Les communs et la question de la souveraineté. Avec Pierre Dardot au Collège de France.


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16.03.2017

Il ne s’agira pas pour Pierre Dardot d'aborder la question de la souveraineté en général ou in abstracto. A cet égard, c'est l'exigence d'un "nominalisme méthodologique" (Michel Foucault) qui est retenue : le souverain, la souveraineté, comme d'ailleurs le peuple, l'Etat ou la société civile se présentent certes comme des universaux, mais on ferait fausse route si on les prenait d'emblée comme point de départ de l'analyse des pratiques. Une telle démarche aurait immanquablement pour effet d'écraser ce qui s'invente dans et par les pratiques.
Car les communs, comme Pierre Dardot s'efforce de la montrer, constituent des pratiques sociales à la fois individuelles et collectives, mais d'abord et avant tout des pratiques.
Le propos consistera donc à se demander en quoi la logique de ces pratiques que sont les communs vient inquiéter le principe de la souveraineté étatique telle qu'elle s'est constituée en Occident.

Une conférence prononcée dans le cadre du séminaire "Les usages de la terre. Cosmopolitique de la territorialité" animé par Philippe Descola.

Dernières nouvelles du droit naturel. Avec Philippe Pichot-Bravard et Guilhem Golfin sur Radio Courtoisie.


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04.10.2017

Comment continuer à penser les fondements de la justice et du droit à l'aide du droit naturel ? Car il s'agit bien d'un patrimoine commun à toute l'humanité : cette pensée est donc destinée à tous les détenteurs de la nature humaine, quelle que soit leur appartenance religieuse.
Philippe Pichot-Bravard et Guilhem Golfin échangent leurs points de vue sur la question et déroulent l'histoire de cette notion que l'on retrouve à travers les âges et les civilisations.
Ils reviennent également sur l'actualité et les enjeux de cette pensée, à l'heure où l'écologie intégrale s'impose toujours plus comme l'une des questions majeures de notre temps.
Car le droit naturel n'est autre que la consistance de l'Etat de droit nécessaire à l'harmonie d'un ordre juste.

Émission du "Libre Journal des débats", animé par Charles de Meyer.

La donnée n'est pas la pensée. Avec Olivier Rey, Paul Jorion et Antoinette Rouvroy au Centre Pompidou.


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14.12.2017

Si la pensée se voit bien souvent promise aujourd’hui à la réduction à un flux de données ou au "dataisme", nous devons affirmer que "la donnée n’est pas la pensée".
Des questions se posent : qu’est-ce que lire et écrire, qu’est-ce que s’orienter dans la pensée dans un milieu où les modes de l’étude, et plus largement tout le travail intellectuel, se trouvent réorganisés et redistribués par le digital ?
Est-il possible de penser et étudier aujourd’hui sans les données numériques ? Et si la donnée n’est pas la pensée, peut-être les data peuvent-elles aider à penser ?
Mais ne convient-il pas avant tout de s’interroger sur la relation entre "les données" et le monde ? Quelle sont les conditions (documentaires, épistémologiques, politiques) de ce monde à venir ?
Lors de cette rencontre, il s’agira de susciter une relation réfléchie entre l’ "obtenu" des data et le donné du monde, de rassembler les démarches herméneutiques et les méthodes analytiques.
Si le "tout information", au sens d’une réduction du tout aux data, n’est pas "tout", il convient néanmoins de se demander dans quelle mesure les data peuvent demeurer ouvertes à l’expérience de la pensée.
Face à la prolifération des masses de données (big data) et leurs corrélations par la "raison" algorithmique, nous devons nourrir cette conviction de l’importance du maintien du travail de la pensée.

La révolution culturelle nazie. Avec Johann Chapoutot au Mémorial de la Shoah.


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29.06.2017

Pour les nazis, la dénaturation de la culture est intervenue avec l’installation des Sémites en Grèce, l’introduction du judéo-christianisme dans l’évangélisation, puis avec les constructions idéologiques "absurdes" de la Révolution française.
Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une "révolution culturelle". En réécrivant le droit, il devenait légal et moral de tuer.

Une conférence animée par Claire Mayot.

Réflexions sur le droit. Avec Damien Viguier pour E&R.


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2017

Il est parfois intéressant de prendre le temps de revoir et d'approfondir certaines thématiques relatives au droit et à son apprentissage.
C'est pourquoi nous est proposée cette série de six leçons dispensée par Maître Damien Viguier et qui permet d'appréhender la philosophie du droit français.
Sont aussi explorées dans ce programme des thématiques connexes telles que l'anthropologie ou la préhistoire.

La Terreur. Avec Jean-Clément Martin, Loris Chavanette et Philippe Pichot-Bravard sur Radio Courtoisie.


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13.09.2017

Comment comprendre et interpréter la Terreur du point de vue historique ?
C'est avec trois historiens de la Révolution française aux opinions assez différentes que nous sommes invités à démonter les mécanismes qui ont fait d'une invention politique opportuniste une réalité historique avérée dont le sens protéiforme se glisse au service d'intérêts de toutes sortes.
Un débat passionnant et nécessaire !

Émission du "Libre journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Le jeu des espaces : réflexions à partir de Carl Schmitt. Avec Jean-François Kervegan au Collège de France.


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31.03.2016

La réflexion sur les enjeux de territoire et la récusation d'une unité politique du monde sont des motifs récurrents de l’œuvre de Carl Schmitt, malgré les ruptures apparentes ou réelles qu’elle comporte. Ils sont présents dans les écrits de la période décisionniste (1920-1933), où ils illustrent le fantasme d’un dépassement définitif du conflit politique.
Durant la période national-socialiste, Schmitt oppose sa théorie du "grand espace" et des Empires aux rêves mondialistes, d’autant plus dangereux qu’ils servent les intérêts d’une puissance aspirant à l’hégémonie, les États-Unis.
Mais c’est dans les écrits postérieurs à 1945 que cette approche devient centrale, en même temps que la réflexion désabusée sur "le nouveau nomos de la terre" qui pourrait succéder au jus publicum europaeum de l’époque moderne.
En fin de compte, le rejet constant du rêve d’une unification politique illustre à la fois la conviction étatiste de Schmitt et son refus d’une philosophie rationaliste de l’histoire.

La prolifération des délits d'opinion et la subjectivisation du droit pénal français. Avec Anne-Marie Le Pourhiet à l'Académie Royale de Belgique.


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06.12.2014

La liberté d’expression figure au Panthéon des grandes libertés. Elle constitue aussi le socle de la démocratie, au point d’en constituer aujourd’hui le critère prépondérant.
Or, force est de constater que cet acquis fait l’objet de contestations ou d’interprétations différenciées : religion, racisme, identité, réchauffement climatique, dérapages sur les réseaux sociaux : il ne se passe plus une journée sans que la question sur ce qui est légitime de dire ou de laisser dire ne soit posée.
Menacée, menaçante ? La liberté d’expression ne laisse pas d’interroger notre modernité.