Guerres sans limites, effacement de l'Etat-nation et défense citoyenne. Avec Bernard Wicht et Laurent Schang sur Radio Courtoisie.


(0)
562 Vues
0 commentaire
21.09.2013

L'Union européenne est sans doute l'ultime avatar de la construction étatique moderne avec sa bureaucratie et son centralisme à l'échelle continentale. Et, dans l'immédiat, les crises que nous traversons devraient encore renforcer ce centralisme bureaucratique.
Paradoxalement, ce renforcement du pouvoir supra-étatique de l'Union européenne représente probablement l'épilogue de l'histoire de l'État moderne, le dernier acte d'une pièce qui s'est jouée pendant environ 500 ans, le dernier coup d'éclat d'une institution sur le déclin...

Émission du "Libre Journal des lycéens", animée par Pascal Lassalle.

La question de l'esclavage. Avec Bernard Lugan sur Méridien Zéro.


(0)
743 Vues
0 commentaire
11.2020

Le 10 mai 2001, en votant la "Loi Taubira", les députés français ont imposé une vision idéologique et manichéenne de la traite esclavagiste. Cette loi ne dénonce en effet que la Traite pratiquée par les Européens. Elle fait l'impasse sur les Traites arabo-musulmanes, afin que, selon Christiane Taubira,  "les jeunes Arabes (…) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l'héritage des méfaits des Arabes" (L'Express, 4 mai 2006).
En pliant sous "l'air du temps", les députés français ont donc effacé de la Mémoire collective des millions de victimes. À commencer par ces femmes et jeunes filles razziées dans ce que les conquérants arabes appelaient la "moisson berbère". Ibn Khaldun évoque à ce sujet les "belles esclaves berbères, de toison couleur de miel". Et que dire des enlèvements opérés jusque dans les années 1800 en mer et le long des rivages méditerranéens européens ?
Cette loi fait également l'impasse sur le rôle des Africains eux-mêmes. En Afrique sud-saharienne, les Européens, dont il n'est évidemment pas question d'évacuer la part de responsabilité, n'ont pas participé à la chasse aux esclaves, attendant sur le littoral que leur soient livrés les captifs. Il dépendait donc in fine de leurs partenaires africains d'accepter ou de refuser de leur vendre leurs "frères". La réalité est qu'une partie de l'Afrique s'est enrichie en vendant l'autre partie.
Loin des nuées et des manœuvres culpabilisatrices, Bernard Lugan réfute une histoire officielle dont la finalité est de paver la route de la repentance.

A voix nue. Avec Bernard Stiegler sur France Culture.


(0)
681 Vues
0 commentaire
2020

Philosophe dont l'esprit s'est construit en dehors du parcours académique entre le PCF, le jazz, la littérature et la prison, Bernard Stiegler a produit une pensée qui nous éclaire et nous alerte.
Ses expériences de vie, ses épreuves et ses études lui font approcher la philosophie de façon tout à fait originale. S'inspirant de Joseph Schumpeter et Marx, ou encore Alfred Lotka et Rudolf Clausius, il analyse les mécanismes de ce qu'il nomme le pharmakon : la technique comme remède et comme poison, l'entropie et la destruction créatrice.
C'est dans le cadre d'expérimentations conrètes avec plusieurs institutions que Bernard Stiegler tente de restaurer la société de manière locale et collaborative. Plus que jamais, son désir est de prendre soin, de panser la société, notre environnement.

Une série d'émission conduite par Céline Loozen.

A-t-on oublié Paul Valéry ? Avec Benoît Peeters sur France Culture.


(0)
596 Vues
0 commentaire
24.01.2022

Malgré quelques vers toujours inscrits dans la mémoire collective, ou l'image de sa tombe au cimetière marin de Sète, la figure de Paul Valéry semble se tenir au bord de l'oubli. La faute, peut-être, à une œuvre et à une biographie rétives aux opérations visant à les résumer.
Au cours de sa vie, Ambroise Paul Toussaint Jules Valéry s'est beaucoup employé à brouiller les pistes de sa biographie, refusant d'une main les démarches qui se vouaient explicitement à la retracer, tandis que de l'autre il nourrissait son œuvre d'authentiques détails de son existence. De la même façon, sa prédilection pour le fragment et l'aspect quasi-préparatoire, intermédiaire, de certains de ses textes rendent son travail difficile à envisager comme un ensemble unifié.
Tâcher de comprendre l'écrivain, qui fut aussi bien philosophe que poète, cela consiste donc à se conformer à la part éparse des chemins empruntés par Paul Valéry. Et peut-être saisir les contours de la grande entreprise dont son œuvre, aussi consistante soit-elle, ne fit que tracer le projet.

