Une histoire des luttes des Afro-Américains. Avec Sylvain Quissol sur Radio Libertaire.


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2016

50 ans après les Black Panthers, les Afro-Américains continuent à se battre.
Après une introduction autour des enjeux actuels de la question noire aux Etats-Unis, Sylvain Quissol nous rappelle la genèse historique de la société capitaliste-raciste américaine et nous donne une histoire critique des mouvements et des luttes afro-américaines des années 1950-1970.
Aujourd'hui, quelles sont les perspectives en termes de luttes sociales, d'articulation entre luttes des racisés et luttes des classes, et d'émancipation ?

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Nietzsche philosophe. Avec Domenico Losurdo sur Radio Galère.


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05.11.2016

Chez Nietzsche, les analyses philosophiques et littéraires fascinantes se mêlent à des thèmes répugnants comme "le nouvel esclavage", "l’anéantissement des races décadentes", "l’anéantissement de millions de ratés". Nous sommes en présence d’un philosophe qui, en remettant en question deux millénaires d’histoire, repense et critique les plates-formes théoriques qu’il élabore lui-même au fur et à mesure.
La contextualisation historique et la reconstruction de la biographie intellectuelle de Nietzsche sont donc la condition pour saisir la cohérence tourmentée ainsi que la grandeur d’un penseur qui, à partir de son "radicalisme aristocratique" et tout en caressant des projets d’une indicible violence, entonne un contre-chant sacrilège de l’histoire et des mythologies de l’Occident.

Mythes et manipulations de l'histoire africaine. Avec Bernard Lugan sur Patriote Info.


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10.12.2018

Depuis un quart de siècle les connaissances que nous avons du passé de l'Afrique et de l'histoire coloniale ont fait de tels progrès que la plupart des dogmes sur lesquels reposait la culture dominante ont été renversés.
Cependant, le monde médiatique et la classe politique demeurent enfermés dans leurs certitudes d'hier et dans un état des connaissances obsolète : postulat de la richesse de l'Europe fondée sur l'exploitation de ses colonies ; idée que la France devrait des réparations à l'Algérie alors qu'elle s'y est ruinée durant 130 ans ; affirmation de la seule culpabilité européenne dans le domaine de la traite des Noirs quand la réalité est qu'une partie de l'Afrique a vendu l'autre aux traitants ; croyance selon laquelle, en Afrique du Sud, les Noirs sont partout chez eux alors que, sur 1/3 du pays, les Blancs ont l'antériorité de la présence ; manipulation concernant le prétendu massacre d'Algériens à Paris le 17 octobre 1961 ; etc.
Le but des derniers travaux de Bernard Lugan est de rendre accessible au plus large public le résultat de ces travaux universitaires novateurs qui réduisent à néant les principaux mythes et mensonges qui nourrissent l'idéologie de la repentance.

Émission "Libéré sur parole", animée par Tepa.

La guerre civile américaine (1861-1865). Avec Dominique Venner sur Radio Courtoisie.


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08.11.2011

Dans l'aube dorée du 12 avril 1861 éclate le premier obus de la guerre de Sécession. De part et d'autre, on croit à une guerre courte, fraîche et joyeuse. Ce conflit durera quatre ans. Ce sera le plus sanglant de toute l'histoire américaine. Les pertes seront supérieures d'un tiers à celles des Américains durant la Seconde Guerre mondiale, 618.000 contre 417.000, pour une population sept fois moins nombreuse.
En 1861, les États-Unis ne forment pas une seule nation, mais deux qui sont parfaitement distinctes, le Sud et le Nord. Tout les oppose : le peuplement, les traditions, la civilisation, le climat, l'économie.
Dominique Venner nous rappelle l'histoire de cette nation sudiste, sa résistance à l'agression du Nord industriel et, enfin, celle de son meurtre délibéré. C'est l'histoire vraie d'Autant en emporte le vent.
Le Sud, moins peuplé que la Suisse d'aujourd'hui, succombera sous le nombre, mais son rêve assassiné continue de vivre dans le coeur des hommes généreux.

