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La France doit-elle accepter de voir sa substance démographique changer définitivement à l’horizon 2050 ? A l’inverse, les populations d’origines étrangères présentes en France ne pourraient-elles pas devenir pour elle un atout face au mondialisme ?
Après trente années de "doxa" sos-racisme, comment déconstruire le chaos communautariste ? Une "décroissance migratoire" est-elle envisageable ?
Les deux auteurs ont pu débattre ensemble de ces problématiques centrales pour l’avenir de notre peuple et de notre civilisation.
Ce débat a été l’occasion de s’appercevoir qu’au delà des deux approches qui certains voudraient irréductibles (assimilationniste, différentialiste), existe une réelle convergence.
A l’heure où notre pays achève de se dissoudre dans le magma mondialiste, il est fondamental d’aller au cœur des problématiques d’identité nationale et d’immigration. C’est bien dans la confrontation des points de vue des hommes de bonne volonté que pourra naître la synthèse rectificatrice.


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Est diffusé un long entretien avec le romancier américain James Ellroy à l'occasion de la sortie de son dernier roman "Underworld USA".
Troisième et ultime volet de sa trilogie romanesque sur l'Amérique d'après-guerre, c'est une oeuvre hantée par les figures d'Hoover et d'Howard Hughes, décrivant l'Amérique de Johnson et de Nixon du point de vue des sombres coulisses, au travers du regard des voyeurs, maître-chanteurs et autres casseurs de bras...


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Youssef Courbage développe une thèse très iconoclaste sur l'évolution culturelle et politique du monde musulman : la révolution démographique qui y est actuellement en cours montre une chute rapide, et très largement méconnue, de la fécondité des populations.
Cette transition démographique serait un indicateur de l'évolution des mentalités et de l'intensité du processus de modernisation.
Et c'est tout naturellement qu'il en tire un certain nombre de conclusions politiques, notamment sur les perspectives d'évolution du terrorisme islamique, à contrecourant de la plupart des idées reçues. Pour lui, cette chute de la fécondité est l'indice d'une révolution culturelle et mentale qui rapprochera le monde musulman du monde occidental.
Une grille de lecture intéressante pour replacer les soubresauts de notre actualité immédiate dans un cadre plus général d'évolution des populations.


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La pauvreté s'est en quelque sorte rapprochée du salariat. C'est ce constat implacable que l'économiste Denis Clerc dresse de la situation des salariés français aujourd'hui.
La toute récente crise financière vient encore aggraver le tableau, en bloquant la croissance économique, déjà limitée, et en faisant peser une lourde menace sur l'emploi.
Les inégalités sociales ne cessent de se creuser.
Lorsque le chômage tend à diminuer, la pauvreté, elle, ne recule pas. Bien au contraire, elle frappe maintenant des travailleurs, des jeunes, qui très souvent subissent des temps partiels imposés, des périodes de chômage, et pour lesquels la protection sociale s'avère impuissante, malgré tout un arsenal d'aides.
Pour Denis Clerc, il est temps de remettre en marche l'état-providence, capable de renouer la cohésion sociale et de réinvestir dans l'emploi.


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Jean-Pierre Dupuy nous explique pourquoi, après avoir été l'un des principaux introducteur de John Rawls en France, il a rompu avec sa célèbre théorie de la justice.
En effet, les différents mécanismes sociaux servant à contenir les passions égalitaires ne font finalement que les déchaîner. Ainsi en est-il de la hiérarchie (Louis Dumont), de la démysthification (Pierre Bourdieu) et de la contingence (John Rawls) qui font toutes l'impasse sur la logique du mal absolu qu'est l'envie (l'amour-propre chez Rousseau).
C'est donc à un dépassement de l'idéologie victimaire que nous invite Jean-Pierre Dupuy, où les contextes faisant naître l'humiliation serait à combattre en premier lieu. Francis Wolff résume ensuite le propos de Jean-Pierre Dupuy et l'interroge sur les thèses qu'il avance.


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Nouveau porte-parole des "déshérités", l'islamisme politique ne s'attaque pas à la propriété et au pouvoir économique qui en découle, mais à la souveraineté et au pouvoir politique qui la représente.
Quand il devient armé, il exerce une violence meurtrière indifférenciée, visant à démontrer que le pouvoir n'est nulle part souverain.
Le fondamentaliste islamiste ne revendique pas la propriété de territoires, mais une redistribution monétaire sans frontières. Dès lors, il entre en conflit avec les souverains en place, en pays d'islam en premier lieu, particulièrement dans les pays pétroliers, en second lieu avec les titulaires de la souveraineté dans le monde, donc avec le centre principal, les Etats-Unis.
Cette dynamique qui anime les islamistes ne relève pas uniquement d'une nostalgie millénariste, d'un désir d'en revenir à l'Empire musulman au temps de sa splendeur. Ahmed Henni montre qu'elle s'inscrit localement dans le fonctionnement rentier des sociétés pétrolières où la richesse est liée au statut des individus. Et qu'elle s'inscrit historiquement dans la mutation mondialisée du capitalisme d'industrie en capitalisme de rente, financière notamment, où les idéologies valorisant les statuts pourvoyeurs de revenus prennent la place des idéologies valorisant le travail de production.