Émission "Sans oser le demander", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

Effondrement démographique et stérilisation des sociétés complexes. Avec Laurent Ozon pour Géopolitique profonde.


(0)
678 Vues
0 commentaire
24.11.2023

L'évolution démographique globale de l’humanité s’est longtemps caractérisée par une forte natalité et une forte mortalité. La transition démographique s'est engagée chez les populations européennes d’abord, puis chez d'autres, progressivement.
Cette transition démographique est-elle en train de devenir une implosion démographique ? Les sociétés complexes sont-elles structurellement stériles ?
Parmi les causes avancées pour expliquer l'effondrement de la démographie, le facteur environnemental reste largement ignoré ou relativisé par les médias et le monde politique. Un désintérêt que l'on peut trouver, pour le moins, suspect.

Israël, l'agonie d'une démocratie. Avec Charles Enderlin à l'Institut de Recherche et d'études Méditerannée/Moyen-Orient.


(0)
488 Vues
0 commentaire
14.10.2023

Que dirait aujourd'hui Hannah Arendt en apprenant que Benjamin Netanyahu a créé une agence gouvernementale de "l'identité nationale juive" ? Dès 1951, elle alertait des dangers qui guettaient l'État-nation Israël à sa création : "Cette solution de la question juive n'avait réussi qu'à produire une nouvelle catégorie de réfugiés, les Arabes accroissant ainsi le nombre des apatrides et des sans-droits de quelque 700'000 à 800'000 personnes."
Dans le contexte difficile lié à l'actualité tragique du conflit israélo-palestinien, Charles Enderlin analyse la situation politique actuelle israélienne et les dangers qui pèsent sur la démocratie du pays.

Histoire de la Russie. Avec Robert Steuckers pour le Centre d'Études Euro-Russes.


(0)
635 Vues
0 commentaire
18.11.2023

Quiconque connaît l'histoire de la Russie sait que l'État russe était organisée sous différentes formes. De l'arrivée des Varègues et du règne de Rurik, la Russie est ensuite passée au tsarisme, avec les Romanov aux commandes. En 1917 commençaient les préparatifs de la fondation de l'Union soviétique jusqu'à une période plus "démocratique" depuis 1991.
L'historien, traducteur et spécialiste de géopolitique Robert Steuckers revient sur l'histoire longue de la Russie et souligne l'importance des fleuves russes et son rôle de puissance conservatrice qui fait office de contrepoids à la thalassocratie anglo-saxonne.

La démocratie disciplinée par la dette. Avec Benjamin Lemoine sur Fréquence Paris Plurielle.


(0)
489 Vues
0 commentaire
19.05.2022

La dette est devenue un outil de gouvernement de la démocratie. Si la crise sanitaire a ouvert une brèche dans les politiques qui lui sont liées, celle-ci risque vite de se refermer. Il est donc indispensable de s'armer pour bien argumenter face à ceux qui ne rêvent que de revenir à l'austérité.
Les institutions publiques de la dette et de la monnaie (Trésor et Banque centrale) opèrent aujourd'hui comme une usine à garantie de l'industrie financière privée. Mais émettre une dette qui puisse satisfaire l'appétit des investisseurs mondiaux n'est pas sans risque pour la démocratie et s'accompagne de contreparties sociales, économiques et politiques qui sont négociées, à l'ombre de la vie politique, sur les scènes marchandes d'attestation du crédit.
Le débat public se limite à une pédagogie rudimentaire : il faut payer la facture de la pandémie et, pour rembourser la dette, consentir à des sacrifices : travailler plus, augmenter les impôts sur la consommation (et non sur la fortune), renoncer à des services publics et des droits sociaux.
Pour les pouvoirs publics, il faut "cantonner" le potentiel subversif de cette crise sans précédent. Réduite à un événement exceptionnel et exogène au capitalisme financier, la pandémie serait une parenthèse circonscrite qu'il conviendrait de refermer au plus vite sans tirer aucune leçon structurelle, avant de "retourner à la normale" d'un marché qui sert de garde-fou aux États sociaux et discipline les peuples dépensiers.


