Les mécanismes de l'ignorance : production, modalités, conséquences. Avec Mathias Girel à l'Académie Royale de Belgique.


(0)
99 Vues
0 commentaire
09.04.2025

L'histoire des "marchands de doute" de l'industrie du tabac (santé publique) et du pétrole (changements climatiques) est connue et documentée. Mais les mécanismes de l'ignorance sont un processus complexe à l'intersection de trois dynamiques :
 1. quels acteurs produisent l'ignorance et comment (volontairement ou pas, par mensonge, par omission, par négligence, etc.) ;
 2. comment l'ignorance est-elle reçue par les individus et les groupes sociaux (par ex. consciemment ou à leur insu, avec crédulité, etc. ?) ; et
 3. avec quelles conséquences sociales, politiques et économiques ?
En compagnie du philosophe Mathias Girel, il s'agit de présenter les concepts fondamentaux mobilisés depuis une vingtaine d'années dans le champ des études sur l'ignorance (Ignorance Studies) en ce qu'il présente des textures tout à fait différentes si on la rapporte à des questions ouvertes (thème de l'ignorance scientifique) ou si l'on considère la distribution sociale de la connaissance, comme l'ont montré les études de la censure et du secret notamment.
Elle n'est pas seulement un état mais peut aussi, dans certains contextes, être considérée comme un effet, ce qui ne rend que plus impérieuse l'étude des mécanismes qui conduisent à la produire.
Mathias Girel explorer deux grandes approches : celle qui met l'accent sur les institutions et l'inertie des comportements, et celle qui identifie une dimension "stratégique" dans cette production d'ignorance. Dans les deux cas, il précise la manière dont le public peut se rapporter à cette ignorance produite.

Notre système scolaire détruit la curiosité par son obsession évaluatrice. Avec Bernard Lahire sur Elucid.


(1)
184 Vues
0 commentaire
09.2025

Auteur du récent Savoir ou Périr (Seuil), Bernard Lahire développe une critique sévère sur l'état de l'enseignement, de l'école primaire jusqu'à l'université. Il montre que l'école, et le partage des savoirs de manière générale, sont une affaire de survie pour l'humanité, et pas uniquement une option culturelle. Sans connaissance, impossible de s'adapter à son environnement, c'est donc une question de vie ou de mort pour notre espèce d'organiser un système éducatif à la hauteur de l'enjeu. Or, loin de répondre à cette mission, l'école détruit la curiosité, l'imagination, et l'intelligence au nom de la compétition et de l'évaluation.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'33 : L'éducation et la biologie
 - 0'12'03 : Quelles différences avec les animaux ?
 - 0'22'27 : L'état de l'école aujourd'hui
 - 0'37'37 : Les grands chercheurs et l'école
 - 0'45'48 : La notion d'intelligence
 - 0'50'50 : La pertinence des classements (PISA, Shanghaï...)
 - 0'55'52 : L'état actuel de la recherche
 - 1'02'47 : Les déterminismes sociaux à l'école
 - 1'09'00 : Un apprentissage inné chez l'enfant ?
 - 1'12'35 : Quelle politique pour l'enseignement ?
 - 1'20'19 : Question finale

Un entretien mené par Clara Costantini.

L'éthique des croyances religieuses. Avec Roger Pouivet à la Bibliothèque nationale de France.


(0)
225 Vues
0 commentaire
24.01.2024

A-t-on le droit de croire en l'existence de Dieu ? Non, répondent ceux qui veulent des preuves. Oui, affirme Roger Pouivet, car nous avons le droit de croire même sans justification épistémologique. Cela n'a rien d'intellectuellement honteux, contrairement à ce que disent certains philosophes, en parlant d'une "éthique des croyances".
Une nouvelle question se pose alors : a-t-on le droit de croire avoir reçu une révélation et prétendre connaître ainsi la vérité ? Non, répondent ceux pour lesquels la vérité ne peut pas être donnée par Dieu dans la Bible. Oui, affirme toujours Roger Pouivet, et, qui plus est, une épistémologie peut défendre la rationalité de notre croyance à la révélation.
Dès lors, peut-on faire "comme si" les affirmations du "Credo" étaient des fictions ? Est-il vrai que la religion est avant tout une affaire pratique et une forme de vie ? Non, répond enfin Roger Pouivet : les arguments en faveur d'une conception non réaliste de la religion sont faibles en revanche, le réalisme théologique peut être défendu.

L'Absurde cosmique (Lovecraft). Avec Anthony Cobalt, Jean Lesalle, Lino Vertigo et NIMH pour Rage Culture.


(0)
244 Vues
0 commentaire
12.2025

C'est au travers de l'œuvre de Howard Philip Lovecraft, spécialement sa lettre sur Nietzsche, que la notion d'absurde cosmique peut être explorée. Lovecraft y exprime une vision pessimiste de l'humanité, la qualifiant de "vermine nuisible" et souligne l'absence de valeurs absolues dans un univers mécanique et indifférent.
La vérité peut être terrifiante et difficile à accepter, comme nous le rappelle le destin tragique de Semmelweis suite à sa découverte de l'importance de l'hygiène en médecine.
Quelles sont alors les implications philosophiques de ces idées, spécialement en lien avec la perception de la réalité, la nature de la vérité et la condition humaine ? Est-il possible de résoudre la tension entre le sens et l'absurde du monde ?

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


(1)
839 Vues
0 commentaire
2025

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

La foi par la raison. Avec Frédéric Guillaud pour Pôle Mission Paris.


(0)
446 Vues
0 commentaire
2021

Jésus-Christ a-t-il vraiment existé ? Avait-il une femme et des frères ? Sa résurrection est-elle une hallucination ? Qui a écrit les Évangiles ? À ces questions, comme à toutes celles que nous n'avons jamais osé poser au catéchisme, Frédéric Guillaud apporte avec brio et simplicité les plus lumineuses des réponses.
L'occasion de montrer la profonde cohérence rationnelle de la doctrine chrétienne, sans esquiver aucune des difficultés historiques ou philosophiques rencontrées par les Chrétiens.
Attention, que vous ayez la foi ou pas encore, vous risquez d'être convaincu !

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


(1)
2171 Vues
0 commentaire
2023

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

L'agir épistémique. Avec Pascal Engel à l'Ecole Normale Supérieure.


(0)
696 Vues
0 commentaire
06.02.2012

Qu'il y ait des actions mentales est indéniable : concentrer son attention, adopter une position, changer d'avis, former une hypothèse, accepter une proposition, calculer ou même imaginer semblent être des choses qui impliquent une activité dans le domaine épistémique.
Mais cela implique-t-il qu'il y ait réellement de l'agir épistémique ? Certes beaucoup de philosophes, comme Descartes, considèrent que le jugement est sous le contrôle de la volonté, et d'autres, comme James, pensent qu'on peut parler de volonté de croire. On peut essayer de juger, de juger rapidement ou lentement mais peut-on essayer de croire ou de savoir, et croire ou savoir rapidement ou lentement ?
Sans discuter en détail le cas complexe de la croyance et du jugement, Pascal Engel essaie de donner divers critères de l'action dans le domaine épistemique : le rôle du vouloir, le jugement pratique, la phénoménologie de l'agir et les actes mentaux qui font partie de l'enquête.
Malgré la présence d'actions mentales dans chacune de ces caractérisations, il soutient qu'il ne peut pas y avoir réellement d'agir épistemique, parce que la structure normative des actions dans le domaine épistemique est fondamentalement différente de celle des actions dans le domaine pratique.