Les confessions d'un dragueur sociologue : Alain Soral répond aux questions de Kentra.


(0)
299 Vues
Enregistré le 12.11.2023
Posté le 17.11.2023
Durée : 2 heures 52 minutes 29 secondes


Description :
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, pour le dragueur compulsif – à ne pas confondre avec le séducteur du samedi soir – draguer n'est pas un loisir. C'est l'expression d'un manque, une quête vitale, la réponse existentielle à une mère défaillante, qui n'a pas su par son amour faire passer en douceur son nouveau-né de la chaleur de son corps au vide froid du monde extérieur.
"Sans l'affection de sa mère, sans le sentiment d'équité qu'aurait dû lui donner la juste sévérité du père, le dragueur vit dans la sensation permanente de l'abandon et de l'arbitraire", sensation de vide qu'il lui faut combler à tout prix et par tous les moyens. Car le dragueur de rue, souvent pauvre et socialement instable, joue aussi là sa survie matérielle, la femme pouvant être pourvoyeuse de ressources et d'un lieu où dormir, endossant ainsi le rôle du père, lui aussi défaillant, de l'adolescent abandonné à lui-même.
Mais quand on aime "la femme et les livres", la drague se mue en étude de l'amour et de la femme. De la mondaine à la mystique, toutes les nuances du rapport des femmes à l'amour, mais aussi à l'argent et la réussite sociale, sont analysées comme phénomènes sociaux ancrés dans une culture et une époque.
Alain Soral pose ainsi les premiers jalons d'une critique du féminisme et de la féminisation d'une société qui, "par la mystification de la science économique et l'inconscient freudien", a substitué au droit naturel le "droit au désir".



Séduction Condition masculine Sexualité Désir Condition féminine
Alain Soral Kentra

En annexe :

Commentaires :