Les séries TV et les jeux vidéo nous imposent un fonctionnement capitaliste. Avec Patrick Marcolini sur Radio Aligre.


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17.06.2019

Visionnage boulimique de séries, addiction aux jeux vidéo, gamification des activités sociales, consommation devenue divertissement ordinaire, pornographie banalisée, invasion des musées par les marques, etc. Plus aucun espace n'échappe aux productions culturelles du capitalisme hypermoderne. Le culte du fun et de la transgression, le refus immature des contraintes, la quête de sensations fortes, l'exaltation du narcissisme et les bricolages identitaires fabriquent un nouveau type d'individu.
Face à cette déferlante, journalistes, chercheurs et intellectuels, y compris les plus subversifs – et peut-être même surtout eux –, ont rendu les armes. À tel point que certains voient dans la culture de masse l'art de notre temps, démocratique et... rebelle. D'autres se contentent d'y dépister les stéréotypes et les rapports de domination et de fantasmer une possible réappropriation des contenus.
Patrick Marcolini prend le contre-pied de ces abdications en s'inscrivant dans une tradition de critique de l'aliénation, du spectacle et des modes de vie capitaliste qu'il ravive en démontrant comment les derniers avatars de la culture de masse, omniprésents et plus efficaces que jamais, laminent les sociétés et domestiquent les esprits.

Émission "Liberté sur paroles", animée par Eugénie Barbezat.

Le porno va t-il disparaître ? Lounès Darbois répond aux questions de Stéphane Edouard.


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30.09.2019

C'est dans un échange discordant avec Stéphane Edouard que Lounès Darbois, auteur de l'ouvrage Sociologie du hardeur (Kontre-Kulture, 2018), nous introduit aux thématiques de ses recherches : addiction à la pornographie, mécanisme liant pornographie, économie et société de l'individualisme, évolution des rapports homme/femme dans un environnement "connecté"...
Une problèmatique bien plus vaste qu'on veut le croire et qu'il est important de traiter au plus vite tant la propagande pornographique se répend rapidement.

De Hollywood à Jacquie, comment les multinationales transmettent le virus de la pornographie à des prolétaires ubérises. Avec Lounès Darbois pour E&R à Lille.


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23.02.2019

Lounès Darbois, auteur de l'ouvrage Sociologie du hardeur (Kontre-Kulture, 2018), nous introduit aux thématiques de ses recherches qui visent à mettre en garde contre les dangers de l'addiction à la pornographie, en mettant notamment à nu les mécanismes qui lient la pornographie au marché, bénéficiant des dernières évolutions technologiques pour se répandre sur la planète.
Un problème mondial bénéficiant d'une propagande bien rodée, plus agressive d'année en année et tendant à se banaliser. Saurons-nous riposter ?

Sexe et addiction. Avec Dany-Robert Dufour à l'Hôpital Marmottan.


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27.06.2016

Depuis l'ouverture de la consultation pour les cyberaddicts sexuels à Marmottan, dans le début des années 2000, une évolution importante s'est opérée tant au niveau quantitatif que qualitatif : de quelques dizaines en 2006, ils sont maintenant plus d'une centaine par an à se présenter dans ce pôle et dans les autres lieux de soins franciliens et provinciaux.
Le lien entre cyberdépendance et dépendance dans la réalité se complexifie en partie en raison des développements technologiques. Un trait d'union s'opère entre toxicomanie et dépendance sexuelle, l'usage de certaines substances injectées dans un but sexuel (slam) s'observant également de plus en plus parmi les consultants, chez les homosexuels notamment.
Mais cette évolution clinique semble s'inscrire dans une trajectoire plus large remontant au 17ème siècle et s'inscrivant dans le développement socio-économique du capitalisme libéral "pornographique" dans lequel nous baignons actuellement.
Le philosophe Dany-Robert Dufour nous éclaire sur le devenir pervers de notre cité libérale.

Les mondes virtuels. Avec Adrien Sajous et Lounès Darbois sur ERFM.