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Jean Ziegler continue de déranger : rapporteur spécial à l’ONU pour le droit à l’alimentation de 2001 à 2008, il a récemment publié "Destruction massive : Géopolitique de la faim".
Toutes les trois secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de malnutrition, alors que nous savons que l’agriculture d’aujourd’hui serait en mesure de nourrir douze milliards d’êtres humains : comment résoudre ce paradoxe ?
Jean Ziegler énonce les raisons de l’échec des moyens mis en œuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim, et il identifie ceux qu’il nomme "les ennemis du droit à l’alimentation".


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La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui.
La dynamique de l'accumulation du capital induit-elle inévitablement sa concentration toujours plus forte entre quelques mains ? Ou bien les forces équilibrantes de la croissance, de la concurrence et du progrès technique conduisent-elles à une réduction des inégalités ?
Thomas Piketty met en lumière l'aggravation des inégalités et propose des moyens pour inverser cette tendance.


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Alors que le projet de constitution d'un Kosovo indépendant et souverain vient d'être signé avec les bénédictions de l'Union européenne, assistons-nous à la fin définitive de la présence serbe dans cette province ?
L'écrivain, traducteur et éditeur Slobodan Despot nous révèle le rôle géopolitique des guerres balkaniques récentes (disclocation de la Yougoslavie) dans le jeu impérialiste américain.
En fin d'émission, l'actualité éditoriale de Xénia -maison d'édition de Slobodan Despot- est abordée. C'est le prétexte à plusieurs digressions, principalement sur le système politique suisse et la sortie du manifeste politique de Theodore "Unabomber" Kaczynski !


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Armes de destruction massive, pollution, extinction démographique : tout ce qui menace l’homme en tant qu’espèce vivante ne fait plus de doute. Mais il existe des facteurs qui viennent de l’homme lui-même, visant à saper son humanité propre. Ces facteurs ont beau être plus difficiles à saisir, c’est eux que Rémi Brague tâche de repérer à travers une analyse fulgurante et radicale de l’idée d’humanisme.
Car il ne s’agit plus de savoir comment nous pouvons promouvoir la valeur homme et ce qui est humain, en luttant contre toutes les figures de l’inhumain. Il s’agit désormais de savoir s’il faut vraiment promouvoir un tel humanisme. C’est l’humanisme lui-même qui est mis à mal.
Nous ne pouvons plus nous bercer d’illusions. Il est facile de prêcher un humanisme réduit aux règles du vivre-ensemble, mais comment le fonder ? La pensée moderne est à court d’arguments pour justifier l’existence même des hommes. Est-ce une façon de dire que le projet athée des temps modernes a échoué ?


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Une idée récurrente -à la fois chez les islamistes et chez leurs détracteurs- est que les pays musulmans sont rétifs à la modernisation, et à la plus importante des formes de transition, la transition démographique, celle de la fécondité et de la mortalité des enfants (et des filles) notamment. Or, les réalités montrent que la baisse de la fécondité, après avoir pris un retard certain pour des raisons complexes à la fois socio-économiques et culturelles, mais peut-être aussi idéelles, a pris sa vitesse de croisière et que l’atteinte du seuil de remplacement des générations, voire son dépassement est plausible dans un avenir non éloigné.
Pourtant, les schémas idéologiques anciens sont toujours présents : (1) la fécondité islamique est universellement élevée (2) elle ne manifeste aucune tendance importante à la baisse (3) elle est supérieure à celle des peuples voisins adeptes des autres religions.
Youssef Courbage nous montre à quel point cette vision est loin des évolutions dont nous sommes aujourd'hui les témoins. En effet, la transition démographique qui se passe sous nos yeux nous permet de postuler un "rendez-vous des civilisations", tant les variables observées semblent se rapprocher des standards occidentaux.


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L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) fait la pluie et le beau temps sur notre planète en matière de santé publique : la plupart des gouvernements se réfèrent à ses nombreuses recommandations dans leurs politiques de santé publique.
Or, une enquête approfondie de cet organisme et une étude attentive des nombreux rapports officiels et confidentiels qui en sortent nous dépeignent une organisation “sans maître à bord ni objectifs clairs sur un océan de corruption et d’inefficacité” (L’OMS : Bateau ivre de la santé publique, Bertrand Deveaud et Bertrand Lemennicier).Quel sont les buts de cette organisation ? Quels intérêts sert-elle ? Quelle crédibilité lui accorder ?