Le pari de Kojève : l'athéisme. Avec Rambert Nicolas au Cercle Ernest Renan.


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22.10.2025

Explorant la pensée d'Alexandre Kojève à partir de son rapport à l'athéisme et à la philosophie russe, Rambert Nicolas revient sur le "pari" qui consiste non seulement à choisir, sur le plan théorique, entre l'existence ou l'inexistence de Dieu, mais engage aussi une manière de vivre, une transformation de soi et une certaine conception de l'Histoire.
En effet, le théisme implique la croyance en Dieu, l'immortalité de l'âme et une béatitude à venir quand l'athéisme mise au contraire sur la mortalité, l'action humaine et la construction d'un monde désirable, ici et maintenant. Et chez Kojève, la mort n'est pas un simple fait biologique : elle révèle la liberté radicale de l'homme, sa capacité à s'arracher à la nécessité et à affirmer sa volonté, jusque dans la possibilité du suicide.
À travers cette réflexion, se dessine une philosophie de l'engagement, irréductible aux discours abstraits ou aux positions que pourrait produire une machine : croire ou ne pas croire, c'est toujours devenir quelqu'un.

Yukio Mishima (1925-1970), l'épée et le cerisier. Avec Annie Cecchi, Diane de Margerie, Claude-Michel Cluny, Nicolas Bataille, Tadao Takemoto, Marie-Claude de Brunhoff, Jean-Marc Pottiez, Donald Keene et Dominique Aury sur France Culture.


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15.11.1990

Séquestré par sa grand-mère, Yukio Mishima grandit solitaire. Dévoué à cette vieille femme malade qui lui transmet son culte pour le Japon traditionnel, il est très tôt fasciné par les acteurs et les théâtres kabuki et nô qui façonnent l'esthétique de son regard.
L'écrivain qui porte en lui "une force très japonaise et en même temps un vernis européen" connait bien la culture occidentale dont il adopte les codes vestimentaires et dévorait la littérature.
Réformé, le jeune homme échappe à la guerre mais créé des années plus tard une "société du bouclier", milice privée, dévouée à l'Empereur et fidèle au culte du bushido, code des principes moraux des samouraïs. Le jeune homme malingre s'est métamorphosé. En soumettant son corps à une discipline de fer il cherche à atteindre l'idéal athlétique des guerriers qu'il admire. 
Homosexualité et mort, tragédie et érotisme, hantent l'œuvre et la vie de celui qui n'hésite pas à se photographier en Saint Sébastien martyre : "tout ce qu'il voit prend des allures de théâtre et de tragédie". C'est d'ailleurs dans un dernier geste théâtral, spectaculaire et patriotique que Yukio Mishima, en 1970, se donne la mort en se suicidant par seppuku (éventration).

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Bénédicte Niogre.

Soral répond sur ERFM !


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2019

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

Savoir reconnaître le nihilisme en nous. Avec Julien Rochedy pour Le club du Mercredi à Nancy.


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06.11.2019

Ancien président du Front National de la jeunesse, créateur et animateur de l'Ecole Major, nietzschéen assumé, Julien Rochedy est en première ligne pour combattre le nihilisme de la civilisation européenne et occidentale, c'est à dire tout ce qui est en elle cherche à se suicider sous couvert d'idéaux, de morale et de bons sentiments.
En lutte contre la domestication des hommes, c'est à dire contre la logique qui cherche à les rendre inoffensifs, soumis et esclaves d'un système insensé et morbide, il entend participer à la rénovation de la pensée de droite qui, tout en s'inspirant des grands auteurs et des grandes traditions de pensée, envisage aussi et surtout l'avenir. Notre avenir.
Saurons-nous entendre ce qu'il a à nous dire ? Pourrons-nous éviter la ruine identitaire programmée de la civilisation européenne ?

Choisir sa fin de vie, l'ultime liberté ? Avec François-Xavier Bellamy et Jacqueline Jencquel à l'Ecole Normale Supérieure.


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13.10.2018

La fait de disposer de sa mort est l'ultime expression de la volonté de l'individu dans son acception libérale.
Vu comme un progrès allant dans le sens de l'émancipation d'un côté, cette revendication est plutôt perçue, de l'autre, comme une révolte contre le corps qui nie ce que nous sommes.
Jusqu'ou peut et doit aller la possibilité de disposer de son corps à chaque moment de sa vie ? Suicide assisté ? Euthanasie ? Où sont les limites que la société entend poser dans les lois qui régissent la fin de vie ?

