Usages politiques de l'histoire en ex-URSS. Avec Eric Aunoble pour Paroles d'histoire.


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12.2021

C'est en revenant sur les tribulations politiques que connaît l'association Memorial que l'historien Eric Aunoble détaille les problèmatiques d'une histoire partagée et de mémoires divisées entre la Russie et l'Ukraine.

 - 01'20 : Les menaces pesant sur l'association Memorial
 - 03'05 : Le sens et le rôle de cette association née pendant la Perestroïka
 - 07'00 : La fin des années 1980, moment de passion pour les révélations sur le passé soviétique
 - 08'20 : Quels sont les acteurs à l'origine de Memorial ?
 - 11'20 : Le rôle fondamental de Memorial pour documenter noms, lieux, archives de la terreur d'État soviétique, avec des bases de données
 - 17'00 : Les résistances à ce travail, en Russie comme en Ukraine, avec un contre-récit nationaliste russe
 - 23'20 : Le travail de Memorial sur les atteintes contemporaines aux droits de l'homme, à travers les guerres de Tchétchénie en particulier, sur fond de crise économique
 - 27:30 : Les soutiens à Memorial de la communauté académique internationale, et les dilemmes des libéraux en partie coupés de la société russe
 - 32:00 : L'inscription de l'affaire Memorial dans un contexte plus large d'usages du passé en Russie avec des mélanges mémoriels
 - 34'00 : Les déclinaisons ukrainiennes de ces enjeux mémoriels avec la figure de Makhno et ses usages
 - 38'00 : Quelle réception du "roman national" russe et poutinien dans la société ?
 - 46'30 : Quels effets dans le champ académique ?

Gender Studies : la première grande enquête philosophique sur ses origines et leurs conséquences. Avec Eric Marty sur France Culture.


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04.04.2021

Que l'on y adhère ou qu'on les critique, nul ne peut nier : les études de genre, les fameuses "gender studies" se sont imposées depuis trente ans comme l'évènement intellectuel le plus lourd de conséquence dans les sciences humaines. Aucun intellectuel ambitieux aujourd'hui, voire aucun artiste, et aucun journaliste s'intéressant à la société ne peut envisager de produire quelque travail que ce soit sans y faire référence. "Le genre, est le dernier grand message idéologique de l'Occident au reste du monde" écrit pour sa part Eric Marty en ouverture de son livre évènement sur le sujet, Le Sexe des Modernes (Seuil, 2021).
Les études de genre sont-elles le signe de l'influence néfaste des campus américains sur la vie intellectuelle française, comme on le dit ici, ou produit de la French theory sur le monde de la recherche américaine, comme on l'affirme aux Etats-Unis ? De quel bouleversement anthropologique sont-elles le signe ? Sont-elles le vecteur d'une nouvelle révolution sexuelle, ou le symptôme d'une désexualisation inédite des sociétés occidentales ?
Retraçant l'histoire intellectuelle des "gender studies" entre Paris et Berkeley, Le Sexe des Modernes est le premier à tenter de faire le point sur ces questions et, à défaut d'explorer de façon exhaustive l'état du monde qui en résulte et se fabrique sous nos yeux, le premier à tenter de comprendre ce que les études de genre veulent dire.

Émission "Signes des temps" animée par Marc Weitzmann.

Sur quoi fonder la valeur de l'humanité ? Avec Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure.


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08.10.2018

Pour l'humanisme, l'humanité a une valeur intrinsèque et tous les êtres humains ont une valeur égale. Mais sur quoi peuvent se fonder ces deux étranges idées ? Non pas sur une idée théiste. Si Dieu existe, c'est lui qui est la source de toute valeur. Et il a peut-être "fait tous les hommes égaux" mais peut-être non : ils ne valent que s'ils le reconnaissent ou s'ils respectent ses commandements.
Non pas sur une idée naturaliste. A l'échelle de la nature, l'espèce humaine n'a pas plus de valeur que toute autre espèce de mammifères ou de moucherons ; ou peut-être même en a-t-elle moins, si l'espèce humaine est la prédatrice suprême. Et il serait contre-intuitif de soutenir que la "Nature a fait tous les hommes égaux".
Francis Wolff s'efforce de montrer que les deux thèses humanistes se fondent sur la définition même de l'être humain comme "animal rationnel", à condition d'entendre "rationnel" non pas au sens d'une quelconque aptitude intellectuelle mais au sens de "logos", faculté de dialoguer.
Plus ambitieusement, Francis Wolff propose une déduction rationnelle de l'altruisme et s'efforce de réconcilier les deux sens opposés du "bien" : "être bien" et "faire du bien" ("bonheur" aristotélicien et "moralité" kantienne).