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30.09.2018

C'est en compagnie d'Adrien Sajous, auteur de Sociologie du gamer, et de Lounès Darbois, auteur de Sociologie du hardeur, tous deux sortis aux éditions Kontre-Kulture, que l'on revient sur la montée en puissance des mondes virtuels dans le vécu de nos contemporains. En effet, l'assiduité à la pratique des jeux vidéos et la consommation compulsive de pornographie sont deux tendances lourdes de nos sociétés.
Comment comprendre la massification de telles pratiques ? Que cela révèle-t-il sur les rapports humains en occident au XXIe siècle ? Et pour les accros, est-il possible d'abandonner ces pratiques addictives ?

Émission "Pourquoi tant de haine ?", animée par Monsieur K.

Initial BL. Avec Brigitte Lahaie chez François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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11.02.2017

À l'occasion de la parution, aux éditions Glénat, d'une ample monographie signée Cédric Grand Guillot et Guillaume Le Disez, François Angelier fait honneur à celle qui, de Vibrations sexuelles en Hurlements d'extase, fut la blonde Vénus de l'écran érotique et pornographique français, Brigitte Lahaie.
Une émission qui prendra la mesure du phénomène Brigitte Lahaie au travers de sa filmographie érotique, mais aussi fantastique avec ses apparitions dans les films de Jean Rollin (Les Raisins de la mort, Fascination) ou Fabrice Du Welz (Calvaire).

Sade aujourd'hui. Avec Annie Le Brun à l'Ecole des Arts Déco de Paris.


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27.11.2014

Longtemps clandestine, l'œuvre de Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814) est plus que jamais scandaleuse : en balayant avec violence les préjugés moraux, elle remet en cause l'ordre même des choses et nous confronte à un néant ténébreux, vertigineux.
Annie Le Brun, poète, essayiste, inspiratrice et commissaire de l'exposition Sade. Attaquer le soleil du musée d'Orsay, met ici en lumière la révolution de la représentation ouverte par les textes de l'écrivain.

"Dernier tango à Paris" : le film interdit. Avec Jean Gili sur France Inter.


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02.03.2016

Notre époque n’est plus à la censure des tableaux et sculptures mais des films. Oui, depuis que les Frères Lumière ont inventé le cinématographe, les pouvoirs, quels qu’ils soient, ont toujours pensé à limiter cette magie en la contrôlant. Tous les grands réalisateurs ont eu la chance de recevoir un jour un courrier des censeurs leur annonçant que telle ou telle scène n’était pas acceptable aux yeux de la loi. Alors c’est selon… Selon la période, le scandale change de nom, de rite, et de forme. En 1966 par exemple, c’est La Religieuse de Jacques Rivette que le pouvoir gaulliste, sous commandement de l’Eglise, refuse de montrer au public pendant plus d’un an. Aujourd’hui, la censure tombe sur des films divers. On interdit au moins de 18 ans Love de Gaspard Noé parce que des corps s’enlacent, ou le documentaire Salafistes parce qu’on y rencontre des terroristes.
Mais censurer, interdire, limiter, ce n’est rien d’autre que mettre un voile sur une angoisse…
En 1972, déjà, c’est la guerre et les corps qui étaient dans la mire des censeurs. On interdit Avoir 20 ans dans les Aurès de René Vauthier, mais aussi le Dernier tango à Paris qu’on cache aux moins de 18 ans. En Italie, la censure ira jusqu’à condamner le film à la destruction par les flammes… Autodafé pour le 7e art. Mais enfin, De quoi ce film était-il coupable ? D’oser le choc des corps, de filmer des scènes de sexe violentes, dominantes, consenties ou non, entre un homme et une jeune femme.
Interdit, coupé et détruit, Le Dernier tango à Paris est à la fois un succès auprès de la critique et des spectateurs et un film pestiféré.
Nous retournons sur les pas de ce film, aux côtés des acteurs du Dernier tango, des critiques et des spectateurs, qui ont encensé ou non ce film, mais aussi auprès du réalisateur Bernardo Bertolucci.

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.