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Revenant avec passion sur son parcours littéraire, Pierre Mari nous propose à travers ses ouvrages d'explorer certaines périodes charnières de la France contemporaine. Son livre En pays défait, publié chez Pierre-Guillaume de Roux, est une œuvre hybride, ni roman ni essai, mais une plongée subtile dans les tensions sociales et politiques des années 1960-1980. Il y dépeint une France en crise, où les illusions de Mai 68 se heurtent à la réalité d'un monde en mutation, entre héritage gaulliste, désillusions ouvrières et montée d'une modernité étouffante.
L'occasion également de réfléchir à la "tenue" – concept central chez Pierre Mari –, soit la capacité à affronter le monde avec dignité, inspirée par des figures comme Camus.
Un entretien mené par Pierre-Yves Rougeyron.


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C'est d'une bien étrange défaite dont nous parlent les romanciers Bruno Lafourcade (Une jeunesse les dents serrées, Pierre-Guillaume de Roux), Pierre Mari (En pays défait, Pierre-Guillaume de Roux) et David Desgouilles (Leurs guerres perdues, Editions du Rocher), peut-être parce qu'il n'y a rien à décrire, et que ce rien est pourtant ce qui nous étouffe.
Débâcle du projet souverainiste, déclin des élites, effondrement de la maitrise de la langue française, émergence de la gauche morale : autant de phénomène qui demandent à être pensés et qui sont la toile de fond des romans ici présentés.
Émission du "Libre journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.


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Le critique littéraire Juan Asensio et l'écrivain Pierre Mari, alors qu'ils viennent respectivement de publier Le Temps des Livres est passé (Ovadia) et En pays défait (PGR), échangent leurs vues sur l'effacement de la littérature française et l'abêtissement des classes dirigeantes.
Car si les élites françaises avait une particularité qui faisaient notre fierté, c'était le lien étroit qu'elles entretenaient avec la littérature et, plus généralement, la langue.
Comment alors devons-nous comprendre l'effondrement de la qualité des productions littéraires en France et le déclin parallèle de la critique ? Et quelle en est la cause ? Haranguer virilement les élites françaises et vilipender leur décadence nous permettra-t-il de relever la tête ?


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"Élites" : le mot n'a que trop servi, et pourtant ce sont bien elles qui sont encore censées présider aux destinées de notre pays.
Dans le sillage de L'Etrange défaite de Marc Bloch, l'écrivain Pierre Mari dresse le portrait d'une caste au pouvoir qui a perdu le sens des réalités en abandonnant ce qui faisait pourtant sa substance, à savoir le lien particulier qu'elle entretenait avec la littérature, avec son histoire et avec la langue française.
Dans ces conditions, le face à face vindicatif des "élites" et du "peuple", illustré récemment par l'irruption de la crise des Gilets jaunes, ne peut qu'aller en s'exacerbant.




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Nos "élites" politiques, institutionnelles, économiques, artistiques et intellectuelles, entraînées jour après jour dans un discrédit croissant, ont depuis une trentaine d’années renoncé à leur mission. Dans leurs travaux respectifs, Pierre Mari et Juan Asensio mettent en évidence la démission collective dont ces "élites" se rendent coupables.
Ils les accusent d'avoir abandonné à la fois l'histoire et la substance nourricière de ce pays, et s'efforcent de sonder les ressorts de cet abandon au-delà des accusations quotidiennement ressassées. Car l'une des forces maîtresses de la France a longtemps résidé dans le lien que ses élites avaient su nouer entre politique et littérature. Aujourd'hui, ce lien est en passe d'être détruit : l'art de conduire les hommes et celui de mettre des mots exigeants sur les choses n'ont jamais été aussi menacés.
Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.


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C'est à l'occasion de la sortie du roman Les Sommets du monde que nous rencontrons Pierre Mari, son auteur, en compagnie du critique littéraire Juan Asensio.
Ce roman nous transporte dans les années 1960, lors des derniers sursauts de l'Algérie française, à travers la vie et le quotidien d'un jeune homme pied-noir et de son entourage, qui se retrouvent bien malgré eux témoins de la chute de leur monde.
Un roman touchant et dérangeant, au style remarquable.
Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.