Une conférence organisée par l'association "Students for Liberty".

16 juillet 1982, le suicide de Patrick Dewaere. Avec Thomas Baurez sur France Inter.


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21.06.2017

"Cher Patrick, je te le dis maintenant sans gêne et sans drame. J’ai toujours senti la mort en toi. Pire, je pensais que tu nous quitterais encore plus vite. C’était une certitude terrible que je gardais pour moi. Je ne pouvais rien faire. J’étais le spectateur forcé de ce compte à rebours. Ton suicide fut une longue et douloureuse maladie." Ces quelques mots, extraits d’une lettre posthume de Gérard Depardieu à Patrick Dewaere, disent avec force et justesse la fatalité d’une tragédie qui ébranla le cinéma français en cet été 82.
Ce jour-là, l’acteur Patrick Dewaere, 35 ans, met fin à ses jours. Il est pourtant au sommet de sa gloire. En à peine quinze ans et une trentaine de films, il s’est imposé comme l’un des acteurs les plus brillants de sa génération. Tour à tour voyou, flic, paumé, juge ou footballeur, il marque de son empreinte les films dans lesquels il joue. Jusqu’à se confondre totalement avec eux… saisissant alliage d’écorché vif et de folie, d’impulsivité et de fragilité.
Dans la vie comme dans ses films, Patrick Dewaere est toujours sur un fil, en équilibre, avec l’alcool et la drogue comme compagnons d’infortune. Parti trop vite, il incarne encore aujourd’hui l’acteur d’une génération, celle de la décennie 1970, balancée entre les espoirs soulevés par la révolte de 1968 et les dérives d’une jeunesse en mal de vivre.

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Vie et mort de Mishima, le dernier samouraï. Avec Stéphane Giocanti sur Radio Courtoisie.


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15.03.2008

Historien de la littérature, Stéphane Giocanti se place également du côté de la création littéraire en publiant Kamikaze d'été, un roman s'intéressant à la mission finale d'un aviateur japonais au début de l'été 1945.
Et c'est à ce titre que nous sommes entraînés sur les traces de Yukio Mishima, dont l'ombre tutélaire plane sur le roman de Stéphane Giocanti.

Émission du "Libre Journal des lycéens", animée par Pierre Navarre.

Otto Weininger et la question du génie. Avec Jacques-Antoine Malarewicz chez Etienne Klein sur France Culture.


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18.02.2017

Le 3 octobre 1903, un tout jeune philosophe, Otto Weininger, se suicida à Vienne d’une balle en plein cœur, dans une chambre qu’il avait louée dans l’immeuble où Beethoven était mort trois quart de siècle plus tôt. Il n’avait que 23 ans. Il venait tout juste de faire paraître un ouvrage étrange, inclassable, provocateur et même scandaleux, intitulé Geschlecht und Charakter, autrement dit, Sexe et Caractère.
Il y parlait de presque tout, du génie, de la "génialité", de la musique, du sentiment de décadence, de la haine de soi, de la sexualité de l’homme et surtout de celle de la femme. Ce livre marqua les plus grands esprits et ne laissa presque personne indifférent. Il connut de très nombreuses rééditions – trente-six jusqu’en 1925 – et également de très nombreuses traductions. Il faut dire qu’à côté des outrances, des contradictions, des aphorismes bizarres et des théories bancales qui y foisonnent, il est parsemé de constats sur la société moderne qui continuent de nous percuter.
Sigmund Freud considérait qu’Otto Weininger était un pur génie, Ludwig Wittgenstein le tenait en grande estime, tout comme Karl Kraus, Stefan Zweig, Robert Musil, James Joyce, Franz Kafka, Georges Bataille ou encore Emil Cioran. Mais d’autres considérèrent que ce chaman de l’intelligence n’avait été qu’un enragé victime de ses problèmes, un aliéné, un individu possédé par des forces qui le débordent.
D’où la question : qu’est-ce que le génie ? Quel lien a-t-il (ou n’a-t-il pas) avec la folie ? Ceux qui pensent ce que les autres ne pensent pas, ou qui voient au-delà des réalités empiriques, seraient-ils condamnés à éprouver l’angoisse d’un exilé chez les araignées, la pulsion irrépressible de plier bagage, un désir fou d’errance définitive ?

Emission "La Conversation scientifique", animée par Etienne Klein.