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Depuis quelques années, la question des rapports entre les femmes et la chasse durant la Préhistoire est revenue sur le devant de la scène. Qu'il s'agisse de productions destinées au grand public ou de publications scientifiques largement relayées, les certitudes traditionnelles sont régulièrement et bruyamment remises en cause.
S'il n'est pas difficile de voir dans ce renouveau d'intérêt pour le lointain passé un écho de préoccupations actuelles, il importe en revanche d'enquêter soigneusement pour cerner l'état actuel des connaissances sur cette question, ainsi que pour en soupeser les réelles implications sur la perspective de l'émancipation féminine.


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Elsa Boulet nous invite à penser l'enfantement et la parentalité au-delà des clichés, en prêtant attention à la diversité des pratiques et des représentations et en se penchant sur des situations souvent mal connues. Elle s'intéresse à la médicalisation de l'enfantement, depuis le projet d'enfant jusqu'aux soins recommandés après l'accouchement et aux rapports de pouvoir dans les relations entre soignants et soignés, et problématise la grossesse comme un travail des femmes encadré façonné par les rapports sociaux de genre, notamment au sein du couple.
En abordant le sujet de la grossesse à rebours des idées reçues et des oppositions manichéennes traditionnellement invoquées, Elsa Boulet veut créer un réel débat de société autour de cette question trop invisibilisée.
Une émission animée par Armel Campagne.
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On sait que le capitalisme au XXIe siècle est synonyme d'inégalités grandissantes entre les classes sociales. Ce que l'on sait moins, c'est que l'inégalité de richesse entre les hommes et les femmes augmente aussi, malgré des droits formellement égaux et la croyance selon laquelle, en accédant au marché du travail, les femmes auraient gagné leur autonomie. Pour comprendre pourquoi, il faut regarder ce qui se passe dans les familles, qui accumulent et transmettent le capital économique afin de consolider leur position sociale d'une génération à la suivante.
Fruit de vingt ans de recherches, le travail de Céline Bessière et Sibylle Gollac exposer la façon dont la société de classes se reproduit grâce à l'appropriation masculine du capital. Elles enquêtent sur les calculs, les partages et les conflits qui ont lieu au moment des séparations conjugales et des héritages, avec le concours des professions du droit.
Des mères isolées du mouvement des Gilets jaunes au divorce de Jeff Bezos et MacKenzie Scott, des transmissions de petites entreprises à l'héritage de Johnny Hallyday, les mécanismes de contrôle et de distribution du capital varient selon les classes sociales, mais aboutissent toujours à la dépossession des femmes.
Une émission animée par Armel Campagne.



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Essayiste et co-auteur avec le physicien Nicolas Pichoff de l'ouvrage Pourquoi les Amazones n'existent pas ?, Véra Nikolski revient sur la thèse centrale de ce nouvel ouvrage : si les femmes ont été universellement exclues des activités dangereuses, c'est parce qu'aucune communauté ne pouvait se permettre d'exposer son potentiel reproducteur au risque de la mort.
Le matriarcat primitif : mythe ou réalité historique ? Les femmes ont-elles chassé à la préhistoire ? Pourquoi exposer les femmes au risque mettait en péril la survie du groupe ? Cette division sexuelle du travail est-elle encore valide dans nos sociétés ?
Autant de questions auxquelles elle s'efforce de répondre dans cet échange rigoureux, à rebours des récits militants, qui replace la question du rôle des sexes dans la longue durée de l'évolution humaine.
Un entretien mené par Thomas Arrighi.


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Face à l'aggravation des crises environnementales qu'elle a provoquées, la société industrielle semble frappée d'aveuglement. Elle est bercée de l'illusion que tout finira par s'arranger, grâce à la souplesse du marché, l'innovation technique et l'inventivité du capital. Toute une mythologie économique entrave ainsi la réflexion et la perception de la gravité de la situation.
Dans le but de défaire cette mythologie, Sylvain Piron cherche à en comprendre l'histoire, en associant deux voies complémentaires. Le désastre vers lequel nous avançons est annoncé depuis un demi-siècle. Parmi les penseurs de l'écologie politique des années 1967-72, les parcours de Gregory Bateson et d'Ivan Illich permettent d'observer l'émergence de cette réflexion, puis son occultation sous l'effet du tournant néo-libéral des années 1980.
Mais pour saisir la puissance du mythe et ses effets dévastateurs, il faut remonter bien plus haut. L'appétit de transformation du monde naturel par l'action humaine correspond à une pente générale de l'Occident dans la longue durée du second millénaire de l'ère chrétienne. C'est ce que l'on peut décrire comme une dynamique d'occupation du monde, au double sens d'une occupation objective par des êtres subjectivement occupés à le transformer.
Les théologiens scolastiques ont été les premiers à observer le phénomène au XIIIe siècle. Point de départ d'une pensée de l'économie, leur philosophie morale peut aujourd'hui fournir des arguments critiques face aux dogmes de la pensée économique contemporaine.
Alors que les réflexions politiques et sociologiques ont eu maintes fois l'occasion de reformuler leurs postulats, la pensée économique est demeurée prisonnière de présupposés qui lui confèrent à présent une texture quasiment théologique. Cet impensé est le premier responsable de notre incapacité à faire face aux crises actuelles.
Sylvain Piron nous propose une interprétation globale du destin économique de l'Occident, en vue de défendre la nécessité d'un autre rapport au monde.


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Dans un dialogue avec Jean-Jacques Pauvert, Alain Bernardin et Jean Benoît, mêlant érotisme, surréalisme et combats politiques, Annie Le Brun livre son propre auto-portrait littéraire et philosophique pour qui la poésie est au coeur de la vie, révolte qu'elle est contre cette condition humaine incapable de répondre à l'infinie du désir qui nous habite.Héritière de Breton, dotée d’une intelligence rare, elle célèbre l'œuvre méconnue d'Alfred Jarry, critique le féminisme "totalitaire" qui n'a plus pour unique ambition que de neutraliser le désir.
Fidèle au surréalisme, qu'elle voit comme une "révolte sensible" contre le monde, elle rejette sa récupération culturelle. Sade, enfin, incarne une "révolution épistémologique" : en démasquant les justifications sociales du désir, il révèle sa vérité crue.
Une voix libre, entre poésie, désir et subversion.
Une émission produite par Christine Goémé


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Le concept de patriarcat comme grille de lecture universelle de l'histoire est-il valide ? À travers une analyse critique des thèses néo-féministes, le philosophe Christian Godin démontre comment la notion de domination masculine, présentée comme absolue et intemporelle, relève davantage d'un mythe idéologique que d'une réalité historique.
En s'appuyant sur des exemples anthropologiques, sociologiques et philosophiques, il questionne les dérives d'un féminisme devenu dogmatique, indifférent aux violences réelles subies par les femmes dans le monde.
Une réflexion essentielle pour comprendre les enjeux contemporains de l'égalité et de la différence.
- 0'00'00 : L'intellectuel et la liberté de penser
- 0'01'13 : Le patriarcat : un mythe moderne ?
- 0'07'12 : La domination masculine : une thèse fragile
- 0'13'02 : Le pouvoir selon Foucault : un réseau, pas une possession
- 0'20'30 : Femmes et justice : des avantages invisibles ?
- 0'26'25 : Théorie du genre : la fin du sexe ?
- 0'34'17 : Transactivisme vs science : le conflit
- 0'48'55 : L'égalité à tout prix : une folie contemporaine
- 0'55'34 : Galanterie = domination ? La dérive puritaine
- 1'00'21 : Progrès et violences : le paradoxe féminin


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Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.