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Thibaut Giraud, alias "Monsieur Phi" sur YouTube, a un doctorat en philosophie et quelques années d'enseignement au compteur. Il s'inscrit dans la philosophie dite analytique qui accorde une importance particulière à la rigueur argumentative et l'ancrage dans les sciences.
Il répond ici longuement aux questions d'Alexis Cassel : l'occasion de mieux découvrir son travail et son approche de la philosophie.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'33 : [1] Pourquoi la grande majorité des lycéens n'apprécient pas la philosophie ? Peut-on vraiment noter quelqu'un en philosophie ? Pourquoi lire de la philosophie ?
- 0'28'58 : [2] Penses-tu que certaines inégalités sont utiles, et auquel cas, lesquelles et pourquoi ?
- 0'44'06 : [3] Notre conscience n'est-elle que le résultat de courants électrochimiques ? Crois-tu en l'existence du libre arbitre ? La responsabilité dépend-elle du libre arbitre ?
- 1'17'49 : [4] Le bonheur n'est-il réservé qu'aux imbéciles ? La recherche du bonheur est-elle une quête maudite qui ne conduit toujours qu'à la souffrance ?
- 1'38'12 : [5] Quel est ton avis sur les religions ? Devrions-nous tous être athées ou même antithéistes, ou au contraire sauvegarder les religions pour nous "canaliser" ?
- 2'02'10 : [6] L'amortalité serait-elle bénéfique pour l'humain ? Quelle vision du temps aurions-nous en tant qu'amortels ? A quoi ressemblerait un monde d'humains amortels ?
- 2'30'22 : [7] Quels problèmes éthiques le transhumanisme peut-il poser ? L'eugénisme sera-t-il source de problèmes ? Tel le bateau de Thésée, un humain à 80% robotique serait-il encore le même humain, et même un humain tout court ?
- 2'49'03 : [8] Comment vois-tu l'avenir de l'intelligence artificielle, et selon toi, quelle réaction devrions-nous adopter face à tous les changements qu'elle va engendrer ?
- 3'05'33 : [9] Quel est ton point de vue sur notre perception de la réalité ? (Descartes)
- 3'21'03 : [10] Les mathématiques ont-ils toujours existé ou ne sont-ils qu'une invention humaine pour nous aider à décrire notre perception de la réalité ?
- 3'40'06 : [11] L'existence humaine et sa conscience ont-elles un sens face à l'immensité de l'univers ? L'avenir de l'humanité se situe-t-il dans l'espace ?
- 3'52'04 : [12] Quels philosophes déconseillerais-tu de lire et pourquoi ?


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Pourquoi la dénatalité a-t-elle lieu partout sur la planète ? Quelles en sont ses causes et ses conséquences prévisibles ? Et surtout, comment inverser la tendance ? D'ailleurs : est-ce même désirable ?
Selon l'économiste Maxime Sbaihi, il est strictement inconcevable d'envisager des politiques natalistes qui ne respectent pas la liberté de chacun de ne pas faire d'enfants. En revanche, il constate que les gens déclarent vouloir faire plus d'enfants qu'ils n'en ont et qu'ils s'en sentent empêchés par la précarité de leurs conditions de vie matérielle.
Il plaide donc pour la mise en place de politiques natalistes libérales qui visent à permettre à ceux qui le souhaitent de faire plus d'enfants. Ni plus, ni moins !
- 0'00'00 : Intro
- 0'00'47 : La dénatalité est-elle un problème ? Et si oui, qu'est-ce qu'on peut faire pour y remédier ?
- 0'01'54 : Tableau global du problème mondial
- 0'05'12 : La dénatalité est sous-estimée
- 0'07'10 : Qu'est ce qu'un changement de natalité implique sur l'évolution de la population ?
- 0'12'43 : Pourquoi est-ce un problème, concrètement ?
- 0'16'15 : Le vieillissement nuit à la prospérité
- 0'20'10 : Si on ne prend pas au sérieux le déséquilibre démographique, nos système sociaux n'ont pas d'avenir
- 0'22'30 : Les jeunes s'appauvrissent et les politiques s'en moquent car ils sont trop peu nombreux pour peser démocratiquement
- 0'35'10 : La dénatalité, une bonne nouvelle pour la planète ?
- 0'47'00 : Le scénario d'une natalité qui baisse jusqu'à 0
- 0'47'54 : À quoi ressemblera la démographie mondiale en 2050 si on ne change rien ?
- 0'51'40 : A-t-on déjà atteint un point de bascule historique dans le nombre de naissances ?
- 0'55'22 : Pourquoi les gens font moins d'enfants ?
- 1'19'36 : Comment aider les gens qui le souhaitent à avoir des enfants ?
- 1'36'00 : Et si le natalisme libéral ne marche pas, on fait quoi ?
- 1'43'50 : Conclusion
Un entretien mené par Théodore Brossollet.


