Tuer le mort : le désir révolutionnaire. Avec Paul-Laurent Assoun, Fethi Benslama, Laurie Laufer et Alain Vanier pour le Centre de Recherche Psychanalyse Médecine et Société.


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14.06.2017

En octobre 1793, les tombeaux de la Basilique de Saint-Denis sont profanés et les corps des rois inhumés en ce lieu depuis quinze cents ans sont extraits, dissous et jetés pêle-mêle dans la fosse de l'Histoire. Acte hors norme, unique en son genre, légalement exécuté au nom de l'État révolutionnaire, de la Terreur instituée.
Violence symbolique qui s'éclaire, en sa logique inconsciente, de la fonction freudienne du corps totémique et du "tabou du chef". Objet paradigmatique de l'anthropologie psychanalytique du politique, qui interroge la haine pure, la passion de la ruine et la structure du désir révolutionnaire. Quand, au nom du Bien politique, s'ouvrent les vannes de la pulsion de mort au cœur du collectif.
L'enjeu de l'évènement, le corps de la Souveraineté, n'est rien moins que l'entrée cataclysmique du sujet dans la modernité politique et sa post histoire, ce qui en fait l'actualité chronique.

Les rois excommuniés : aux sources de la laïcité. Avec François-Marin Fleutot au Cercle Aristote.


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21.10.2019

L'historien François-Marin Fleutot nous livre le contenu de ses recherches sur les rapports souvent difficiles qui unissait les rois de France à l'Eglise catholique, non pour des affaires de foi mais de souveraineté nationale. Il voit dans cette indépendance revendiquée de la couronne de France, qui valut à nombre de nos souverains l'excommunication, la source de la laïcité entendue comme le fait que le roi de France n'a point de supérieur dans le domaine temporel en son royaume.

La décadence des élites, facteur de Révolution. Avec Fadi El Hage au Cercle Aristote.


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07.10.2019

C'est en retraçant l'histoire de la noblesse française au XVIIIe siècle dans toutes ses composantes -de l'aristocratie versaillaise aux vieilles familles prestigieuses mais désargentées en passant par la noblesse de robe- que Fadi El Hage s'interroge sur la place et le rôle d'une classe autant victime de fantasmes que de l'image sociale et morale qu'elle a renvoyée au public.
Cette période de décadence des élites françaises à la fin de l'Ancien Régime, qui mena au déclin puis à la chute de la Monarchie sous la Révolution française, doit nous permettre de tirer des enseignements plus généraux sur les mécanismes qui aboutissent au renversement des ordres politiques.

La France est-elle bien la fille aînée de l'Eglise ? Avec François-Marin Fleutot et Aymeric Pourbaix sur Radio Courtoisie.


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03.03.2019

Non, le sabre et le goupillon n'ont pas toujours été unis. Au contraire, l'histoire des papes de Rome et des rois de France a été tumultueuse, se soldant par une ribambelle de monarques excommuniés. C’est cette chronique contradictoire et contrastée, haute en couleurs, que nous rappelle François-Marin Fleutot, accompagé d'Aymeric Pourbaix.
En 800 ans, sur les trente-six héritiers de la dynastie fondée par Hugues Capet, ce ne sont pas moins de quatorze chefs de la "fille aînée de l'Église" qui seront interdits de sacrements, de Philippe-Auguste à Louis XIV. Dans le même temps, en s'opposant aux pontifes, les rois édifient la doctrine si française de la séparation des pouvoirs spirituel et temporel...
Et aujourd'hui : qu'en reste-t-il ? L'héritage des relations en la France et l'Eglise cathoique perdure-t-il encore sous d'autres formes ?

Émission "Lumière de l'espérance", animée par Philippe Delorme.

Les rois de France face à l'excommunication, aux origines de la laïcité. Avec François-Marin Fleutot sur Radio Courtoisie.


