Capitalisme et révolution industrielle. Avec Michel Beaud pour Avant-Garde Économique.


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01.01.2013

Né de la finance et du négoce dans des cités-États d'Europe, le capitalisme s'est en cinq siècles imposé dans le monde entier, avec les dominations successives de la Hollande, de l'Angleterre, des États-Unis et bientôt de la Chine.
Partout soutenu par l'État, il prône le libéralisme mais pratique le monopole comme la concurrence. La manufacture et l'usine ont été ses premières sources de profit et il en a créé bien d'autres en se diversifiant, depuis les débuts de la révolution industrielle au XVIIIe siècle en Angleterre, puis en Europe continentale et aux Etats-Unis, jusqu'à nos jours.
Simple logique de profit à ses débuts, le capitalisme se perpétue à travers d'incessants changements : création et destruction d'activités et d'emplois, expansions et crises, multiplication des besoins, compétitions technologiques, guerres…
Michel Beaud, dans cet entretien, nous raconte la folle histoire du capitalisme et nous montre quels sont les grands défis qui l'attendent à l'avenir.

L'Âge du productivisme. Avec Serge Audier à la Librairie Ombres Blanches.


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07.06.2019

Depuis la fin du XXe siècle, des signaux d'alarme écologiques ne cessent de retentir : réchauffement climatique toujours plus incontrôlable, destruction exponentielle et dramatique de la biodiversité, déforestations accélérées, pollutions diverses, "plastification" des mers, etc. Pourtant, les défenseurs de la cause écologique peinent à véritablement convaincre l'ensemble de la société ainsi que les décideurs économiques et politiques de la nécessité d'un changement urgent de modèle. Pourquoi les forces politiques, de droite mais aussi de gauche, n'ont-elles pas su ou voulu prendre en charge le défi écologique ?
C'est à cette question que s'intéresse Serge Audier qui, pour y répondre, nous offre une ample fresque sur les racines philosophiques, idéologiques et politiques de la crise actuelle. Au croisement de l'histoire et de la philosophie, cette généalogie intellectuelle examine les logiques doctrinales et politiques qui, depuis près de deux siècles, ont présidé aux prises de position et aux programmes en matière environnementale, à leurs réussites comme à leurs nombreux échecs. Il montre notamment pourquoi, dans de nombreuses régions du monde, la logique socio-économique, politique et culturelle dominante est allée dans le sens d'un modèle productiviste qui a provoqué une destruction accélérée et sans précédent du milieu naturel.
Parallèlement, il soulève la question des "possibles" non aboutis ou non réalisés, et invite à (re)découvrir des voies alternatives – entre anarchisme et socialisme – qui ont cherché à articuler critique sociale et critique écologique du capitalisme, dans l'horizon d'une "cité écologique" à venir.

Quelles alternatives au libre-échange ? Avec Jacques Sapir et Jean-Christophe Defraigne à l'Université Populaire de Bruxelles.


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25.01.2018

Les questions commerciales ont connu un regain d’attention ces dernières années : TTIP et CETA ont notamment été l'objet de fortes contestations de la part d'associations et des syndicats. Les critiques adressées portaient sur plusieurs points (déficit démocratique lors des négociations, attaque des standards sociaux, environnementaux ou sanitaires, justice privatisée au travers de mécanismes d’arbitrage…) et sont apparues comme une opposition claire à un système de libre-échange débridé et généralisé. Cela n'a cependant pas débouché sur un débat autour du degré de protectionnisme utile ou nécessaire, tant est si bien que le sujet demeure le plus souvent tabou dans les débats publics.
Paradoxalement, depuis près de deux siècles, les pays industrialisés (USA, Grande-Bretagne, France…), principaux promoteurs du libre-échange, ont toujours usé de mesures protectionnistes en fonction d’intérêts particuliers, sectoriels ou de stratégies industrielles : droits de douane sur l'importation d'automobiles entre les États-Unis et l'UE, agriculture exportatrice subventionnée au travers de la Politique Agricole Commune, quotas, barrières réglementaires…
Quel degré de libre-échange/protectionnisme est acceptable, souhaitable ? Dans quel cadre : UE ? OMC ? accords bilatéraux et/ou régionaux ? Avec quelles conséquences pour l'emploi, les standards sociaux, environnementaux et les pays en développement ?
C'est à ces questions que tentent de répondre les économistes Jacques Sapir et Jean-Christophe Defraigne.

Le franc CFA en questions. Avec Bernard Conte à Morcenx.


