Le bon plaisir. Avec François Furet sur France Culture.


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21.11.1992

C'est au travers des témoignages des historiens Mona Ozouf, Pierre Nora, Emmanuel Leroy-Ladurie et Pierre Rosanvallon, des avocats Georges Kiejman et Jean-Denis Bredin, du journaliste et résistant Gilles Martinet et aussi Daniel Bensaïd et Jean d'Ormesson, que se dessine le portrait de François Furet.
Enregistrée en partie à Sofia, en Bulgarie, l'émission retrace ses années d'appartenance au Parti Communiste, les raisons de sa rupture avec celui-ci et celles qui avaient guidées ensuite sa démarche intellectuelle et ses positions politiques. L'occasion également de découvrir l'intérêt tout particulier qu'il portait au Judaïsme et à Israël, et d'apprendre que l'enseignement l'ennuyait !
Une émission qui, au-delà de l'historien, révélait un homme très cher à ses amis, qui aimait la vie et qui aimait les femmes. Un intellectuel de premier plan qui, d'une mauvaise chute, devait mourir à 70 ans.

Une vision critique de la Révolution française. Avec François Furet, Mona Ozouf et Eugen Weber sur France Culture.


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12.12.1988

En 1988, alors que se profilait à l'horizon le Bicentenaire de le Révolution, Flammarion éditait un Dictionnaire critique de la Révolution Française dirigé par Mona Ozouf et François Furet. À l'occasion de sa parution les deux historiens étaient invités étant convié à commenter dans le même temps l'ouvrage qu'il publiait chez Hachette, La Révolution 1770-1880 - De Turgot à Jules Ferry.
Le débat, auquel participe également l'historien américain Eugen Weber, rappelle en quoi certains historiens s'étaient démarqués des analyses historiques qui avaient longtemps prévalu en France avant leurs travaux. Pour rappel, en 1978 avec son ouvrage Penser la Révolution française, (précédé en 1971 d'un article musclé, Le Catéchisme révolutionnaire) François Furet contestait radicalement l'historiographie jacobino-marxiste qui dominait alors les débats d'historiens à propos de la Révolution.
À quelques mois du Bicentenaire, cet échange annonce le début d'un temps nettement plus favorable aux thèses de François Furet qui déclarait alors : "La gauche marxiste et la droite contre-révolutionnaire sont d'accord sur un point : considérer la Révolution comme un bloc qu'il s'agit de magnifier ou de couvrir d'opprobre. Il est temps, après deux siècles de guerre civile idéologique, d'affirmer que la Révolution française est terminée et de la considérer enfin comme un objet de science".

Émission "Les lundis de l’histoire", animée par Philippe Levillain.

La place de la femme dans la société française. Avec Mona Ozouf sur Radio Courtoisie.


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01.1996

La France a longtemps passé pour le pays des femmes. Elle a pourtant la réputation d'être aussi celui d'un féminisme timoré qui a tardé plus qu'ailleurs à asseoir ses conquêtes. D'où vient cette timidité ? Et pourquoi le discours du féminisme extrémiste trouve-t-il en France si peu d'écho ?
C'est ce paradoxe qu'explore Mona Ozouf, en cherchant à écouter et à faire entendre "les mots des femmes", ceux qu'elles ont choisis elles-mêmes pour décrire la féminité. Ainsi se succèdent les figures et les voix de Madame du Deffand, Madame de Charrière, Madame Roland, Madame de Staël, Madame de Rémusat, George Sand, Hubertine Auclert, Colette, Simone Weil et Simone de Beauvoir.
La traversée de cette galerie fait découvrir la diversité inventive des cheminements féminins et met en valeur une singularité française dont Mona Ozouf restitue magistralement l'histoire et les contours, à savoir que les Français (et ce neutre englobe bien entendu les Françaises !) demeurent capables de négocier un rapport heureux entre la différence et l'égalité.

Émission des "Mardis de la mémoire", animée par Pierre Chaunu.

Histoire de la révolution et révolution dans l'histoire. Avec François Furet à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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11.02.1994

Dans cet entretien, François Furet répond aux questions de Jacques Revel, Mona Ozouf et Pierre Rosanvallon et explique avec lucidité et droiture comment son engagement politique et sa formation théorique ont pu se conjuguer, puis diverger, jusqu'à ce que sa propre réflexion sécrète une vision renouvelée de la Révolution française et de sa place dans l'histoire.

0:00:00 - Introduction
0:07:35 - Un apprentissage marxiste
0:19:52 - L'École Labrousse et l'histoire sociale
0:34:18 - L'histoire est-elle une science sociale ?
0:52:29 - Penser la révolution
1:12:39 - La révolution française : matrice de la démocratie française