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David Cosandey nous propose une réflexion d'ensemble sur les rythmes irréguliers du progrès scientifique à travers l'histoire des grandes civilisations. En partant de l'exemple européen — du "miracle grec" à la Renaissance, en passant par les phases de stagnation romaine et de recul du haut Moyen Âge — il met en évidence une alternance récurrente d'accélérations, de ralentissements et de régressions que l'on retrouve également en Chine, en Inde ou dans le monde arabo-musulman.
Les explications classiques fondées sur la culture, la religion ou l'héritage intellectuel ne permettent pas de rendre compte de ces dynamiques. À la place, David Cosandey propose une théorie globale, élaborée et testée sur plus de 3000 ans d'histoire: le progrès scientifique dépend avant tout de facteurs politico-économiques précis, à savoir la prospérité économique, fournissant les ressources nécessaires à l'activité scientifique et l'apparition d'une classe marchande dont l'état d'esprit favorise l'innovation et la diffusion des savoirs, et la "division politique stable", c'est-à-dire l'existence durable de plusieurs États en concurrence, contexte favorisant la circulation des savants et des idées, protègeant les innovateurs contre la censure et stimulant la recherche par des logiques de rivalité, de prestige et d'intérêt militaire.
Aujourd'hui encore, la concurrence entre grandes puissances, soutenue par les investissements publics et privés, alimente des domaines comme l'intelligence artificielle, la course à l'espace ou les technologies de pointe. Selon cette grille de lecture, les conditions actuelles laissent présager une poursuite soutenue du progrès scientifique, portée par la rivalité internationale et la vitalité économique.


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Si les paysans ne consituent plus que 3% de la population active suisse, il n'est pas une année sans que nous ne votions sur une initiative constitutionnelle concernant l'agriculture (biodiversité, pesticides, vaches à cornes, souveraineté alimentaire ou élevage intensif). Et plus l'agriculture s'efface de notre quotidien, plus les Suisses en font le réceptacle de leurs attentes éco-alimentaires. Nous projetons sur l'agriculteur nos fantasmes politiques, souvent paradoxaux. Certains le conspuent comme pollueur ou tortionnaire spéciste, tout en l'érigeant en acteur de la révolution verte. D'autres en font un héros romantique, garant de notre identité alpestre ou de notre souveraineté alimentaire.Enfin, ce qui est peut-être le scandale suprême, nous avons parfaitement accepté que l'agriculteur ne puisse vivre sans aides de son métier : autant au travers des paiements directs que de notre complaisance pour les marges de la grande distribution, dont le prix du lait est le lamentable symbole.Tout cet appareil bureaucratique et financier vise trop souvent des objectifs en décalage avec la fonction première de l'agriculture, à savoir de garantir autant que possible l'approvisionnement alimentaire de la Confédération. Le paysan remplit ainsi une fonction à la fois vitale, économique et défensive, qui mérite d'être remise en contexte afin d'en comprendre les défis.


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Réécriture de livres qui ne correspondent plus aux standards moraux de l'époque, discrimination "positive" des Blancs au profit des Noirs… Il n'est pas rare d'entendre que le mouvement woke, se présentant comme un éveil à certaines injustices, concernerait essentiellement les États-Unis, et dans une moindre mesure la France. La Suisse serait relativement épargnée, grâce à son sens du compromis, son intégration des minorités, sa distance par rapport à l'histoire coloniale ou encore sa tradition libérale.
Jonas Follonier, après une longue enquête dans le pays et une analyse rigoureuse de ce courant, montre qu'il n'en est rien. Le wokisme s'est déjà diffusé en Suisse, à tous les niveaux, et continue de le faire, avec des conséquences majeures sur la vie en société. Sous ses airs bienveillants et libérateurs, le wokisme s'attaque en réalité à la liberté d'expression, au pluralisme, à la recherche de la vérité ou encore à la présomption d'innocence – un ensemble de conditions essentielles à nos démocraties libérales.
La Suisse, pays de la démocratie directe et de la protection des libertés, a toutes les raisons de s'opposer à ce grand mouvement de fond. Par son système, elle peut même servir de modèle de résistance.


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Dès les premiers jours de l'invasion de l'Ukraine, le Conseil Fédéral a usé d'un vocable inédit en annonçant se ranger du côté des "démocraties contre la barbarie".
Arrêtons-nous le temps d'un soupir sur ce chant singulier qui méandre par les vallons bigarrés de la Confédération helvétique, pourtant rétive à l'exercice de catalogage international et aux sentences sentencieuses. Il en va du souffle de ses institutions et de sa légitimité sur l'échiquier mondial.


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Ancien DRH et administrateur de différentes structures, Daniel Rousseau s'est d'abord fait connaître du public en écrivant une comédie musicale puis un essai évoquant l'absence de recul relatif aux thèmes d'actualité ou chaque chose devient si dogmatique et manichéenne que l'esprit de synthèse s'en trouve interdit. Une expérience que viendra souligner la crise du Covid en refusant la liberté thérapeutique pour le personnel médical.
Convaincu par l'importance d'un contre-pouvoir dans un pays qu'il ne reconnaît plus, il continue à croire dans l'importance du débat mais remet en question la capacité des militants les plus actifs, d'un côté comme de l'autre de l'échiquier, à ne pas occulter une partie de la vérité en invoquant une cause supérieure qui justifierait l'omission de faits "gênants" ou le mensonge pur et simple.


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Guerres, inflation, crises financières, pandémies, violences, pénuries, insécurité chronique... Voilà de quoi l'avenir semble être fait. Il y a effectivement de quoi flipper ! Mais qu'en est-il, spécifiquement, de la situation suisse ? Avons-nous suffisamment de contrôle sur nous-même pour survivre à une crise majeure ?
Ce sont ces interrogations qui motivent la conférence de Piero San Giorgio, spécialiste reconnu dans le domaine du survivalisme, dans laquelle il délivre un message qui s'adresse à ceux qui souhaitent conserver leur indépendance et leur lucidité en contexte de tensions collectives.


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Faut-il en finir avec l'espace Schengen et la libre circulation ? La Suisse peut-elle se contenter d'accéder au marché européen ou doit-elle y participer ? Les requêtes spéciales de la Suisse menace-t-elles l'ensemble des relations bilatérales avec Bruxelles ?
La nouvelle donne internationale change les priorités de l'Union européenne dans son rapport avec la Suisse, analyse le journaliste François Schaller. Alors Suisse-Europe : la fin de l'histoire ?