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Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique du mois de mai 2025.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.
- 0'00'00 : Présentation
- 0'01'31 : Attaques coordonnées contre les prisons : la France se dirige-t-elle vers le modèle d'un narco-État ?
- 0'22'30 : Forte hausse des baptêmes chez les adolescents et les adultes pour Pâques : questionner la place du christianisme dans la société française de demain
- 0'36'11 : Projet de loi visant à instaurer une aide à mourir
- 0'53'13 : Débats sur l'introduction du scrutin proportionnel à l'Assemblée nationale
- 0'56'50 : Déclarations de Bayrou et Macron : Le retour des référendums en France ?
- 0'59'21 : Commission d'enquête sur le projet Péricles
- 1'13'22 : Meurtre d'Aboubakar Cissé et analyse des réactions de la classe politique française
- 1'24'27 : Publication de l'ouvrage La Meute sur le fonctionnement interne de La France insoumise
- 1'32'01 : Mort Val Kilmer
- 1'40'16 : Actualités Cercle Aristote et Perspectives Libres
- 1'45'58 : Visite du nouveau président syrien El-Charaa à Paris
- 1'51'14 : Intensification des opérations militaires israéliennes
- 2'14'10 : Mort du pape François et élection de Léon XIV : bilan et perspectives
- 2'28'59 : Elections locales en Grande Bretagne
- 2'34'20 : Percée de George Simion au premier tour de l'élection présidentielle roumaine
- 2'37'10 : Escalade des tensions entre l'Inde et le Pakistan au sujet du Cachemire
- 2'47'06 : Manifestations à Taipei
- 2'52'49 : Victoire des libéraux aux élections fédérales canadiennes et avenir de la cause indépendantiste québécoise
- 3'00'19 : Bilan des cent premiers jours de l'administration Trump


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Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d’Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond !


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L'ensemble des processus biologiques propres à l'existence corporelle sont désormais au cœur d'une nouvelle phase de la globalisation industrielle : la bioéconomie. Celle-ci peut se définir sommairement comme l'application des biotechnologies à la production primaire, à la santé et à l'industrie afin d¹accroître la productivité économique.
Parce qu¹elle s'enracine dans les soubassements anthropologiques les plus profonds -le désir d'échapper à la maladie, le rêve d'une jeunesse éternelle et la peur de la mort- la bioéconomie du corps humain représente l'expression ultime du capitalisme industriel. Elle se nourrit des promesses et des espoirs portés par les innovations biomédicales.
Céline Lafontaine revient sur le cas de la médecine régénératrice, plus spécifiquement la recherche sur les cellules souches, qui représente la forme la plus achevée de cette "industrie de l'espoir".
Une communication donnée dans le cadre du colloque intitulé "Imaginaire, industrie et innovation".


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L'intellectuel indépendant David L'Epée prend le contrepied des discours pessimistes et déclinistes qui tendent à dominer dans les milieux dissidents. Il s’intéresse au thème du choc des générations et explique que c’est de la jeunesse, revenue des anciens clivages et débarrassée des vieilles idéologies, que viendra le changement : une jeunesse précarisée mais en rupture avec les illusions du progrès, sensible aux enjeux identitaires, sociaux et environnementaux, une jeunesse enracinée, à la fois conservatrice et révolutionnaire.
Un diagnostic qui appelle à une vaste recomposition politique et à une réorganisation des forces militantes !


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C'est au cours de ses premiers travaux de recherche portant sur le vieillissement et son mécanisme de désorganisation qu'Henri Atlan s’intéresse à la notion d’organisation et aux facteurs d’organisation et de développement. Il développe alors une espèce de formalisme qui permet de comprendre comment se fait la création de diversité, de complexité à partir d'événements aléatoires, de perturbation sur des systèmes organisés, sous certaines conditions. Là où l'on pense alors que des perturbations aléatoires ne peuvent avoir qu’un effet négatif, de destruction de toute l'organisation, il est possible de montrer que dans certaines conditions, les facteurs de perturbation ou "bruit" peuvent favoriser l'émergence de nouvelles formes d'organisations, de formes d'auto-organisation.
Dès que le code génétique est déchiffré, ces considérations n'ont plus d'importance dans la communauté des biologistes. S'impose alors la métaphore du "programme génétique", c’est-à-dire le parallèle, par raisonnement analogique, entre la structure de l'ADN et un programme d'ordinateur.
Or, Henri Atlan affirme que les organismes vivants ne peuvent pas être réduits à la structure des gènes et remet en cause le tout-génétique. Tout n'est pas écrit dans les gènes sans pour autant dire qu'il n’y a pas de déterminisme biologique. Il existe d'autres déterminismes - mécaniques, physico-chimiques et biologiques - qui ne sont pas génétiques. Pour comprendre le fonctionnement des gènes, il faut s'intéresser à leur organisation, au sens d'une organisation complexe. D'où un renouveau de l'interrogation de recherche de techniques de modélisation pour essayer de maîtriser d'une certaine façon la bio-complexité.
Henri Atlan mentionne également la place de la philosophie dans sa réflexion scientifique, particulièrement celle de Spinoza et l'importance du spinozisme actualisé et parle des activités du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé.


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La post-humanité a longtemps été un thème de science-fiction. Mais il arrive que celle-ci anticipe sur l’histoire à venir, et aujourd’hui, la post-humanité occupe à la fois la sociologie et la philosophie politique : à travers elle, ce sont les fondements de la cité qui sont questionnés de manière radicalement nouvelle.
Mais à quoi la post-humanité réfère-t-elle au juste ? À la figure du cyborg ? À la marchandisation du corps ? À l’ingénierie génétique ? À l’utopie de l’immortalité ? À une nouvelle régulation technologique des corps et des âmes ?
Ces termes, pour le commun des mortels, demeurent assez nébuleux. On sent toutefois se dessiner une société où la vie serait créée en laboratoire, où on pourrait vaincre la vieillesse, et peut-être même la mort.
Une telle société est-elle envisageable et désirable ? Savons-nous encore poser des limites à l’utopie d’une manipulation complète de la vie et du monde par la technologie ? Est-ce que l’homme, aujourd’hui, est tenté de se prendre pour Dieu ?
Émission "La vie des idées", animée par Mathieu Bock-Côté.