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07.05.2019

La France fut peut-être "la fille aînée de l'Église", mais les rois de France ne furent pas toujours des fils obéissants. Entre le Xe et le XVIIIe siècle, alors que régnaient les Capétiens, seize d'entre eux ont ainsi subi les foudres ecclésiastiques : l'interdit, ou pire, l'excommunication. Tous – même saint Louis ! – se sont un jour ou l'autre opposés à Rome, rejetant par exemple le concile de Trente, ou allant jusqu'à récuser l'infaillibilité du pape. Certains ont même refusé de participer aux croisades.
C'est de cette volonté manifeste des rois de France d'imposer leur propre souveraineté, de leur refus radical d'être soumis à tous les pouvoirs étrangers (même aux puissances internationales de ces époques que furent le Saint-Siège ou l'Empire), qu'est née l'identité singulière du pouvoir politique dans notre pays.
C'est cette histoire d'amour et d'aversion, entre la religion et la politique, l'intemporel et le temporel, que nous raconte François-Marin Fleutot, avec grande érudition.

Émission des "Mardis de la mémoire", animée par Anne Collin.

Une autre histoire de la laïcité. Avec François-Marin Fleutot sur Radio Courtoisie.


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13.03.2019

La France fut peut-être "la fille aînée de l'Église", mais les rois de France ne furent pas toujours des fils obéissants. Entre le Xe et le XVIIIe siècle, alors que régnaient les Capétiens, seize d'entre eux ont ainsi subi les foudres ecclésiastiques : l'interdit, ou pire, l'excommunication. Tous – même saint Louis ! – se sont un jour ou l'autre opposés à Rome, rejetant par exemple le concile de Trente, ou allant jusqu'à récuser l'infaillibilité du pape. Certains ont même refusé de participer aux croisades.
C'est de cette volonté manifeste des rois de France d'imposer leur propre souveraineté, de leur refus radical d'être soumis à tous les pouvoirs étrangers (même aux puissances internationales de ces époques que furent le Saint-Siège ou l'Empire), qu'est née l'identité singulière du pouvoir politique dans notre pays.
C'est cette histoire d'amour et d'aversion, entre la religion et la politique, l'intemporel et le temporel, que nous raconte François-Marin Fleutot, avec grande érudition.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Un parcours politique mouvementé. Avec François-Marin Fleutot sur Radio Samovar.


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12.2012

Une émission où l'historien François-Marin Fleutot revient sur son parcours, qui l'a mené de l'Action Française à la Nouvelle Action Royaliste, à travers les luttes politiques de mai 1968 jusqu'à la fin du XXe siècle.
À l'occasion, il lève le voile sur l'histoire encore trop méconnue des mouvements politiques de droite et de gauche et de leurs relations houleuses et paradoxales dans le dernier quart du XXe siècle en France, en bousculant un certain nombre d'idées reçues.
Dans la seconde partie de l'entretien, François-Marin Fleutot nous entraîne plus loin dans le temps, non pas tant à la découverte du principe et du sentiment royaliste qu'à celle de l'histoire de France.

Un entretien mené par Olivier François et Laurent Cantamessi.

Le sabordage de la noblesse. Avec Fadi El Hage à la Nouvelle Action Royaliste.


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12.06.2019

L'historien Fadi El Hage nous présenter le livre qu'il a tout récemment consacré à la noblesse française au XVIIIème siècle. Ce groupe social, très divers, appuyait son statut sur son héroïsme militaire. Or la puissance militaire de la France décline sous Louis XV, une partie de la noblesse se détourne du métier des armes et le prestige des nobles décroît dans l'opinion publique.
Peut-on en conclure que le XVIIIe siècle fut celui du Sabordage de la noblesse, pour reprendre le titre du livre du conférencier ? Fadi El Hage nous aide à trier les mythes des réalités d'une décadence nobiliaire sanctionnée par la Révolution française, donnant également à réfléchir sur la manière dont les élites d'un pays font naufrage.