Paul Valéry, sans faux-col (1871-1945). Avec Bernard de Fallois, Michel Jarrety, Jean-Michel Maulpoix, Benoît Peeters et Jean-Michel Rey sur France Culture.


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12.12.2010

Paul Valéry est né à Sète, ville qu'il immortalisera avec son célèbre poème Le Cimetière marin, dans lequel il comparait la mer à un "toit tranquille, où marchent les colombes / Entre les pins palpite, entre les tombes…"
C’est dans ce "cimetière marin" de Sète qu'il repose aujourd'hui, après avoir été l'un des derniers poètes français à connaître des funérailles nationales - c'était à la demande de Charles de Gaulle - quelques semaines après la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Parce qu'il multipliait les discours, préfaces et oraisons funèbres, l'auteur de Monsieur Teste était raillé, de son vivant, comme le Bossuet de la IIIe République. Aujourd'hui encore il demeure prisonnier d'une image d'homme de lettres en faux-col, froid, intellectualiste et mondain.
Et c'est pourtant un Valéry sensuel et paradoxalement moderne que nous découvrons ici...

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Christine Lecerf.

Un été avec Paul Valéry. Avec Régis Debray sur France Inter.


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2018

Il y a deux Paul Valéry : celui des petits classiques illustrés et le sacripant drolatique, l'anar espiègle, le gamin salace aux mauvaises pensées, "l'esprit le plus méphistophélique de notre littérature", sans parler du coureur et du farceur. Oui, cela fait deux en un : le bienséant et le frondeur, l'homme d'institution et l'irréconcilié.
Paul Valéry, ce solaire impénitent, ce grand amoureux des femmes, de la peinture et de la musique, reste un homme du trait, du brillant, de l'éclat, du paradoxe et du charnel. Son oeuvre dessine une rose des vents. L'auteur de l'universel Cimetière marin est aussi "un lanceur d'alerte" sur la fragilité de notre civilisation et de notre société mondialisée.
Paul Valéry, notre contemporain brillant, est un poète à (re)lire de toute urgence par temps de détresse.

Un été avec Paul Valéry. Avec Régis Debray à la Librairie Mollat.


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31.05.2019

L'été sied à Paul Valéry (1871-1945), ce solaire impénitent qui nous enjoint de plonger dans la mer pour mieux renaître. Même en maillot de bain, ce grand amoureux des femmes, de la peinture et de la musique, reste un homme du trait, du brillant, de l'éclat, du paradoxe et du charnel. Son oeuvre dessine une rose des vents. L'auteur de l'universel Cimetière marin est aussi "un lanceur d'alerte" sur la fragilité de notre civilisation et de notre société mondialisée.
Régis Debray, dans un entretien avec Jean Petaux, nous présente son portrait de Paul Valéry, notre contemporain brûlant, poète à (re)lire de toute urgence par temps de détresse.

Une poétique de la pensée. Avec George Steiner à l'École Normale Supérieure de Paris.


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03.2010

Les praticiens l'ont toujours su. Dans toute philosophie, concédait Sartre, il y a "une prose littéraire cachée". Ce qu'on a moins élucidé, c'est la pression formatrice incessante des formes du discours, du style, sur les programmes philosophiques et métaphysiques. À quels égards une proposition philosophique, même dans la nudité de la logique de Frege, est-elle une rhétorique? Peut-on dissocier un système cognitif ou épistémologique de ses conventions stylistiques, des genres d'expression qui prévalent ou sont contestés à l'époque ou dans le milieu qui sont les siens? Dans quelle mesure les métaphysiques de Descartes, Spinoza ou Leibniz sont-elles conditionnées par les éléments constituants et l'autorité sous-jacente d'une latinité partiellement artificielle au sein de l'Europe moderne ? Quand, tels Nietzsche et Heidegger, le philosophe entreprend d'assembler une langue nouvelle, son idiolecte propre à son dessein est lui-même saturé par le contexte oratoire, familier ou esthétique.
L'association étroite de la musique et de la poésie est un lieu commun, toutes deux partageant les catégories du rythme, du phrasé, de la cadence, de la sonorité, de l'intonation et de la mesure. "La musique de la poésie" est exactement cela. Y aurait-il, en un sens apparenté, "une poésie, une musique de la pensée" plus profonde que celle qui s'attaque aux usages extérieurs de la langue, au style ?
Ces aspects de la "stylisation" de certains textes philosophiques, de l'engendrement de ces textes via des outils et des modes littéraires, George Steiner nous les restitue dans son souci d' "écouter plus attentivement".