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Les sciences sociales ont souvent de grandes difficultés à répondre de manière crédible aux attaques de certains biologistes contre les supposés progrès de leur discipline (en général la génétique) et leurs retombées sur la société.
Malgré le ton intimidant de ces allégations, leur prétention scientifique et la tendance à jouer de la réalité et des faits dans leurs formulations, la difficulté provient de l'extraordinaire mélange de science et d'idéologie dans chaque camp, ainsi que d'une histoire partagée où biologie et sociologie se sont souvent entremêlés.


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Si nous voulons répondre aux défis du XXIe siècle, il faut revenir en démocratie : cela suppose de reconnaître l’oligarchie pour ce qu’elle est, un régime qui vise à maintenir les privilèges des riches au mépris des urgences sociales et écologiques. Car la crise écologique et la mondialisation rebattent les cartes de notre culture politique : l’Occident doit apprendre à partager le monde avec les autres habitants de la planète. Il n’y parviendra qu’en sortant du régime oligarchique pour réinventer une démocratie vivante. Si nous échouons à aller vers la Cité mondiale, guidés par le souci de l’équilibre écologique, les oligarques nous entraîneront dans la violence et l’autoritarisme.


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Maxence Caron est l’invité d’Aude de Kerros afin d’évoquer son "système nouveau de la philosophie et de son histoire" et d'expliquer ses apports à la réflexion sur l’art en général et sur l’art contemporain en particulier.
C'est un entretien sur les relations de l’art, de la littérature et de la philosophie placé sous le regard d’un même effort de la pensée vers la Vérité, effort auquel l’homme est convoqué.


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S’il est un mot qui se présente tel un épouvantail devant des corbeaux, c’est bien celui de crise, qu'elle soit morale, de la dette, du couple, de la famille ou encore de civilisation ! C’est la preuve que nous ne vivons pas seulement une crise financière et qu’il existe plusieurs économies humaines : politique, symbolique ou encore discursive.
Ceci explique que l’on ait pu parler récemment de politique de civilisation et que des auteurs désireux de rompre avec la société de consommation ont pu émerger.
Le philosophe Dany-Robert Dufour s’est fixé comme programme d’établir les axiomes minimaux nécessaires à la survie des sociétés démocratiques et laïques. Il prétend même que l’individualisme véritable et l’humanisme ne sont pas encore nés. Avec ce philosophe, il existerait vraiment une vie possible après le libéralisme…
Emission "Les nouveaux chemins de la connaissance".


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L'historienne Marion Sigaut expose la guerre des juges contre l'Eglise au XVIIIe siècle et l'obstruction parlementaire menée par les magistrats.
A cette époque, la séparation des pouvoirs n'existait pas : les juges (ou "parlementaires") étaient dotés de la fonction de pouvoir législatif via la procédure d'enregistrement des lois du roi.
Les parlementaires se servaient de ce pouvoir d'enregistrement pour contrer la monarchie au XVIIIe siècle, développer leurs intérêts et leurs privilèges, mais aussi pour empêcher tout projet royal d'égalité devant l'impôt. Tant que les parlementaires n'enregistraient pas le texte législatif royal, le texte n'entrait pas en vigueur.


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La dépravation des mœurs de l’Ancien régime est chose admise, comme est admise la décadence de la noblesse, de l’Eglise et d’un système à bout de souffle remplacé par la victorieuse Révolution française : les Lumières sont passés par là.
L’apparition de la pédophilie dans le champ de l’étude historique va bouleverser cette perception : que se passait-il sous l’ancien régime ?
Pourquoi n’a-t-on jamais entendu parler d’affaires de mœurs touchant aux enfants dans ce système tant décrié qu’on a mis à bas ? Qui disait quoi ? Qui faisait quoi ? Que nous a-t-on dit ? Que nous cache-t-on ? Qui ment et pourquoi ? Quel rôle ont joué les historiens ?
C’est à partir de l’étude du procès, truqué d’un bout à l’autre, d’un fils du peuple ignominieusement mis à mort, que Marion Sigaut démonte la mécanique d’un mensonge qu’on nous vend depuis deux siècles : les pervers ne sont pas ceux qu’on croit, ceux qu’on nous fait croire, ceux qu’on nous présente.
Damiens n’était pas fou. Tout est à revoir.


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