50 ans de guerre de l'information. Avec Christian Harbulot pour l'Ecole de guerre économique.


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2023

La guerre de l'information par le contenu est peu étudiée dans le monde académique ainsi que -malheureusement- dans l'appareil d'Etat.
C'est la raison pour laquelle Christian Harbulot, expert international en intelligence économique et directeur de l'Ecole de Guerre Economique, nous propose cette série d'émissions, démarche pédagogique visant à faire naître une réelle culture civile du combat par l'information.

Une série d'émission animée par Nicolas Moinet.

Les faux et les vrais procès contre l'Eglise. Avec Jean Sevillia pour l'Action Française.


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2020

Les croisades étaient-elles une entreprise impérialiste à l'encontre de l'Orient musulman ? L'Inquisition a-t-elle brûlé des milliers d'hérétiques ? La chrétienté médiévale était-elle antisémite ? L'Église s'est-elle vraiment interrogée pour savoir si les femmes avaient une âme ? Les papes de la Renaissance ressemblaient-ils tous aux Borgia ? Pendant les guerres de Religion, les catholiques ont-ils fait preuve d'intolérance alors que les protestants incarnaient la liberté d'esprit ? Galilée a-t-il été condamné parce que les papes s'opposaient aux découvertes scientifiques ? L'Église du XIXe siècle était-elle par principe hostile à la modernité ? Dans les années 1930, le Vatican s'est-il aveuglé par anticommunisme sur les dangers du fascisme et du nazisme ?
Historien et journaliste, Jean Sévillia a dirigé un ouvrage coordonnant les réponses apportées par quinze historiens à ces questions explosives, qui visent d'abord à remettre en contexte chaque question dans son époque, avec le souci d'éviter tout anachronisme.
Sans jamais remplacer la légende noire par une légende dorée, cette contribution redonne sa place à une investigation historique sans préjugés et sans œillères.

En finir avec le concept de totalitarisme. Avec Sophie Wahnich et Johann Chapoutot pour Le Vent Se Lève.


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26.04.2024

Trois décennies après la fin de la Guerre froide, la popularité du concept de totalitarisme n’a pas faibli. Au cœur des programmes scolaires, et fréquemment employée dans le débat public, la notion est pourtant ignorée voire rejetée par une grande partie des historiens actuels. Ils reprochent au "totalitarisme" d'être une abstraction ne décrivant que superficiellement le nazisme, le stalinisme ou la Révolution française – dont une historiographie très diffusée en a fait la matrice du totalitarisme.
Comment alors comprendre l'omniprésence d'un concept faisant ombre à des clés de compréhension historique plus pertinentes ? L'histoire du terme de totalitarisme nous apprend qu'il est une catégorie plus polémique que scientifique. S'il s'agissait pendant la Guerre froide d'assimiler l'adversaire soviétique au nazisme, c'est-à-dire au dernier degré du mal, le "totalitarisme" sert désormais à disqualifier tout projet ambitieux d'émancipation collective. En expliquant avant tout les crimes des régimes totalitaires par la volonté de transformer le monde d'après un idéal, le concept de totalitarisme insuffle dans la société l'idée insidieuse qu' "il n'y a pas d'alternative" puisque toute alternative à notre monde au nom de l'égalité contiendrait la potentialité d'un crime de masse.
Pour discuter de ces enjeux, Le Vent Se Lève recevait à la Sorbonne le 26 avril dernier, deux spécialistes de la question : Johann Chapoutot, historien spécialiste du nazisme ayant mis en évidence certains traits contre-intuitifs du IIIe Reich :  sa « normalité » dans l’Occident du début du XXe siècle, sa « rationalité », ainsi que  son caractère anti-étatiste. Ce dernier trait infirme la vision d’un nazisme « totalitaire », compris comme voulant instaurer la suprématie d’un État tout-puissant sur tous les aspects de la vie.
Sophie Wahnich, historienne de la Révolution française. À rebours des analyses faisant de l’épisode de la Terreur la « matrice des totalitarismes », Sophie Wahnich s’intéresse à la violence politique révolutionnaire, non pour la vilipender mais pour l’analyser et la comprendre. Elle souligne la dimension rituelle – destinée à satisfaire un besoin de vengeance populaire par le spectacle – , sacrificielle et paradoxalement émancipatrice – la liberté se fondant sur le sang des aristocrates – de la violence révolutionnaire, elle aussi, irréductible à un quelconque « projet totalitaire ».

Du nazisme zombie. Avec Johann Chapoutot pour Lundi matin.