Émission "Les Oreilles loin du Front".

Être parent en temps de crise. Avec Marie-Estelle Dupont au Cercle Aristote.


(0)
782 Vues
0 commentaire
06.11.2023

Le covid a fait irruption dans nos vies alors que nous nous croyions hors d'atteinte et mis à l'abri de tout grâce à la technologie. Le 16 mars 2020, en quelques heures, le monde s'est arrêté. Les repères ont vacillé. Le contrôle de nos existences nous a échappé. L'urgence est devenue la norme, et l'exception, la règle.
Une autre maladie est apparue. Celle de la peur. Faisant de nos enfants les variables d'ajustement des obstacles rencontrés par la société. Nous tous, parents, avons réagi avec nos propres histoires, nos systèmes de valeurs, nos croyances et nos craintes.
Comment nos enfants, petits et grands, ont-ils vécu cette période ? Quel impact sur leur santé mentale et leur construction de futurs adultes ? Comment rester des parents incarnés et debout, et leur offrir un espace pour penser, vivre et aimer ?
Ce n'est que maintenant que la société commence à réaliser que nombre d'enfants et de jeunes adultes présentent une souffrance psychique. Marie-Estelle Dupont dresse un bilan de la santé mentale de la jeunesse et livre un éclairage sur ce qui a rendu possible la négation de leurs besoins élémentaires.

Sur Arnold Gehlen. Avec Benjamin Demeslay sur Radio Courtoisie.


(0)
572 Vues
0 commentaire
01.05.2023

Arnold Gehlen, né le 29 janvier 1904 à Leipzig et décédé le 30 janvier 1976 à Hambourg, est un philosophe, sociologue et anthropologue allemand.
Fondateur de l'anthropologie philosophique, sa réflexion porte sur l'homme en tant qu' "animal inachevé" (Nietzsche) mais "ouvert au monde".
Considéré comme le principal représentant de la pensée conservatrice en Allemagne après 1945, ainsi que comme l'un des intellectuels conservateurs les plus importants du XXe siècle, son œuvre commence seulement à être traduite en français.
Benjamin Demeslay se propose de nous y introduire.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

La question gazière en Mediterranée et l'influence turque. Avec Olivier Delorme au Cercle Aristote.


(0)
569 Vues
0 commentaire
23.10.2023

Quels sont les enjeux économiques et régionaux de l'exploitation du gaz entre Chypre, l'Egypte, Israël et le Liban face à la Turquie, en Méditerranée ?
Les dernières découvertes de ressources gazières relancent de vieilles tensions géopolitiques autour de la délimitation des frontières maritimes, tout en suscitant de nouvelles alliances et des espoirs de profits...

Le mécanisme des journées révolutionnaires. Avec Antoine Boulant sur Radio Courtoisie.


(0)
972 Vues
0 commentaire
2021

Si elle est intensément ancrée dans la mémoire collective des Français, la prise de la Bastille ne fut que la première d'une série de "journées" au cours desquelles le peuple parisien en armes fit basculer les régimes, les hommes et les hiérarchies, imposant sa volonté par la force.
De l'invasion du château de Versailles en octobre 1789 à celle du palais des Tuileries en mai 1795, en passant par le renversement de la monarchie et la proscription des Girondins, ces épisodes majeurs au déroulement similaire - rassemblement puis marche des émeutiers, réaction des autorités, attitude des troupes, invasion des lieux de pouvoir, combats, massacres - rythment la grande épopée révolutionnaire pendant près de six ans. Au coeur de la Révolution française elle-même, ils sont en outre la matrice de bien des épisodes insurrectionnels de l'histoire mondiale.
Délaissant une lecture strictement chronologique des événements pour adopter une démarche résolument comparative, l'historien Antoine Boulant met ainsi à jour le mécanisme des journées révolutionnaires et nous en offre une vision profondément originale.

Emission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.