Apprendre, éduquer, transmettre. Avec Barbara Stiegler à Cap-Ferret.


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08.06.2019

La philosophe Barbara Stiegler vient de publier "Il faut s'adapter" : Sur un nouvel impératif politique (Gallimard, 2019), dans lequel elle se penche sur les sources biologiques du néolibéralisme.
Car cette idéologie est beaucoup plus structurée, politique et hégémonique que l'affiliation à une simple théorie économique pourrait le laisser penser. C'est avec elle que les catégories empruntées à la biologie que sont l' "évolution", la "sélection", l' "adaptation" et la "compétition" se sont mises à dominer l'ensemble du champ politique contemporain, particulièrement dans les domaines du droit, de l'éducation et de la santé.
Barbara Stiegler, dont les travaux sont à situer dans la lignée de ceux entamés par Michel Foucault, réinstruit le procès du néolibéralisme.

Entretien mené par Sylvie Hazebroucq dans le cadre des 8e rencontres "Cap Philo".

Les mafias dans une société démocratique. Avec Jacques de Saint Victor pour le MoDem.


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09.04.2013

La mafia naît sur les décombres du "régime féodal" mais c'’est avec l'’avènement de la démocratie et du capitalisme qu'’elle connaîtra son essor. Elle s'’enracine très tôt à Naples, en Sicile, en Calabre et doit sa prospérité à des "pactes scélérats" passés avec une fraction de l'’élite politique et sociale, tel un pouvoir invisible qui va insidieusement corroder l’'ordre social.
Jacques de Saint Victor reconstitue dans la durée l'’histoire de ces sociétés secrètes et de leur expansion à travers le continent européen. Il visite leur berceau et en retrouve les premiers acteurs, aristocrates véreux, notables sans scrupules, fermiers parvenus, tueurs à la botte.… Il interroge les accointances invisibles de ces "sectes criminelles" avec la démocratie naissante et les suit dans leur conquête de l'’Amérique. Il révèle aussi l'’échec du fascisme à éradiquer une plaie mafieuse qui a su se jouer de son pouvoir totalitaire.
Avec la Guerre froide, on découvre la mutation affairiste des réseaux mafieux et la complexité de leurs méthodes pour parasiter l’'économie libérale. C'’est l’époque de l’'explosion du trafic de drogue, de l’'essor des paradis fiscaux, des compromissions de la banque vaticane et des scandales immobiliers, où se côtoient boss criminels, hommes politiques, industriels et financiers. Avec la chute du Mur, de nouvelles nébuleuses criminelles vont se faire jour en Europe, qui utiliseront ce "modèle" pour conquérir de nouveaux territoires.
Le phénomène mafieux n’est pas consubstantiel à la démocratie et pas davantage au capitalisme ; mais il est le mieux à même de tirer profit des insuffisances de l’'une et de l'’autre.

Une conférence qui s'inscrit dans les "Rendez-vous de la Démocratie", introduite par François Bayrou.

Figures juridiques de la démocratie économique. Avec Alain Supiot au Collège de France.


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2017

Quels sont les liens étroits et anciens entre la face politique et la face économique de la démocratie ? Comment la démocratie pose-t-elle la règle de la répartition des richesses ? Comment le droit social peut-il être ancré dans une représentation partagée de la justice ? Quels sont les dispositifs qui ont pu exprimer l'idée de démocratie économique à l'âge industriel ? Et comment cette démocratie économique a-t-elle finalement reflué sous l'effet du tournant néolibéral ?
Après avoir montré les effets du recul du gouvernement par les lois et la résurgence de nouvelles figures de l'allégeance au sein de l'ordre juridique, le juriste Alain Supiot entend mener une réflexion sur le concept, l'histoire et la pratique de la démocratie économique entendue comme l'ancrage du droit social dans une représentation partagée de la justice.
Car le problème principal qui se pose aujourd'hui est de ré-encastrer (Karl Polanyi) les marchés dans la société et de cesser de réduire la vie humaine à la vie économique, et la vie économique à l'économie de marché...

Le populisme en question. Avec Alain de Benoist et Chantal Mouffe sur RT France.


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01.07.2019

Le nouveau clivage politique en gestation va-t-il se restructurer entre les populistes illibéraux et les partis libéraux de l'oligarchie comme le pense Alain de Benoist, ou entre populistes de droite et populistes de gauche comme le soutient Chantal Mouffe ?
Pour comprendre les enjeux de cette querelle autant interprétative que performative, il faut écouter attentivement ce débat entre les auteurs de Le moment populiste : droite-gauche, c'est fini ! (Pierre-Guillaume De Roux, 2017) et Pour un populisme de gauche (Albin Michel, 2018).
Une chose est certaine : les fronts bougent, et la bataille politique ne fait que commencer !

