16 juillet 1982, le suicide de Patrick Dewaere. Avec Thomas Baurez sur France Inter.


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21.06.2017

"Cher Patrick, je te le dis maintenant sans gêne et sans drame. J’ai toujours senti la mort en toi. Pire, je pensais que tu nous quitterais encore plus vite. C’était une certitude terrible que je gardais pour moi. Je ne pouvais rien faire. J’étais le spectateur forcé de ce compte à rebours. Ton suicide fut une longue et douloureuse maladie." Ces quelques mots, extraits d’une lettre posthume de Gérard Depardieu à Patrick Dewaere, disent avec force et justesse la fatalité d’une tragédie qui ébranla le cinéma français en cet été 82.
Ce jour-là, l’acteur Patrick Dewaere, 35 ans, met fin à ses jours. Il est pourtant au sommet de sa gloire. En à peine quinze ans et une trentaine de films, il s’est imposé comme l’un des acteurs les plus brillants de sa génération. Tour à tour voyou, flic, paumé, juge ou footballeur, il marque de son empreinte les films dans lesquels il joue. Jusqu’à se confondre totalement avec eux… saisissant alliage d’écorché vif et de folie, d’impulsivité et de fragilité.
Dans la vie comme dans ses films, Patrick Dewaere est toujours sur un fil, en équilibre, avec l’alcool et la drogue comme compagnons d’infortune. Parti trop vite, il incarne encore aujourd’hui l’acteur d’une génération, celle de la décennie 1970, balancée entre les espoirs soulevés par la révolte de 1968 et les dérives d’une jeunesse en mal de vivre.

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

"Les Valseuses", la bohème cinématographique des années 70. Avec Bertrand Blier sur France Inter.


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04.06.2015

Le synopsis se résume en quelques lignes. Un samedi soir, deux gars empruntent une voiture... puis s’enfuient dans une course incontrôlée et jubilatoire où ils rencontrent des femmes de tout âge. Ils cassent, courent, bavent, agressent et baisent... Désolé pour le terme, pas forcément élégant, mais en l’occurrence, il n’y en a pas d’autres !
Bertrand Blier écrit le livre puis le scénario et réalise le film : c’est ce qu’on appelle du cinéma d’auteur.
Gérard Depardieu et Patrick Dewaere enfilent les vêtements des loubards et à deux, ils parcourent la France et le corps des femmes, perdus entre les seins d’une mère dans un train, enlacés par une dame qui sort de prison, ou maladroits dans le corps d’une femme qui elle, n’a toujours pas trouvé la route du plaisir. C’est Miou-Miou qui enlèvera à plusieurs reprises les vêtements de la shampouineuse Marie-Ange.
En France, le film est l’un des succès de l’année, il est vendu dans le monde entier. Les valseuses devient le film d’une génération, celui qui révèle par l’écran le bouleversement d’une société. Finie la France de Papa. L’esprit de révolte et de liberté ne se limite plus au seul quartier latin mais imprègne désormais toute la société. Et puis trois acteurs deviennent des grands noms et des têtes d’affiche... Quant à Bertrand Blier, il se fait un prénom.

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.