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Marc Augier, alias Saint-Loup (1908-1990), fut emporté par le vent de l'Histoire, à toute vitesse, mais sans jamais tomber.
Il en a tiré une oeuvre forte et virile, parcourue par un souffle épique. Une oeuvre peinte à fresques, où des individus et des groupes d'individus doivent affronter les bombardements, le rouleau compresseur des chars soviétiques, l épuration, les foules ivres de violence, mais aussi la montagne, la neige, le froid polaire, les avalanches, les tempêtes, les poux, l'hiver russe, une panne de moteur en altitude ou, simplement, la fatigue au guidon d'une moto lancée sur les routes d'Europe.
Ce qui fascine, chez Saint-Loup, ce sont des valeurs universelles, qui n'appartiennent à aucun camp : c'est cette vie de sportif, d'aventurier, de guerrier.
Saint-Loup est le contraire d un idéologue. C'est un militant, mais ce n'est pas un homme du combat des idées. C'est un homme d'action, ayant mis ce goût de l'action et du risque calculé au service de causes politiques et parfois militaires.
Soixante-cinq ans après la fin de la guerre et plus de vingt ans après la chute du mur de Berlin, il est temps de se pencher sur son oeuvre, de la dégager de sa seule dimension hérétique, conséquence de ses quatre années à la LVF et à la Waffen SS. Oui, il faut revisiter ce grand créateur de mythes, et personnage mythique lui-même.


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La nation française n'est pas un peuple mais cent, et ils ont décidé de vivre ensemble. Du nord au sud, de l'est à l'ouest de l'Hexagone les mœurs varient aujourd'hui comme en 1850. Chacun des pays de France a sa façon de naître, de vivre et de mourir. La France avait besoin pour exister de l'idée d'homme universel, qui nie les enracinements et les cloisonnements ethniques. Produit d'une cohabitation réussie, la Déclaration des droits de l'homme jaillit d'une conscience aiguë mais refoulée de la différence. La culture est mouvement, progrès, diffusion, homogénéisation bien sûr, mais de nouvelles différences apparaissent sans cesse - aujourd'hui maghrébines, africaines ou chinoises. Il ne saurait donc y avoir de retour à une homogénéité perdue, parce que cette homogénéité n'a jamais existé.


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La philosophie de Gilbert Simondon problématise la pensée de l’émancipation politique en mettant au premier plan les conditions techniques de l’action humaine. Il faut, pour que l’homme soit vraiment libre, que le travail asservissant se mue en activité technique.
Ce déplacement de la question de l’aliénation depuis les rapports sociaux du travail vers la technique, conçue comme accès possible à la transindividualité, s’opère à travers une démarcation vis-à-vis de la perspective marxiste (ou repérée comme telle).
L’aliénation technique apparait alors plus profonde et plus objective que l’aliénation strictement économique.
Toutefois, ce geste théorique ne conduit pas tant à une dépolitisation qu’à une nouvelle problématique où il est pris conscience que les machines elles-mêmes sont soumises à une aliénation sociale et où l’invention technique devient une composante indispensable d’un projet conséquent d’émancipation sociale.
Dans ces conditions, il n’est pas inutile d’en revenir à une confrontation constructive de la philosophie des techniques de Gilbert Simondon avec la philosophie économique et politique de Karl Marx.


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La majorité des critiques économiques actuelles portent sur le néolibéralisme et la bulle financière. Et si la financiarisation de l’économie avait paradoxalement permis au modèle capitaliste de durer au-delà des limites qu’on pouvait lui prévoir ?
Dans quelle mesure peut-on penser dépasser aujourd’hui le système capitaliste ? Ne devons nous pas envisager un changement radical de paradigme économique, de système de répartition des ressources ?
Un changement qui concerne autant nos catégories de pensée que nos habitudes de comportement.


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Une conférence pour essayer de comprendre la perte d'influence du catholicisme au sein de la société française, particulièrement dans le domaine de la conduite politique du pays.
Y aurait-il moyen de renverser la tendance ? Quelles sont les marges de manoeuvres pour les mouvements se réclamant du catholicisme ?


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De livres en livres, Rémi Brague éclaire le "fait religieux", malheureusement détesté par certains ou ignoré -voire caricaturé- par d'autres.
Pourquoi ? Comment se comprendre, soi-même ainsi que nos sociétés, sans comprendre la composante religieuse – ô combien constitutive de notre humanité ?
Ses réflexions l'amènent à interroger en profondeur la l’évolution du rapport que l'homme entretient avec la loi. En effet, après un monde s'ordonnant par rapport au cosmos (l'antiquité) ou d'après la révélation divine (les trois monothéismes), l’époque moderne tente de se doter d’une loi sans foi, dans une sorte d'auto-fondation. Mais ce projet est-il viable ?
Emission menée par Damien Le Guay.


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Le physicien Jean Bricmont revient sur l' "Affaire Sokal" et par-là, sur l'actualité du mouvement poste-moderne dans le milieu des sciences humaines.
En effet, ce mouvement porte le relativisme cognitif au fondement de sa vision du monde, et entre dès lors en conflit avec la méthode scientifique classique qui postule l'existence d'une vérité objective et indépendante.
Un document important pour comprendre certaines oppositions entre les "sciences dures" et les sciences humaines.


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L'africaniste Bernard Lugan passe en revue l'actualité africaine, avec une analyse en détail de la crise du Mali et des tensions dans la corne de l'Afrique.
Enfin, le bien mal-nommé "printemps arabe" est passé en revue, dans sa complexité et ses contradictions.
Emission du "Libre journal des historiens", dirigé par Philippe Conrad.


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Depuis la fin de la 2e Guerre Mondiale et jusqu'aux années 90, l'Allemagne apparaissait à la France comme un partenaire fiable et honnête.
Le redressement économique du pays ces dernières années, aussi soudain qu'inattendu, allié à la crise de l'euro, réactualise en Allemagne l'idée flatteuse d'une supériorité de principe. L'intérêt exclusif du pays submerge les digues du partenariat européen.
Comment expliquer la fin du mal-nommé "couple franco-allemand" ?
En s'appuyant sur l'histoire de longue durée, Alain Favaletto nous permet de comprendre pourquoi l'Allemagne semble aujourd'hui faire cavalier seul au sein d'une Europe moribonde.




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Mais que se passe-t-il réellement en Ukraine ? Comment se fait-il que des partis démocrates se retrouvent alliés aux côtés de structures néo-nazies pour lutter contre le tropisme pro-Russe du gouvernement en place ?
Entre manipulation médiatique et réseaux de déstabilisation occidentaux, les derniers événement ont un arrière-goût étrange de Révolution Orange...


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