L'identité en question. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


(0)
177 Vues
0 commentaire
23.03.2023

Depuis plus de quinze ans, l'identité a fait une entrée en force dans le discours politique. L'omniprésence de cette thématique identitaire s'explique avant tout par la perte des repères dans un monde où les grands récits collectifs ont disparu, où les frontières et les limites s'effacent, où les liens sociaux se sont distendus. De telle sorte que, faute de boussole, on ne sait plus qui l'on est.
Dans la situation de crise actuelle, les uns s'affirment bruyamment "identitaires", tandis que d'autres alertent sur les dangers d'un tel "repli". Les premiers pensent que leur culture est menacée, les autres qu'il faut en revenir aux principes de l' "universalisme républicain" qui tient pour négligeables les différences entre les cultures. Pour tout compliquer, on assiste aujourd'hui, dans la mouvance des théories "indigénistes " et "décoloniales", au surgissement d'un identitarisme d'un type nouveau.
Comment en est-on arrivés là ? Et de quoi parle-t-on au juste ? Peut-on avoir une identité si l'on est tout seul ? Qu'est-ce qu'une identité dialogique ? L'identité définit-elle ce qui ne change jamais ? ou ce qui nous permet de changer tout en restant nous-mêmes ?
À ces questions, comme à bien d'autres, Alain de Benoist cherche à donner une réponse sans tomber dans d'inutiles polémiques. L'identité est une affaire trop importante pour être abandonnée aux fantasmes.

Émission du "Libre Journal du soir", animée par Arnaud Guyot-Jeannin.

Qu'est ce que l'universalisme catholique ? Avec Laurent Dandrieu sur Radio Courtoisie.


(0)
333 Vues
0 commentaire
28.09.2022

À l'heure des migrations de masse, des pandémies mondiales, du réchauffement planétaire et des multinationales omnipotentes, la notion d'enracinement semble vouée à la ringardise. Pour beaucoup de chrétiens, elle paraît s'opposer de plus en plus à l'impératif de fraternité universelle. L'idée s'impose qu'il faudrait choisir entre la patrie du ciel et la patrie terrestre, qu'il serait urgent de dépasser les frontières pour réaliser l'unité du genre humain. L'universalisme semble n'être plus qu'un autre nom du mondialisme.
Pour Laurent Dandrieu, cette vision est en contradiction avec l'essence même du catholicisme, religion de l'incarnation. Une contradiction aussi avec l'idée même d'universalisme chrétien, unité spirituelle qui a toujours marché main dans la main avec l'attachement de l'Église à la diversité des peuples et des cultures.
À contre-courant des oppositions binaires, il renouvelle de fond en comble le sujet, et ouvre un débat vital pour l'avenir du christianisme en défendant l'idée qu'en oubliant l'esprit de la Pentecôte au profit de son exact contraire qu'est la tentation de Babel, l'Église prêterait la main à son pire ennemi, ce mondialisme qui vise à arracher l'homme à tous ses liens, culturels, historiques, humains et religieux.
Appel vibrant à un renouveau catholique, Laurent Dandrieu trace une ligne de crête exigeante : la voie étroite qui mène à Dieu passe par une contribution singulière et enracinée à la civilisation chrétienne.

Émission du "Libre journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Frantz Fanon, l'antiraciste (vraiment) universaliste. Avec Kévin Boucaud-Victoire pour Le Média.


(0)
279 Vues
0 commentaire
01.2023

Connaissons-nous vraiment Frantz Fanon ? Né en Martinique en 1925, puis arrivé en Algérie comme psychiatre, il meurt à 36 ans après avoir marqué son époque et l'Histoire comme peu de Français au XXe siècle. Essayiste, penseur majeur de la question coloniale et du tiers-mondisme, acteur des luttes de libération nationale notamment aux côtés du FLN algérien, Frantz Fanon continue d'influencer les chercheurs et brasseurs d'idées, dans les universités du monde entier.
Mais sa pensée reste assez floue, au point qu'on le présente parfois aujourd'hui comme un des inspirateurs des "identitaires de gauche". Or comme l'explique Kevin Boucaud-Victoire, Frantz Fanon est très loin de cette étiquette, quel que soit son contenu.
Et il a beaucoup de choses à nous dire. Il parle à notre époque et ses mots continuent d'être porteur d'une grande radicalité, des décennies après sa mort. C'est peut-être pour cela qu'il continue de faire peur, et est caricaturé voire occulté.