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02.2024

Les années 30 sont-elles derrière ou devant nous ? Mais alors : que faire du sentiment viscéral que nous vivons une "récidive" de l'entre-deux-guerres ?
C'est en compagnie de l'historien Johann Chapoutot qu'est étudiée la "fascisation d'atmosphère" qui, jour après jour, pulvérise la prétendue évidence du jamais plus.

Heidegger, Arendt : philosophie et nazisme. Avec Emmanuel Faye et Henri de Monvallier à l'Université Populaire d'Issy-les-Moulineaux.


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2023

Peut-on lire Heidegger en dissociant l'homme de la pensée, l'engagement national-socialiste de ses concepts d'être, d'enracinement et de peuple ? Et comment lire Arendt qui a tout autant critiqué la dimension déshumanisante d'Etre et Temps que fait l'éloge de celui qui lui a appris à penser ?
Henri de Monvallier donne la parole au philosophe Emmanuel Faye et à ses recherches fouillée sur l'introduction du nazisme dans la philosophie.

Angleterre et IIIe Reich : l'histoire interdite. Avec Eric Branca pour le Cercle Aristote.


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20.03.2023

Après la chute de la France, en juin 1940, l'Angleterre a bien failli faire la paix avec le IIIe Reich et accepter le partage du monde qu'Hitler lui proposait depuis son arrivée au pouvoir. Nul doute qu'alors l'issue de la guerre eût été tout autre.
En parvenant, sur le fil, à faire échouer ce plan, Churchill n'a pas seulement triomphé des anciens partisans de l' "apaisement", regroupés derrière son prédécesseur Neville Chamberlain, l'homme des accords de Munich. Les forces qu'il a vaincues in extremis s'activaient depuis deux décennies, tantôt dans l'ombre, tantôt au grand jour, pour répudier l'ancienne "Entente cordiale" entre Londres et Paris au profit d'un accord géopolitique global avec l'Allemagne : à cette dernière, la direction politique du continent, assortie d'une intégration économique et financière poussée avec le monde anglo-saxon ; à l'Empire britannique, un leadership écrasant sur le commerce mondial.
Ce rêve n'a pas seulement été poursuivi par de nombreuses figures de l'aristocratie britannique, sans parler d'une partie de la famille régnante, fidèle à ses origines allemandes - à commencer par le roi Édouard VIII, authentiquement nazi. Largement partagé, il avait pour chef de file le gouverneur de la Banque d'Angleterre en personne, Montagu Norman, et ses adeptes se recrutaient dans tous les secteurs de l'opinion, syndicats compris.
Quant à Hitler lui-même, c'est peu dire que sa fascination pour l'Angleterre était inséparable de sa doctrine raciste. Cette dernière fut forgée au contact d'un idéologue britannique, Houston Stewart Chamberlain, considéré par les nazis comme leur second "prophète".
L'historien Eric Branca nous raconte l'histoire inédite et prenante de ces liaisons dangereuses qui faillirent changer la face du monde et perdurèrent jusqu'à la chute du IIIe Reich.

Le nazisme, un laboratoire du New Public Management ? Avec Johann Chapoutot et Christian Salmon sur France Culture


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18.01.2020

À quoi pensons-nous quand nous entendons les vocables de flexibilité, performance, mission, organisation par projet, burn out, incentive, mérite, agences d'État, management, ressources humaines, autonomie, ou encore "faire plus avec moins" ? En tout cas pas au nazisme ! Et pourtant, bien que le nazisme n'ait aucunement inventé le management, il l'a en revanche mise en œuvre, témoignant de sa terrible modernité.
C'est le propos que développe l'historien Johann Chapoutot dans Libres d'obéir, ici accompagné de l'écrivain Christian Salmon, spécialiste du storytelling.

Émission "La Suite dans les idées", animée par Sylvain Bourmeau.

Karl Kraus, un satiriste met le feu à Vienne. Avec Jacques Le Rider et Georges Banu sur France Inter.


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10.04.2021

En quelque 900 numéros de sa revue Die Fackel et quelque 700 lectures publiques, Karl Kraus a voulu redonner aux mots le sens que leur enlevaient les grands médias de son époque. Il a titré sa pièce sur la Première Guerre Les derniers jours de l'humanité, prévoyant que le nazisme ouvrirait une ère d'inhumanité...
Retour sur la vie et l'oeuvre de Karl Kraus, modèle d'intransigeance et génial visionnaire.

Émission "Intelligence service", animée par Jean Lebrun.