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

Démocratie directe, le grand leurre ? Avec David L'Epée et Maurice Gendre sur Méridien Zéro.


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24.05.2019

C'est en compagnie de l'intellectuel suisse David L'Épée et du journaliste et militant Maurice Gendre que le renouveau des revendications de la démocratie directe dans le mouvement des gilets jaunes est interrogé.
RIC, démocratie représentative contre démocratie directe, systèmes politiques étrangers, référendum contre la privatisation d'ADP : autant de sujets qui font l'actualité et qui demandent à être éclaircis.

Émission "La Méridienne", animée par Foxley et Roubachof.

Histoire de la République en France. Avec Jacques de Saint Victor à la Nouvelle Action Royaliste.


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20.05.2019

Pour de nombreux Français, la République prend naissance avec la Révolution française. Or la pensée républicaine est formulée par Aristote puis par Cicéron et la République s'institue dans les cités médiévales avant de trouver sa première conception moderne chez Jean Bodin.
La proclamation de la Première République en 1792 n'est pas un aboutissement : l'idée républicaine se déploie ensuite dans divers types de régimes et au sein de traditions politiques qui ne concordent pas ou s’opposent nettement : dans le républicanisme, on distingue des libéraux, des jacobins, des conservateurs, des plébéiens. Puis la Vème République tente une synthèse intellectuelle et institutionnelle sous la forme de la monarchie républicaine incarnée par le général de Gaulle.
Pour comprendre cette longue histoire et pour en débattre, le professeur d'histoire du droit Jacques de Saint Victor vient présenter sa monumentale Histoire de la République en France qu'il a co-écrite avec Thomas Branthôme.

Contre le libéralisme. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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12.03.2019

Une société libérale est une société où dominent la primauté de l'individu isolé, l'idéologie du progrès, l'idéologie des droits de l'homme, l'obsession de la croissance, la place disproportionnée des valeurs marchandes, l'assujettissement de l'imaginaire symbolique à l'axiomatique de l'intérêt. Le libéralisme a acquis en outre une portée mondiale depuis que la mondialisation a institué le capital en tant que réel sujet historique de la modernité. Il est à l'origine de cette mondialisation, qui n'est jamais que la transformation de la planète en un immense marché. Il inspire ce qu'on appelle aujourd'hui la "pensée unique" libérale-libertaire. Et bien entendu, comme toute idéologie dominante, il est aussi l'idéologie de la classe dominante.
Le libéralisme est une doctrine philosophique, économique et politique, et c'est comme tel qu'il doit être étudié et jugé. Le vieux clivage droite-gauche est à cet égard de peu d'utilité, puisque la gauche morale, oubliant le socialisme, s'est ralliée à la société de marché, tandis qu'une certaine droite conservatrice ne parvient toujours pas à comprendre que le capitalisme libéral détruit systématiquement tout ce qu'elle veut conserver.
Alain de Benoist nous propose d'aller à l'essentiel, au coeur de l'idéologie libérale, à partir d'une analyse critique de ses fondements, c'est-à-dire d'une anthropologie essentiellement fondée sur l'individualisme et sur l'économisme - celle de l'Homo oeconomicus.

Émission "Libre journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.

La fin de la démocratie. Avec Eric Guéguen au Cercle Aristote.


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11.05.2015

Qu’est-ce, réellement, qu’une démocratie ? En existe-t-il de nos jours ? Est-elle seulement possible dans des pays de dizaines de millions d’habitants ?
À trop vouloir aménager en conséquence l’idée que l’on s’en fait, n’en a-t-on pas dénaturé les principes ? D’ailleurs, n’est-elle pas trop exigeante pour un monde de consommateurs compulsifs ? Le principe majoritaire n’est-il pas en soi commercial avant d’être politique ?
Chaque question en amenant une autre, c’est finalement beaucoup de nos certitudes qu'Eric Guéguen ébranle tout au long de son exposé. Leur remise en cause laisse entrevoir que la crise actuelle est politique avant d’être économique.
Eric Guéguen dresse un constat d’impuissance et nous soumet l’esquisse d’une nouvelle façon de faire de la politique et d’appréhender son objet.