Contre-histoire de la colonisation française. Avec Driss Ghali pour le Cercle Aristote.


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30.01.2023

Si vous croyez que la France s'est enrichie aux colonies, vous vous trompez, car la colonisation a été une très mauvaise affaire du point de vue économique et financier. Si vous croyez que les quelques milliers de kilomètres de route et de canaux d'irrigation légués par la France avaient de quoi assurer le décollage économique des colonies, vous vous trompez aussi, car la France a très peu investi dans son empire, par manque d'argent et de volonté politique. Le problème est simple à énoncer, mais il est interdit d'en parler : l'histoire de la colonisation est la "propriété privée" de lobbies, français et étrangers, qui n'ont aucun intérêt à ce que la vérité soit connue des Français, des Maghrébins et des Africains.
C'est pour cela que Driss Ghali a entrepris une véritable contre-histoire de la colonisation, antidote contre la désinformation et la pensée unique. Il explose les cloisons mentales qui dissimulent l'histoire véritable de cet épisode douloureux afin de nous libérer des mensonges institutionnels qui servent des intérêts qui ne sont pas les nôtres.

L'art opératif : tactique, stratégie et génie militaire. Avec Benoist Bihan à la Nouvelle Action Royaliste.


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29.04.2023

Stratégiste et historien, Benoist Bihan a récemment publié aux éditions Perrin ses Entretiens sur l'art opératif avec l'historien Jean Lopez concernant l'œuvre d'un général russe trop peu connu en France : Alexandre Svietchine. Tardivement mis en œuvre par les Soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale, l'art opératif reste mal compris aujourd'hui dans les grands états-majors qui doivent se préparer à conduire la guerre.
Tout en expliquant les idées maîtresses d'Alexandre Svietchine, Benoist Bihan relit maintes pages d'histoire militaire et nous permet de comprendre ce que fut, et ce que pourrait être, l'art de la guerre.

Ecologie sociale et entraide. Avec Renaud Garcia à Montpellier.


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10.2019

Philosophe de tradition anarchiste, Renaud Garcia revient sur les théories de l'effondrement des sociétés industrielles à l'aide des penseurs que sont Pierre Kropotkine et Murray Bookchin.
L'occasion d'étudier la façon dont ils articulent les préoccupations écologiques aux perspectives d'émancipation sociale et de porter un regard critique sur la collapsologie, discipline relativement récente au succès médiatique important.

Une conférence organisée par le Centre Ascaso-Durruti.

La violence dans l'Histoire. Avec Dominique Venner, Pierre de Meuse et Jean-Joël Brégeon sur Radio Courtoisie.


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17.09.2009

Quel est le rôle de la violence politique et sociale, aux motivations collectives, dans l'histoire ? Les violence politiques, telles que les guerres civiles, ethniques ou religieuses, trouvent toujours des justifications auprès d'une opinion ou de partisans prêts à excuser leurs cruautés au nom d'intérêts supérieurs à ceux des individus, au nom également de mobiles idéologiques, religieux, ethniques ou moraux.
De la Révolution française au choc des civilisations en passant par l'utopie du "doux commerce" et la répression sanglante de la Commune, il ne s'agit pas de disserter sur la nature "juste" ou "injuste" de telles violences, mais d'en examiner les caractéristiques, causes et conséquences à partir d'exemples emblématiques.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

Le totem de l'Etat de droit. Avec Ghislain Benhessa pour le Cercle Aristote.


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12.12.2022

"Ce qui distingue la civilisation de la barbarie, c'est l'Etat de droit !", tonne le garde des sceaux Eric Dupont-Moretti. Face aux décisions du Tribunal constitutionnel polonais, "Bruxelles ne peut plus tergiverser pour défendre les valeurs de l'Union et l'Etat de droit", affirme le journal Le Monde dans un éditorial solennel. Il ne se passe plus une journée sans que responsables politiques, journalistes ou magistrats n'invoquent l'Etat de droit comme pierre angulaire de toute vie démocratique.
Mais de quoi parle-t-on exactement ? Et pourquoi le soudain surgissement de cette notion, alors qu'on n'a jamais entendu le général de Gaulle ou Georges Pompidou lui accorder la moindre considération ? Le docteur en droit public et avocat Ghislain Benhessa retrace l'histoire du concept d'Etat de droit et montre comment on est passé du "droit de l'Etat" à la primauté du droit sur l'Etat.
Une fois les mécanismes juridiques mis en lumière, nous comprenons pourquoi la France ne pourra pas affronter sérieusement les nombreux périls qui approchent (sécuritaires, industriels, géopolitiques ou culturels) dans une configuration où l'Etat est empêché par le Droit, et où l'émancipation de l'individu a pris place, de fait, au sommet de la hiérarchie des normes.

