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Evangéliques ou évangélistes ? Ceux dont il est ici question ne sont pas les quatre évangélistes, Matthieu, Marc, Luc et Jean, mais bel et bien les évangéliques, les croyants qui se réclament de cette branche du protestantisme. Branche vivace, très vivace. Nous les voyons dans nos rues chanter avec exaltation, nous lisons leurs graffitis "Jésus sauve" dans nos villes. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Que veulent-ils ?
L'historien du protestantisme Sébastien Fath révèle leur histoire, à partir du moment où Voltaire les découvrit avec curiosité, jusqu'à leur implantation aux Etats-Unis, où, comme on sait, ils ont fortement contribué à l'élection de Donald Trump, puis dans le reste du monde, et singulièrement en France.
Prosélytes plus qu'aucune autre religion peut-être, ils sont devenus un pouvoir à la conquête du monde. On connaît leur influence dans l'électorat MAGA aux Etats-Unis.
Et en France ? De 50'000 environ en 1950, ils y sont aujourd'hui 1,1 million – ne cessant de croître et de multiplier. Ils ont leurs stars, du footballeur Olivier Giroud au chanteur Kendji Girac en passant par l'ex-braqueur repenti Yannis Gauthier, ils ont leurs pasteurs, venant souvent de puissants réseaux africains, ils ont de l'argent, ils ont des idées morales et politiques. Faut-il les craindre ?
Sans sensationnalisme, avec rigueur, Sébastien Fath fait le constat d'une révolution dans le christianisme et dans nos sociétés.
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Jacques Ellul (1912-1994) est une personnalité difficilement classable : penseur de la technique, chrétien anarchiste, mais aussi précurseur de l'écologie politique, son œuvre colossale s'inscrit à la croisée de plusieurs disciplines et semble, à bien des égards, visionnaire.
Dès le XXe siècle, il alerte sur les dérives de l'omniprésence de la technologie, lance des appels à la décroissance et anticipe la résurgence du sacré.
Comment son œuvre, sa pensée et ses engagements peuvent-ils nous aider à nous orienter dans notre XXe siècle marqué par des crises multifactorielles ?
Une série d'émission produite par Juliette Devaux.


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Le sionisme chrétien est né en Angleterre au XIXe siècle. Il s'est diffusé ensuite dans la société américaine et dans d'autres pays accueillant des communautés évangéliques. Quel est aujourd'hui son poids dans la politique extérieure américaine vis-à-vis de l'État d’Israël ? Peut-on comparer les formes de son influence contemporaine avec celles de son impact considérable dans la politique méditerranéenne du Royaume-Uni au début du XXe siècle ?
Spécialiste des rapports entre religion et politique aux Etats-Unis, Blandine Chelini-Pont nous aide à comprendre comment, au nom d'une interprétation spécifique de la Bible, un courant très puissant en est venu, aux États-Unis, à prôner un soutien indéfectible au gouvernement israélien.


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En interprète matérialiste de l'histoire qui tient les phénomènes religieux pour irréductibles, Leszek Kolakowski - révoqué de sa chaire de philosophie à Varsovie en 1968 - évoque dans son livre Chrétiens sans église le conflit de la conscience et du rite, du sentiment et de l'institution à travers l'histoire religieuse du XVIIe siècle.
Une étude qui éclaire d'un jour nouveau les conflits actuels entre la conscience et l'organisation qui, de Luther à Jaspers, n'ont pas cessé d'habiter nos sociétés politiques.


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Paul Ricoeur nait à Valence en 1913. Très jeune orphelin de parents, il est élevé par ses grands-parents ou, éloigné des habituels jeux d'enfant, il se plonge dans la lecture. Roland Dalbiez, son professeur de philosophie en terminal, a sur le jeune homme une influence déterminante : Paul Ricoeur découvre alors sa vocation.
Agrégé de philosophie, il est mobilisé en 1939 et fait prisonnier en mai 1940 dans un oflag en Poméranie où il passe l'essentiel de la guerre. Il revient sur l'importance de ces cinq années dans sa formation intellectuelle, années durant lesquelles il consacre toutes ses journées à la lecture de philosophes allemands : Karl Jaspers, Martin Heidegger, Edmund Husserl.
De retour en France, il est nommé à l'université de Strasbourg ou il enseignera jusqu'en 1957 avant d'occuper la chaire de philosophie générale à la Sorbonne puis, en 1965, de rejoindre la faculté des lettres de l'université de Nanterre, dont il devient doyen en 1969 pour démissionner en 1970. Il passe trois années à l'Université catholique de Louvain puis rejoint de nouveau Nanterre où il enseigne jusqu'à sa retraite (1981). Parallèlement, il enseigne régulièrement aux États-Unis et travaille à la Revue de métaphysique et de morale.
Une série d'entretiens qui nous éclaire sur l'humanisme de Paul Ricoeur et son besoin perpétuel de faire dialoguer la philosophie avec les sciences humaines, la religion et la littérature.
Émission "A voix nue", animée par Katarina Von Bulow.


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Les livres changent le monde. En douteriez-vous ? C'est en compagnie de l'écrivain philospohe Régis Debray et du haut fonctionnaire Didier Leschi qu'au travers de cette série d'émissions nous allons comprendre pourquoi, mais surtout comment.
Cette série sur l'histoire des idées, l'histoire du monde, l'Histoire donc tout simplement dessine le paysage (subjectif) de la trentaine de livres qui ont bouleversé, depuis 1900, la marche des choses et transformé les représentations à l'échelle internationale.
Introduite par une émission sur l'histoire de la diffusion des textes, l'étude se termine sur une tentative de dessiner l'avenir. Il y a des livres qui font tomber des murs.


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Les guerres de religion qui ont ensanglanté le royaume de France nous lèguent de la religion une image de violence et de fanatisme, faisant écho à notre situation contemporaine.
Pourtant dès 1598, grâce à son édit de Nantes, la France a expérimenté un mode de coexistence original entre ses confessions religieuses. C'est la révocation de l'édit de Nantes en 1685 qui a mis fin à ce face-à-face, gommant pour longtemps des esprits la singulière réussite de ces temps d'exception.
Un moment charnière de près d'un siècle mais aussi un temps exemplaire de confrontation pacifique entre tenants de religions différentes, précédant les Lumières.


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La volonté d'effacer la figure de Colbert le confirme : juger le passé à l'aune de la morale d'aujourd’hui, c'est s'interdire de le comprendre et se donner bonne conscience à peu de frais.
C'est donc en compagnie de l'historien et écrivain Jean-Christian Petitfils que nous revenons sur deux épisodes du règne de Louis XIV que nous trouvons aujourd'hui choquants afin de tenter de les comprendre : le Code noir et la révocation de l'édit de Nantes.
Émission des "mardis de la mémoire", animée par Anne Collin et Dominique Paoli.