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Aujourd'hui, quels sont les bouleversements démographiques et technologiques qui agitent notre monde ? La dynamique politique de fragmentation-centralisation permet-elle de comprendre la trajectoire de la modernité ? Vit-on à l'ombre de la potentielle singularité technologique ?
À travers une analyse historique et prospective, les intervenants dissèquent l'évolution des États, des monarchies médiévales aux régimes modernes, en passant par les mécanismes de pouvoir et les défis démographiques. Ils interrogent l'impact des technologies sur la liberté, la natalité et l'avenir des civilisations - notamment occidentale.
Entre projections futuristes et critiques acerbes du présent, une invitation à repenser les fondements de nos sociétés en explorant la décentralisation comme remède aux excès de la centralisation, les modèles politiques alternatifs (comme les network states), ou encore les dilemmes éthiques de l'accélération technologique.


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Et si l'homme n'était qu'un animal nu, sauvé par le feu volé aux dieux ? C'est la question au cœur de l'épopée occidentale, qui s'appuie sur le mythe de Prométhée pour comprendre notre trajectoire - et notre avenir.
Entre liberté radicale, progrès technique et identité occidentale, les adeptes du prométhéisme défendent une vision où la raison, la technique et l'art, indissociables depuis l'Antiquité, forgent notre destin.
Cuisine des aliments, conquête spatiale ou IA : chaque avancée, comme le feu jadis, nous transforme biologiquement et culturellement. L'humanité doit dompter ses limites, qu'il s'agisse de Chronos (le vieillissement) ou de Zeus (le changement climatique), sans tomber dans le chaos.
L'Occident a unifié le monde ; demain, il doit conquérir l'espace. Il s'agit de faire advenir le futur, sans renier notre passé.
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Et si nous étions entrés dans l’ère du technofascisme ? Depuis que Donald Trump est de retour à la Maison Blanche, quelque chose a basculé. Et pendant qu'il attire toute l'attention, qu'il semble être partout, son pouvoir se transforme. Car cette fois-ci, il s'est entouré des milliardaires de la tech à qui il doit son élection.
Après avoir accaparé nos vies privées, ces entrepreneurs veulent désormais imposer leur vision du monde et étendre leur influence, en commençant par démanteler les institutions et la démocratie américaine…
- 0'00'00 : Introduction
- 0'02'48 : Présentation des intervenants
- 0'03'47 : Définition du techno-fascisme
- 0'07'43 : Spécificités et exemples des fonctionnement du techno-fascisme
- 0'15'02 : Qui sont les leaders et acteurs du techno-fascisme ?
- 0'26'21 : Perception de la démocratie
- 0'34'30 : Reconfiguration du réel
- 0'41'14 : Exemples de techno-fascistes au pouvoir
- 0'47'16 : Le techno-fascisme en Europe
- 0'59'30 : Sécessionnisme : les formes privatisées de gouvernance politique
- 1'06'48 : Transcender les limites : transhumanisme
- 1'12'44 : Conseils pour faire face à cette perspective dystopique
- 1'20'12 : Conclusion
Émission "Le souffle de l'info", animée par Paloma Moritz.


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Ce portrait explore le parcours hors norme d'un homme qui, des échecs à la finance en passant par la création de PayPal et Palantir, a l'ambition de façonner l'ère numérique avec une vision à la fois libertarienne et élitiste. Son histoire – de son enfant en Afrique du Sud à s fascination pour les "niveaux de lecture" inspirés de Leo Strauss en passant une pratique des échecs à haut niveau – révèle un esprit aussi brillant que controversé, oscillant entre décentralisation du web et maîtrise technocratique.Au cœur des paradoxes : Thiel défie les catégories, alliant soutien à la crypto et collaboration avec les agences gouvernementales, tout en critiquant la "Cathédrale" médiatique. Son approche, entre patchwork politique et précrime algorithmique, interroge : et si la liberté naissait d'une élite éclairée ?
Une plongée dans les rouages d'un monde où la tech, entre utopie et dystopie, redéfinit le pouvoir.


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C'est en compagnie de Stefou Xenomancie qu'est étudié en profondeur le courant intellectuel souterrain mais influent des lumières sombres, un mouvement qui remet radicalement en question les fondements de la modernité politique. Inspiré par le penseur Nick Land, théoricien d'une technocratie élitiste, le débat s'articule autour d'une critique acerbe de la démocratie, de l'égalitarisme et du progressisme. Ce courant prône un retour à des structures sociales hiérarchisées, tout en intégrant les avancées technologiques pour façonner un futur où l'efficacité prime sur les idéaux humanistes. Entre rejet des utopies égalitaires et fascination pour un capitalisme débridé, ces idées interrogent : une société gouvernée par une élite technoscientifique est-elle viable, voire souhaitable ?
L'échange aborde également des thèmes connexes comme la providence technocapitaliste, où le marché et l'intelligence artificielle sont perçus comme des forces quasi divines de sélection sociale, ou encore la guerre hybride, où les conflits futurs se joueront autant sur les champs de bataille que dans les réseaux numériques. Des références à la gnose, à la double prédestination calviniste ou aux mythes faustiens viennent éclairer cette vision d'un monde où le pouvoir se concentre entre les mains de quelques-uns, tandis que la masse, dépossédée de son autonomie, n'est plus qu'un rouage d'un système dépassant l'entendement humain. Entre dystopie et prophétie, cette discussion invite à décrypter les dérives possibles d'un futur où technologie, pouvoir et spiritualité s'entremêlent de manière troublante.


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Janvier 2025 : Donald Trump fait son retour à la Maison Blanche, plus brutal que jamais, Elon Musk dans ses valises. Et si l'homme le plus riche de la planète préfigurait l'exercice du pouvoir tel que le fantasme un secteur technologique de plus en plus réactionnaire ?
Nourris par d'obscurs penseurs étourdis de rêves fascistes ou monarchiques, des milliardaires influents prophétisent la mort des démocraties. Leur horizon politique : la sécession. Car la fin d'un monde, c'est surtout le commencement du leur.
L'objectif de ces nerds de l'Apocalypse ? La mort de l'Etat-nation, et l'avènement de “network states”, des enclaves libertariennes autonomes dirigées comme des entreprises par des techno-oligarques libérés de tout contrôle.
Bienvenue dans le Moyen-Age du futur.
Un entretien mené par Cyrille Chaudoit et Mick Levy.