Dépasser la crise du progrès. Avec Michaël Foessel, Régis Debray et Jean-Noël Jeanneney sur France Culture.


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12.07.2016

Le progrès est-il vraiment en crise ? Après tout nous vivons plus longtemps, les grandes épidémies régressent, la faim dans le monde recule, Internet nous facilite la vie. Sans doute ne serions-nous pas nombreux à vouloir retrouver à l'identique nos anciennes conditions d'existence...
Et pourtant, le progrès n'est plus ce qu'il était. L'idée d'une marche inéluctable de l'humanité vers un avenir radieux, où le mieux n'aurait jamais été l'ennemi du bien, a pris un coup de vieux. De nombreuses crises, sanitaires notamment, sont passées par là. La défiance l'emporte régulièrement sur la confiance, les citoyens réclament d'être partie prenante des choix qui préparent l'avenir de nos sociétés.
Mais est-ce une raison pour ne pas avoir confiance dans le futur ?

Table ronde des Rencontres de Pétrarque, animée par Hervé Gardette et Hervé Birnbaum.

Les dangers du wokisme. Avec Jean-François Braunstein à l'Institut Diderot.


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02.02.2023

Une vague de folie et d'intolérance submerge le monde occidental. Venue des universités américaines, la religion woke, la religion des "éveillés", emporte tout sur son passage : universités, écoles et lycées, entreprises, médias et culture.
Au nom de la lutte contre les discriminations, elle enseigne des vérités pour le moins inédites. La "théorie du genre" professe que sexe et corps n'existent pas et que seule compte la conscience. La "théorie critique de la race" affirme que tous les Blancs sont racistes mais qu'aucun "racisé" ne l'est. L' "épistémologie du point de vue" soutient que tout savoir est "situé" et qu'il n’y a pas de science objective, même pas les sciences dures. Le but des wokes : "déconstruire" tout l'héritage culturel et scientifique d'un Occident accusé d'être "systémiquement" sexiste, raciste et colonialiste. Ces croyances sont redoutables pour nos sociétés dirigées par des élites issues des universités et vivant dans un monde virtuel.
L'enthousiasme qui anime les wokes évoque bien plus les "réveils" religieux protestants américains que la philosophie française des années 70. C'est la première fois dans l’histoire qu'une religion prend naissance dans les universités. Et bon nombre d'universitaires, séduits par l’absurdité de ces croyances, récusent raison et tolérance qui étaient au cœur de leur métier et des idéaux des Lumières. Tout est réuni pour que se mette en place une dictature au nom du "bien" et de la "justice sociale". Il faudra du courage pour dire non à ce monde orwellien qui nous est promis.

Le Dollar va-t-il baisser en 2023 ? Avec Sylvain Tiger pour le Cercle Aristote.


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11.01.2023

Suite à l'investissement massif de liquidités dans le système économique mondial pendant la pandémie de Covid-19, nous assiston à un ralentissement conjoncturel important des principales économies.
Dans ce contexte, quelle sera la performance de la devise américaine sur les marchés financiers en 2023 ? Comment d'autres monnaies, comme l'Euro, vont-elles réagir en conséquence ? Et dans des temps incertains comme les nôtres, quels sont les refuges de valeur pour les petits épargants ?

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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04.2023

Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique du mois d'avril de l'année 2023.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'03 : Actualité du Cercle Aristote
 - 0'09'44 : La situation financière internationale
 - 0'23'17 : Royaume-Uni et Brexit
 - 0'36'43 : Le cas ukrainien
 - 0'42'28 : La Russie et la Chine
 - 0'53'53 : Diplomatie chinoise et Moyen Orient
 - 1'03'02 : Actualité nationale
 - 1'24'19 : Le point sur l'écologie
 - 1'38'19 : Questions/réponses