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Parler de la patrie, de l'amour de la patrie, de la mort pour la patrie peut paraître tout à fait anachronique aujourd'hui en ce sens que la patrie appartiendrait au passé, non au présent et encore moins à l'avenir. Selon une vulgate fort répandue l'individualisme, l'hédonisme, le consumérisme, le pacifisme, la mondialisation auraient liquidé la patrie en même temps que l'amour de la patrie et l'exigence de mourir pour elle. On rappellera qu'avant 1914 on avait prétendu que les patries et les nations étaient des réalités dépassées…
Il n'y pas un temps où la patrie régnait - ce serait par excellence l'antiquité grecque et romaine - et un temps où elle serait dépassée, la "modernité", car l'histoire est caractérisée par l'anachronisme et du même coup par les retours. Il y a des éclipses de la patrie et il y a des retours qui ne sont pas des répétitions du même. C'est pourquoi la patrie est loin d'être une entité univoque de même que le patriotisme comme le montre ce parcours à travers Cicéron, Montesquieu, Fichte, et aussi des théologiens éminents du XIIIe siècle.
Mais dans tous les cas, la patrie est une réalité politique insigne car c'est à elle que s'adresse l'amour politique, au risque d'en mourir : on n'aime pas l'Etat ni même la Nation, mais on aime la patrie. Elle est donc la réalité politique aimable par excellence. Aussi parler de l'amour politique est-ce parler de la patrie.


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- 1_2 : les illusions du souverainisme
Peut-on surmonter l'objection selon laquelle la démocratie trouve à s'exprimer de manière privilégiée – voire unique – au sein des États-nations ? Peut-on répondre aux philosophes et aux politistes qui soutiennent que la nation est la condition sine qua non de la démocratie, le seul lieu d'exercice possible des droits politiques, le terreau de la liberté, de l'égalité et de la fraternité ? Céline Spector se propose de réfuter les illusions du souverainisme, en défendant la possibilité d’une démocratie post-nationale.
- 2_2 : une république fédérative pour l'Europe
Dans un second temps, Céline Spector entend montrer que les théories de la République fédérative élaborées dans L'Esprit des lois et transformées par Madison et Hamilton éclairent l'avenir politique de l'Union. Envisager une théorie des institutions libres et justes sans céder au tropisme kantien invite à déceler, dans la philosophie des Lumières, des théories de l'association libre des républiques qui n'optent pas pour le cosmopolitisme. L'enquête contribue ainsi à justifier, de manière non dogmatique, une République fédérative en Europe.


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Accompagnée de divers spécialistes reconnus, la philosophe Blandine Kriegel nous propose de parcourir les grands auteurs de la philosophie qui ont fait l'histoire de cette discipline et continuent à être d'actualité, de l'Antiquité à nos jours.
L'occasion pour un large public d'être informé de l'évolution de la philosophie et de participer de plein droit à sa réflexion à partir de la lecture préalable d'un texte philosophique.


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Ce cours constitue une introduction à l'histoire de la pensée juridique et politique moderne en Occident.
Centré sur l'émergence du concept d'Etat, qui prend forme au 17e siècle, le cours aborde les différents courants de la pensée politique moderne, en insistant tout particulièrement sur les apports de la Réforme et d'auteurs comme Bodin, Hobbes, Locke, Montesquieu, Rousseau et les pères fondateurs américains.
Un parcours obligé pour comprendre les catégories politiques dont nous avons héritées et que nous continuons d'utiliser aujourd'hui.


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Alors que la société européenne commençait à vivre des bouleversements intellectuels de grande ampleure, il est intéressant de comprendre le rapport que les acteurs des Lumières entretenaient avec l'Islam.
Henry Laurens nous introduit à la question en insistant sur l'usage que les penseurs de l'époque ont fait du monde oriental et de sa religion.
Conférence prononcée dans le cadre de la série "Place et perception de l'Islam du Moyen-âge au XIXème siècle."