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Si pour certains d’entre nous, la fin du monde sonne comme un horizon lointain, comme une idée vague d'une catastrophe fictive, pour d'autres elle est une possibilité concrète, matérielle, prédite par les données d'une science plus avancée que jamais. La progression fulgurante du réchauffement et du dérèglement climatique provoque ce qu'on appelle l'éco-anxiété, une anxiété liée à la destruction des possibilités d'existence pérenne de l'espèce humaine sur une terre vouée à devenir inhabitable. Si cette prophétie des temps modernes semble inédite, et l'est du fait de sa rationalité incontestable, nous ne sommes pas les premiers à vivre avec l'idée d'une fin du monde imminente.
Outre les élucubrations millénaristes divers et variés entourant le passage à l'an mil, à l'an 2000 ou encore au 21 décembre 2012, les premiers chrétiens vivaient eux aussi la fin du monde comme quelque chose d'imminent, qui serait annoncé par le retour du Christ et qu'ils verraient de leur propres yeux. Si l'église catholique à perdu aujourd'hui ce goût prononcé de l'eschatologie, il n'en demeure pas moins que les grands philosophes, loin de se moquer de cette idée archaïque, en font un objet de pensée central. Emmanuel Kant lui-même, explique dans La Fin de toutes choses qu'il est dans la nature de la raison humaine de vouloir penser la fin, dans la mesure où il est impossible pour la raison de se représenter l'éternité.
Émission "Les nouveaux chemins de la connaissance", animée par Adèle Van Reeth.
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