Yukio Mishima (1925-1970), l'épée et le cerisier. Avec Annie Cecchi, Diane de Margerie, Claude-Michel Cluny, Nicolas Bataille, Tadao Takemoto, Marie-Claude de Brunhoff, Jean-Marc Pottiez, Donald Keene et Dominique Aury sur France Culture.


(0)
444 Vues
0 commentaire
15.11.1990

Séquestré par sa grand-mère, Yukio Mishima grandit solitaire. Dévoué à cette vieille femme malade qui lui transmet son culte pour le Japon traditionnel, il est très tôt fasciné par les acteurs et les théâtres kabuki et nô qui façonnent l'esthétique de son regard.
L'écrivain qui porte en lui "une force très japonaise et en même temps un vernis européen" connait bien la culture occidentale dont il adopte les codes vestimentaires et dévorait la littérature.
Réformé, le jeune homme échappe à la guerre mais créé des années plus tard une "société du bouclier", milice privée, dévouée à l'Empereur et fidèle au culte du bushido, code des principes moraux des samouraïs. Le jeune homme malingre s'est métamorphosé. En soumettant son corps à une discipline de fer il cherche à atteindre l'idéal athlétique des guerriers qu'il admire. 
Homosexualité et mort, tragédie et érotisme, hantent l'œuvre et la vie de celui qui n'hésite pas à se photographier en Saint Sébastien martyre : "tout ce qu'il voit prend des allures de théâtre et de tragédie". C'est d'ailleurs dans un dernier geste théâtral, spectaculaire et patriotique que Yukio Mishima, en 1970, se donne la mort en se suicidant par seppuku (éventration).

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Bénédicte Niogre.

L'Angle mort. Avec Régis Debray et Pierre Conesa à la librairie Le Tiers Mythe.


(0)
326 Vues
0 commentaire
15.11.2018

Archéo-islamiste ou néo-conservatrice, les idéologies font grand tort à nos intérêts nationaux autant qu'à la maîtrise des barbaries.
C'est en revenant sur L'Angle mort et Hollywar, les ouvrages respectifs du philosophe Régis Debray et du géopolitologue Pierre Conesa, qu'une réflexion plus large sur notre condition d'occidentaux et de modernes est entreprise, et mise en perspective avec les espérances des terroristes et les mécanismes de fabrication de l'ennemi de la machine de propagande américaine.
Nous nous devons un retour loyal sur nous-même afin de nous forcer à penser ce qu'on ne veut plus et même ce qu'on ne peut plus penser : la place de la mort dans notre vie. Ou, pour être précis, le fait qu'elle n'en a plus.

L'amour de la musique et de la langue française. Avec Georges Brassens sur France Culture.


(0)
459 Vues
0 commentaire
02.1979

Tout au long de cette entretien exceptionnel illustré de nombreuses chansons, Georges Brassens nous parle de musique, bien sûr, mais aussi de la modernité, de son apprentissage de la musique, de l'art d'écrire des chansons, de son indifférence au confort, de son rapport aux femmes et à la religion, de son engagement militant ou encore du thème de la mort présent dans ses textes.
Il répète inlassablement ne pas se considérer comme poète et s'exprime constamment avec mesure, en restant pudique et délicat.
Un échange de haute volée avec un grand artiste, "quand même musicien un peu des mots aussi"...

Émission "Les samedis de France Culture", animée par Philippe Nemo.

Soral répond sur ERFM !


(0)
1362 Vues
0 commentaire
2019

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

Savoir reconnaître le nihilisme en nous. Avec Julien Rochedy pour Le club du Mercredi à Nancy.


