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Né en Russie au tout début du XXe siècle, le mouvement cosmiste rêvait de ressusciter les ancêtres par la science, croyait en une fraternité universelle et en la possibilité pour l'espèce humaine de coloniser l'espace.
Quels liens peuvent être établis avec le mouvement transhumaniste ? Des ponts ont-ils existés entre ces deux galaxies intellectuelles ?
Rudolph BIerent discute des implications philosophiques et scientifiques de ces idées, en comparant les approches cosmistes et transhumanistes. Il évoque aussi les défis de la démocratie face à l'intelligence artificielle, la place de l'homme dans l'univers et les enjeux de la conquête spatiale.
Un entretien mené par Gaëtan Selle et Didier Coeurnelle.


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Comment nos ancêtres préhistoriques concevaient la mort et l'au-delà ? Comme un passage ou comme une fin ? Pourquoi et comment toutes les sociétés humaines depuis les origines, les premiers humains ont-ils pris soin de leurs défunts ? Pourquoi tant de rites funéraires et qu'est-ce que ça dit de nous ? Comment avons-nous toujours vécu avec nos morts et quelles ont été les mille et une manières dont nous avons tenté d'apprivoiser la mort, de faire notre deuil et de penser l'au-delà ?
Regards croisés d'une archéo-anthropologue et d'un historien des mythes sur toutes les manières d'apprivoiser la mort, de faire son deuil et de penser l'au-delà...
Émission "Autour de la question", animée par Caroline Lachowsky.
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Un virus n'a pas d'intentionnalité, à part peut-être celle de trouver des hôtes pour se multiplier puisqu'il est incapable de le faire seul. Contrairement à ce qu'on a pu lire et entendre ici et là, celui qui est responsable de la Covid-19 n'a donc nullement surgi dans le but de nous faire la morale, encore moins de nous châtier.
Mais, à défaut de recevoir des leçons de sa part, nous pouvons, nous, en tirer quelques-unes pour notre propre compte en examinant les effets qu'il a eus sur nous et les réactions qui ont été les nôtres : qu'avons-nous appris grâce à lui ? Nos analyses de la situation ont-elles toujours été à la bonne hauteur du drame ? Que sont devenues la vie et la mort en ces temps de pandémie ?
Émission "La Conversation scientifique", animée par Etienne Klein.


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La crise profonde que traverse la médecine moderne est un sujet fondamental ici abordé par le Dr Louis Fouché, médecin réanimateur et essayiste, et Laurent Ozon, analyste et écrivain. Ensemble, ils interrogent la transformation de la médecine, passée d'un art du soin à un dispositif technocratique et marchand.
À travers une discussion dense mêlant réflexions philosophiques, critiques sociales et expériences de terrain, ils remettent en cause les fondements mêmes de la médecine contemporaine, dénonçant la déshumanisation du soin, la perte de sens, et l'ingérence du pouvoir politique et économique dans la relation thérapeutique.
Ensemble, ils appellent à une réappropriation du soin, plus éthique, plus incarnée, et surtout, plus libre.
Une émission animée par Alexandre Cuignache.


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Philosophe et historien, François Azouvi présente son ouvrage Du héros à la victime, la métamorphose contemporaine du sacré (2024, Gallimard), dans lequel il retrace l'histoire de ce grand bouleversement anthropologique du XXe siècle où le modèle du héros cède progressivement la place au modèle victimaire.
Une conférence animée par Colette Soler.


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L'usage des drones armés prolonge et radicalise les procédés existants de guerre à distance, aboutissant à supprimer le combat. Cette tentative d'éradication de toute réciprocité dans l'exposition à la violence dans l'hostilité reconfigure non seulement la conduite matérielle de la violence armée, techniquement, tactiquement, mais aussi les principes traditionnels d'un ethos militaire officiellement fondé sur la bravoure et l'esprit de sacrifice.
Il s'agit d'explorer les implications de cette crise morale…


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Le XIXe est le siècle par excellence du "culte des morts", ce culte familial du souvenir et de la tombe qui fut un des ancrages anthropologiques et culturels les plus répandus et les plus unanimes. Dans les nouveaux cimetières transférés en périphérie d'agglomération, dans les villes d'abord, puis dans les campagnes (avec ou sans transfert), les contemporains ont pris l'habitude de venir régulièrement "visiter leurs morts" en apportant sur leurs tombes fleurs et couronnes. C'est ainsi que la Toussaint est devenue, sous des formes en partie renouvelées, la fête la plus populaire du calendrier liturgique, croyants et incroyants réunis.
Dans les années 1820, devant le spectacle commençant des pèlerinages sur les tombes au Père-Lachaise, le grand écrivain romantique Benjamin Constant, qui distinguait le "sentiment religieux" (éternel et perpétuellement resurgissant) de ses "formes" variables et évolutives, croyait voir "planer le sentiment religieux sur sa propre forme". Comment mieux dire que la forme par excellence du sentiment religieux au XIXe serait funéraire ?
C'est à essayer de décrire et de comprendre les raisons du succès de cette invention sacrale du XIXe, sans équivalent sous l'Ancien Régime, qu'est consacrée cette conférence. XIXe qui s'est prolongé fort avant dans le XXe, voire le XXIe siècle, puisqu'en 1966 encore, dans le texte pionnier qu'il a consacré à ce culte, Philippe Ariès ne paraissait pas encore se douter qu'il pût décliner un jour.


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La guerre provient-elle du fond des âges, voire de notre héritage biologique, ou est-elle apparue à un stade déterminé de l’évolution des sociétés ?
De cette question, l'anthropologue Christophe Darmangeat et le préhistorien spécialiste de l'art rupestre et des mythologies Jean-Loïc Le Quellec en discutent en marge d'un colloque précisément consacré à ce sujet, organisé par la Société historique française à l'Université Toulouse Jean-Jaurès.