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09.12.2017

Malgré les évolutions historiques de la seconde moitié du XXe siècle, la France a réussi à maintenir un système économique directement issu de la période coloniale, le Franc CFA, devise officielle des huit États membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine.
Offrant une certaine stabilité économique pour ses pays adhérents, cette monnaie de peut occulter l'existence de toute une série de contraintes. Et alors que depuis le 1er janvier 1999, le Franc CFA se trouve, à travers le Franc français, rattaché à l'Euro avec une parité fixe, les pays africains peuvent-ils envisager de réelles politiques de développement en restant dans ce carcan monétaire ?

Survivre dans l'Anthropocène. Avec Serge Latouche et Jean-Baptiste Fressoz à la Sorbonne.


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15.11.2018

Faut-il y voir un lien de cause à effet ? Le peu de visibilité médiatique de Serge Latouche et Jean-Baptiste Fressoz n'a d'égal que la pertinence de leurs travaux pour répondre aux grandes questions de notre époque : le dérèglement climatique, l'épuisement des ressources, la frustration et l'assèchement grandissants que nourrit notre système de société. Le premier est l’auteur de L'Âge des limites ou Petit traité de la décroissance, tandis que le second est co-auteur de L'Evénement Anthropocène et auteur de L'Apocalypse joyeuse.
Loin d'un fatalisme désabusé face aux défis vertigineux qui se présentent à nous, nous pouvons nous appuyer sur leurs constats lucides pour transformer notre société et, surtout, vivre mieux.

Une rencontre organisée par le journal "La Gazelle".

L'avenir de l'humanité. Avec Philippe Bihouix et Laurent Alexandre sur ThinkerView.


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25.06.2019

Laurent Alexandre est partout. Pour quiconque suit de près le débat sur l'avenir de l'intelligence artificielle ou le transhumanisme, le médecin et futurologue semble avoir monopolisé la parole pour imposer ses vues technophiles et optimistes. Ses formules chocs, provocatrices et péremptoires, irritent les voix expertes sur ces sujets, d'ordinaire plus prudentes voire critiques.
Ce débat est l'occasion de le confronter à l'ingénieur Philippe Bihouix, spécialiste des ressources minières et de la question énergétique, qui lui porte la contradiction sur la faisabilité matérielle des projets prométhéens qu'il promeut.
Un échange franc et passionnant qui, au-delà des querelles de chiffres, oppose deux hommes aux visions du monde irréconciliables.

La France désindustrialisée : quelle potion magique ? Avec Bernard Conte à Talence.


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15.03.2016

Après la deuxième guerre mondiale débutent les Trente glorieuses, caractérisées par une croissance industrielle soutenue, par l'amélioration continue du niveau de vie des salariés et par la densification de la classe moyenne. C'est ce qu'on appelle le système fordiste caractérisé par la production et la consommation de masse ainsi que l'État-providence.
Les Trente glorieuses ont scellé un compromis temporaire entre la classe moyenne, essentiellement salariée, et le capital industriel. La coïncidence géographique de la production et de la consommation au Nord engendrait un cercle vertueux conduisant à un développement relativement autocentré.
Mais à partir des années 70, le capitalisme se financiarise et la production industrielle est relocalisée principalement sur le continent asiatique qui dispose d'une main d'œuvre à très bas salaires. Et si la désindustrialisation frappe les pays du Nord, elle touche également les pays du Sud qui avaient, dans le cadre du nationalisme–clientéliste, adopté des stratégies d'industrialisation par substitution des importations.
Alors, pourquoi un tel changement ? Comment le néolibéralisme s'est-il imposé comme le dogme économique de notre temps ?

Les défis chinois. Avec Eric de la Maisonneuve au Cercle Aristote.


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18.03.2019

Pour déclencher le processus du développement et atteindre le niveau de puissance qui est le sien aujourd'hui, la Chine de Deng Xiaoping a choisi d'amarrer son bateau à l'escadre de la mondialisation occidentale, avec les risques de compromissions libérales et de désaveu maoïste que cela comportait. En outre, dans son ascension vertigineuse, l'Empire du Milieu n'a pu éviter de provoquer de sérieux déséquilibres, voire des ruptures, aussi bien sur le plan socio-économique interne que dans son environnement asiatique et mondial.
À l'image de l'analyse de situation à laquelle le président Xi Jinping a dû procéder à la fin des années 2000, Eric de la Maisonneuve, en inventoriant les éléments du mécanisme stratégique chinois, rappelle d'abord les arguments invoqués par le dirigeant chinois pour rompre avec la ligne adoptée en 1979 ; il présente ensuite les solutions préconisées pour réorienter la dynamique chinoise, notamment à travers les "nouvelles routes de la soie", vers un projet interne mieux équilibré et un destin mondial plus ambitieux. Compte tenu de l'ampleur et de la complexité de la problématique chinoise, ce projet apparaît bien comme un défi inédit et, à certains égards, un pari risqué.