(0)
308 Vues
0 commentaire
06.11.2019

Ancien président du Front National de la jeunesse, créateur et animateur de l'Ecole Major, nietzschéen assumé, Julien Rochedy est en première ligne pour combattre le nihilisme de la civilisation européenne et occidentale, c'est à dire tout ce qui est en elle cherche à se suicider sous couvert d'idéaux, de morale et de bons sentiments.
En lutte contre la domestication des hommes, c'est à dire contre la logique qui cherche à les rendre inoffensifs, soumis et esclaves d'un système insensé et morbide, il entend participer à la rénovation de la pensée de droite qui, tout en s'inspirant des grands auteurs et des grandes traditions de pensée, envisage aussi et surtout l'avenir. Notre avenir.
Saurons-nous entendre ce qu'il a à nous dire ? Pourrons-nous éviter la ruine identitaire programmée de la civilisation européenne ?

Y a-t-il un héroisme de l'amour ? Avec Eva Illouz aux Rencontres inattendues de Tournai.


(0)
254 Vues
0 commentaire
03.09.2017

Dans un monde qui consacre les valeurs de l'indépendance et de l'autonomie, de la réalisation de soi et du changement permanent, l'amour serait-il le nouvel espace de résistance héroïque à l'esprit du temps ?
C'est l'hypothèse que propose la sociologue et philosophe Éva Illouz, dans un entretien au cours duquel elle se nourrit des grands mythes, des grandes figures littéraires, mais aussi des grandes œuvres musicales dédiées à l'amour pour éclairer notre condition sentimentale contemporaine.

La philosophie devenue folle. Avec Jean-François Braunstein sur RFI.


(0)
397 Vues
0 commentaire
28.10.2018

Trois débats nous obsèdent : le genre, les droits de l'animal et l'euthanasie. Et trois disciplines politiquement correctes traitent désormais de ces questions dans le monde universitaire : gender studies, animal studies, bioéthique. 
Cependant, lorsqu'on lit les textes des fondateurs de ces disciplines, John Money, Judith Butler, Peter Singer, Donna Haraway et quelques autres, on s'aperçoit que, derrière les bons sentiments affichés, se font jour des conséquences absurdes sinon abjectes. 
Si le genre n'est pas lié au sexe, pourquoi ne pas en changer tous les matins ? Si le corps est à la disposition de notre conscience, pourquoi ne pas le modifier à l'infini ? S'il n'y a pas de différence entre animaux et humains, pourquoi ne pas faire des expériences scientifiques sur les comateux plutôt que sur les animaux ? Pourquoi ne pas avoir de relations sexuelles avec son chien ? S'il est des vies dignes d'être vécues et d'autres qui ne le sont pas, pourquoi ne pas liquider les "infirmes", y compris les enfants "défectueux" ? Pourquoi ne pas nationaliser les organes des quasi-morts au profit d'humains plus prometteurs ?
Jean-François Braunstein a mené un travail considérable et novateur : il a lu les milliers de pages de ces penseurs célébrés dans le monde occidental et revient sur leurs idées, leurs contradictions, leur parcours personnel pour analyser, souligner, contredire et déconstruire. L'erreur consiste à vouloir "effacer les limites" : entre les sexes, entre les animaux et les humains, entre les vivants et les morts. Il convient, au contraire, d'affronter ces limites qui nous constituent.
Oui, parfois la philosophie devient folle, quand elle oublie l'homme.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

La Guerre Civile en France. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


(0)
515 Vues
0 commentaire
07.2019

C'est avec son regard radical et critique que Francis Cousin commente l'actualité du mois de juillet 2019. L'occasion d'aller au-delà de l'écume des choses pour comprendre les logiques profondes qui meuvent notre monde.
 - 0'01'25 : introduction : comment traiter l'actualité
 - 0'09'59 : le 14 juillet
 - 0'30'42 : l'ingénierie sociale
 - 0'40'56 : mystifications omniprésentes
 - 1'00'03 : CETA, Mercosur
 - 1'06'44 : Vincent Lambert
 - 1'17'28 : émancipation contre restructuration
 - 1'24'01 : guerres, cycles du capital, phagocytose
 - 1'35'12 : endettement, finance
 - 1'47'20 : médias, affaires politiques
 - 1'54'07 : crack bancaire, guerre civile
 - 2'09'12 : Dieudonné, Alain Soral
 - 2'14'47 : l'affaire Chouard
 - 2'15'44 : lire Marx, se tenir debout