Les dangers du wokisme. Avec Jean-François Braunstein à l'Institut Diderot.


(0)
479 Vues
0 commentaire
02.02.2023

Une vague de folie et d'intolérance submerge le monde occidental. Venue des universités américaines, la religion woke, la religion des "éveillés", emporte tout sur son passage : universités, écoles et lycées, entreprises, médias et culture.
Au nom de la lutte contre les discriminations, elle enseigne des vérités pour le moins inédites. La "théorie du genre" professe que sexe et corps n'existent pas et que seule compte la conscience. La "théorie critique de la race" affirme que tous les Blancs sont racistes mais qu'aucun "racisé" ne l'est. L' "épistémologie du point de vue" soutient que tout savoir est "situé" et qu'il n’y a pas de science objective, même pas les sciences dures. Le but des wokes : "déconstruire" tout l'héritage culturel et scientifique d'un Occident accusé d'être "systémiquement" sexiste, raciste et colonialiste. Ces croyances sont redoutables pour nos sociétés dirigées par des élites issues des universités et vivant dans un monde virtuel.
L'enthousiasme qui anime les wokes évoque bien plus les "réveils" religieux protestants américains que la philosophie française des années 70. C'est la première fois dans l’histoire qu'une religion prend naissance dans les universités. Et bon nombre d'universitaires, séduits par l’absurdité de ces croyances, récusent raison et tolérance qui étaient au cœur de leur métier et des idéaux des Lumières. Tout est réuni pour que se mette en place une dictature au nom du "bien" et de la "justice sociale". Il faudra du courage pour dire non à ce monde orwellien qui nous est promis.

L'inquiétante familiarité de la race. Avec Alain Policar sur RCJ.


(0)
318 Vues
0 commentaire
02.05.2021

Alors qu'existait, depuis au moins la fin de la Seconde Guerre mondiale, un consensus scientifique sur l'inexistence biologique des races dans l'espèce humaine, celui-ci a éclaté, et le vocabulaire de la race a envahi le champ académique et médiatique.
Comment et pourquoi ? C'est ce que nous explique Alain Policar, agrégé de sciences sociales, docteur en science politique et actuellement chercheur associé au Centre de recherches politiques de Sciences Po.

Émission "PILPOUL", animée par Marc Welinski.

Actualité des Lumières. Avec Antoine Lilti au Collège de France.


(0)
328 Vues
0 commentaire
08.12.2022

L'actualité des Lumières ne se dément pas. Elles sont prônées comme la source vive des valeurs modernes de liberté, de tolérance et d'égalité, ou, à l'inverse, dénoncées comme l'idéologie de l'impérialisme occidental et l'origine d'un culte irréfléchi du progrès technologique. Comment comprendre qu'un mouvement intellectuel, si profondément inscrit dans les transformations sociales, culturelles et politiques du XVIIIe siècle, puisse susciter aujourd'hui encore tant de débats ? Comment échapper aux caricatures pour penser, sans fétichisme ni anachronisme, l'actualité des Lumières ?
Les études historiques ont profondément renouvelé notre compréhension de ce que nous appelons les Lumières. Celles-ci ne sont plus perçues comme une doctrine homogène ou comme le programme théorique d'une modernité triomphante, mais comme un ensemble de débats, comme une réflexion polyphonique et critique portant sur les ambivalences des sociétés modernes.
Penser historiquement les Lumières implique de restituer leur pluralité. Leur héritage n'est pas un trésor européen, encore moins national. Les Lumières, dont les sources mêmes sont multiples, ont été appropriées et réinterprétées dans différents espaces culturels. Une histoire comparée des Lumières doit permettre de repenser la question de leur universalité.

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


(0)
1586 Vues
0 commentaire
2022

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

La critique des Lumières. Avec Antoine Lilti sur France Culture.


(0)
557 Vues
0 commentaire
29.12.2019

En France plus qu'ailleurs - peut-être en raison de son rôle supposé dans la Révolution - ce que l'on appelle l'héritage des philosophes des Lumières joue un rôle majeur dans le débat public. Qu'il s'agisse des débats sur la laïcité, sur l'identité nationale ou sur la construction européenne, cet héritage est aujourd'hui invoqué par tout le monde. Pour s'en réclamer ou pour l'attaquer.
Devenues une sorte de mot de passe pour désigner les sources idéologiques de la modernité occidentale, Les Lumières sont donc et plus que jamais au cœur du débat.

Émission "Signes des temps", animée par Marc Weitzmann.