Émission du "Libre Journal des historiens", animé par Philippe Conrad.

La lutte des classes pendant la Révolution française. Avec Sandra sur Radio Vosstanie.


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2018

Le XVIIIe siècle est marqué dans une large partie de l'Europe occidentale par l'enrichissement et la montée en puissance de la bourgeoisie, et le début d'un processus de mutation dans le mode de production qui va amener à la première révolution industrielle. En France, la bourgeoisie développe à certains endroits une production manufacturière et de nouvelles formes de travail mais se heurte aux structures socio-économiques de l'Ancien Régime reposant essentiellement sur la réglementation, et à la noblesse, ordre privilégiée et classe dominante de la société. Celle-ci voit ses revenus baisser face à la montée des prix, mais surtout ne réinvestit pas ou très peu sa richesse issue essentiellement de l’exploitation de la terre. Afin de conserver son prestige lié à son rang, elle se réfugie dans une attitude réactionnaire. Refusant tout changement, notamment les projets de réformes fiscales mais vains de la monarchie, elle exaspère le conflit de classe avec la bourgeoisie qui espère des réformes : égalité juridique, libertés individuelles, système politique fondé sur la séparation des pouvoirs, libertés économiques et unification du marché national. Par ailleurs, la noblesse s'attire de plus en plus dans les campagnes l'hostilité des paysans, nombreux à voir leurs conditions de vie se dégrader et qui espèrent la fin du système seigneurial.
Aux tensions entre bourgeois et nobles, entre nobles et paysans, mais aussi entre bourgeois et travailleurs dans les quelques pôles manufacturiers existants, se greffe une crise économique généralisée. Les mauvaises récoltes en 1787-1788 entraînent une forte montée des prix qui fragilise les conditions d'existence des travailleurs. Leurs revenus en grande partie accaparés par l'achat de denrées alimentaires, ne leur permettent plus d'acheter des produits manufacturés, la crise touche alors le secteur industriel naissant, ce qui entraîne un chômage important. Cette situation engendre un climat d'émeutes généralisé dans toute la France, au moment où la monarchie, en proie à une grave crise de surendettement, propose une solution ultime afin de résoudre celle-ci : la convocation des Etats Généraux. Cette réunion qui débute le 5 mai 1789 ne satisfait aucunement le désir de réformes des députés bourgeois. Disposant seulement de l'appui des travailleurs urbains et ruraux, tout autant opposés à la noblesse, ils réussissent le 17 juin 1789 un coup de force en se proclamant Assemblée nationale.
La monarchie se révèle impuissante à réprimer le processus révolutionnaire en marche. La bourgeoisie proclame que ses intérêts sont universels, notamment par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (août 1789), et s'empare dans tout le pays des pouvoirs locaux. Dans le même temps, en organisant une force armée, la Garde nationale, et par la loi martiale qui permet de réprimer toute réunion en place publique, elle tente de contenir les luttes des travailleurs qui aspirent à de meilleures conditions de vie. Dans les campagnes, dès l'été 1789, les paysans veulent en finir avec l'exploitation et le pouvoir des seigneurs nobles qui durent depuis des siècles et incendient les châteaux. La question de l'accès aux subsistances, dans une situation économique difficile, devient encore plus pressante et contribue à amplifier les luttes par des actions de taxation sur les denrées de première nécessité, des pillages et des grèves pour obtenir des augmentations de salaire.
Les faits montrent comment les travailleurs urbains et ruraux ont mené des luttes autonomes pour un monde meilleur dépassant ainsi le contenu bourgeois de la Révolution, et forgeant des expériences pour les combats à venir. Cette approche de la période révolutionnaire française entend rappeler que la lutte des classes n'est pas un concept construit de toute pièce. Aujourd'hui, face aux ravages du capitalisme, qui puise ses racines dans ce moment-charnière que constitue la fin du XVIIIe siècle, les prolétaires d'ici et d'ailleurs ne peuvent rien attendre d'un réformisme qui n'en finit pas de nous resservir les mêmes recettes miracles pour "humaniser" ce système.