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"Vous ne posséderez rien et vous serez heureux." Cette phrase résonne comme une prophétie glaçante pour certains, une utopie pour d'autre, voire une injonction pour certains leaders du Forum économique mondial de Davos ! Dans ce monde imaginé par les élites, tout – logement, transport, vêtements – serait accessible via des services, mais jamais possédé en propre. Face à cette vision d'un futur où la propriété individuelle s'efface au profit d'une dépendance généralisée, l'écrivain Hilaire Belloc, dès 1912, avait pressenti les dangers de cette servitude moderne. Dans L'État servile (Editions Carmin, 2023), il dénonce l'illusion d'une liberté sans propriété et explore les mécanismes qui mènent à l'asservissement économique.
Mais comment échapper à ce scénario ? Comment retrouver une autonomie concrète, entre capitalisme dévorant et collectivisme aliénant ? La liberté a-t-elle un prix ? Et jusqu’où accepterons-nous d’échanger notre autonomie contre une sécurité illusoire ?
Pour y répondre, Radu Stoenescu et Mos Majorum plongent dans la pensée distributiste de Belloc, un courant méconnu qui prône la répartition des moyens de production plutôt que des richesses. Entre analyses historiques et réflexions actuelles, ce texte inédit en français résonne avec notre époque. Un dialogue urgent pour comprendre pourquoi la propriété – même modeste – reste un rempart contre l'arbitraire, et comment des alternatives concrètes, à l’échelle locale, peuvent encore se construire.


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Deux livres Anthony Daniels (alias Theodore Dalrymple) viennent d'être traduits en français aux éditions Carmin. D'abord Our Culture, What's Left of It (Culture du vide), qui traite de l'effondrement du niveau d'éducation et de culture en Angleterre, de l'art moderne et de la décadence esthétique pleine de bons sentiments d'une certaine élite. Puis Life at the bottom (Zone et châtiment), qui aborde la paupérisation de l'Angleterre, la destruction de la cellule familiale et les ravages des grandes idées d'une certaine élite progressiste.
L'occasion pour le public francophone de découvrir ce grand penseur conservateur contemporain en compagnie de son traducteur Radu Stoenescu.


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Ayant grandi en Roumanie communiste et philosophe de formation, Radu Stoenescu est traducteur et co-créateur des éditions Carmin. Il nous propose de découvrir ou de redécouvrir des textes philosophiques et politiques passés dont la portée reste tout à fait actuelle.
Hilaire Belloc, Max Scheler ou G. K. Chesterton : autant de penseurs qui nous permettent de remettre Nietzsche et Marx à l'endroit et de penser notre monde d'une manière différente, notamment dans l'optique distributiste.


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Cet échange avec l'écrivain Patrice Jean est l'occasion de revenir sur la question de l'humour en littérature, en revenant notamment sur les romans de Kundera et de Chesterton.
L'occasion également de parler de la censure qui caractèrise notre époque en général et le milieu de l'édition en particulier, ainsi que bon nombre d'autres sujets !




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Juan Asensio, critique littéraire qui, depuis de nombreuses années, "dissèque le cadavre de la littérature", est ici interrogé sur la manière dont les forces d'iniquité, le mal, Satan ou encore Lucifer, ont été incarnés dans la grande littérature.
S'interroger sur la nature du diable, classiquement affaire de théologiens, devient alors une question existentielle face à l'un des phénomènes les plus insaisissables, celui qui déchaîne contre la vie ses forces destructrices et obstinées, que nombre de grands écrivains ont tenté de décrire et de raconter.