

(0)
Le sionisme chrétien est né en Angleterre au XIXe siècle. Il s'est diffusé ensuite dans la société américaine et dans d'autres pays accueillant des communautés évangéliques. Quel est aujourd'hui son poids dans la politique extérieure américaine vis-à-vis de l'État d’Israël ? Peut-on comparer les formes de son influence contemporaine avec celles de son impact considérable dans la politique méditerranéenne du Royaume-Uni au début du XXe siècle ?
Spécialiste des rapports entre religion et politique aux Etats-Unis, Blandine Chelini-Pont nous aide à comprendre comment, au nom d'une interprétation spécifique de la Bible, un courant très puissant en est venu, aux États-Unis, à prôner un soutien indéfectible au gouvernement israélien.


(0)
C'est en compagnie des professeurs Henri Blocher et Pierre-Sovann Chauny qu'est ici discutée la question eschatologique du millénium. Henri Blocher défend depuis longtemps une compréhension amillénariste des Écritures et le professeur Chauny, quant à lui, défend depuis peu une compréhension postmillénariste.
L'occasion d'en comparer les deux conceptions afin d'en faire ressortir de manière utile les similitudes et les différences.
- 0'00'00 : Début
- 0'03'05 : M. Blocher: Présentation de la question du millénium et de sa déclinaison en trois grandes écoles de pensée.
- 0'18'45 : M. Chauny: Résumé de l'évolution de sa pensée
- 0'29'16 : M. Chauny: Présentation du postmillénairisme théopolitain.
- 0'49'08 : Réponses aux questions de M. Blocher à M. Chauny concernant le postmillénairisme théopolitain
- 1'10'28 : Réponses de M. Blocher
- 1'19'56 : Question de Pascal sur l'imminence du retour de Christ
- 1'22'24 : Conclusion de M. Chauny
- 1'38'20 : Conclusion de M. Blocher
- 2'01'25 : Conclusion de l'épisode et annonces


(0)
Jusqu'au XXe siècle, on appréhendait l'islam uniquement sous son propre prisme, c'est-à-dire selon le récit que la tradition musulmane en proposait. Mais le développement de l'étude historico-critique fait désormais apparaître de nouvelles hypothèses historiques et bouleverse l'approche traditionnelle.
En effet, la recherche historico-critique permet aujourd'hui de remettre en cause les fondements de l'islam et de faire apparaître que le récit coranique et la tradition islamique orale ne tiennent pas d'un point de vue rationnel.
Odon Lafontaine expose ici cette approche érudite et critique de la réalité historique des origines de l'islam, du processus de constitution du Coran, de la place de Jésus dans le proto-islam ou encore de la manière dont La Mecque a été progressivement considérée comme ville sainte par la tradition musulmane.
Il est urgent de comprendre et resituer la perspective historique et culturelle qui a vu naître l'islam afin de révéler l'une des plus grandes supercheries historiques dont les annales aient gardés le souvenir...


(0)
C'est en compagnie du critique littéraire Juan Asensio que nous revenons, à l'occasion de sa nouvelle et récente adaptation cinématographique par Denis Villeneuve, sur le livre de science-fiction qui est très probablement le plus connu au monde. Dune, premier volet de la saga de Frank Herbert, est en effet un livre-monde qui permet des lectures multiples.
Eternels enjeux de pouvoir, révolte des humains contre les machines pensantes, messianisme et millénarisme : autant de thèmes qui sont abordés ici et donnent une idée de la richesse de cette oeuvre.
Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.


(0)
Par un paradoxe cruel, l'époque la plus pacifique de l'histoire de l'humanité -la nôtre- vit sous le signe de la violence terroriste.
Le philosophe Régis Debray, figure intellectuelle française et autrefois acteur engagé en Amérique latine aux côtés de Che Guevara, nous livre une réflexion sur cette forme de guerre très particulière en revenant notamment sur les motivations qui poussent certains à accomplir des actes terroristes tout en les légitimant.


(0)
Pierre-Antoine Plaquevent nous livre un travail d'enquête et d'analyse. En plus de la biographie et de George Soros et de l'exposition de son idéologie, on y trouve recensé l'ensemble des actions des ONG de la "société ouverte".
Des actions qui se déploient dans les domaines de l'immigration de masse, de la dépénalisation de l'usage des drogues, de la promotions de nouvelles normes sociétales, de l'influence médiatique ou du changement de régimes politiques. Cette action de subversion globale touche toutes les sociétés et trouve sa source d'inspiration dans une vision du monde précise : la société ouverte comme projet de fin des nations et de l'Histoire. Une fin de l'Histoire qui doit conduire par étapes à l'intégration de l'humanité tout entière au sein d'un ordre politique unique et planétaire.
Il s’agit de comprendre comment, à la confluence de la cybernétique, du soft-power et du millénarisme politique, des pouvoirs non-élus ont élaboré un outil de domination des populations qui n’a pas son équivalent dans l’Histoire. En prendre connaissance est déjà le début d’une solution.
Et à l'heure où notre nation se rapproche chaque jour de la débâcle politique, sociale et civilisationnelle généralisée, il est important d'effectuer le bon diagnostic des forces qui travaillent à nous déconstruire depuis plusieurs décennies. La dislocation de la société contemporaine n'est pas une fatalité : elle a des causes que l'on peut identifier et dont on peut tracer la généalogie.


(0)
Robespierre qui fait le sacrifice de sa vie et tue les autres d'un même mouvement… Les vieux bolcheviks pourchassés par Staline et qui s'offrent en victimes consentantes, se félicitant que le drapeau rouge qui triomphera des ennemis de classe contienne aussi une goutte de leur sang… Sans doute ces martyrs du temps de la Nation et de la Révolution seraient-ils étonnés d'être rapprochés des croisés, des fanatiques de l'Apocalypse du Moyen-Âge et des ligueurs des guerres de religion.
Mais le pari que fait Philippe Buc est d'interroger les origines de ces formes de violence qui ne disparaissent jamais en Occident : régulièrement, elles ressurgissent des profondeurs, leur force de destruction restée intacte, quel que soit le renouvellement du terrain de surface. Le nom de Dieu a pu disparaître en apparence ou être remplacé par ses frères jumeaux - l'État, la Nation, la Révolution -, mais n'y a-t-il pas une matrice commune ? Et comme il convient de prendre le religieux au sérieux, ne faut-il pas la chercher dans le christianisme ?
On va se récrier. Le Christ a dit "Remets ton glaive au fourreau" et le christianisme a pu amener à la pacification voire au pacifisme, en passant par les droits de l’homme. Bien sûr. Mais il a été dit aussi "Qui n’est pas avec moi est contre moi". Et le dernier livre du Nouveau Testament s’appelle… l'Apocalypse : le temps dernier est bi-partite, il amène la paix mais on baigne dans le sang jusqu'aux chevilles.
L'hypothèse développée ici est de se tenir du côté obscur de la Force : "Je ne suis pas allé venu apporter la paix mais le glaive"...
Émission "La marche de l'histoire", animée par Jean Lebrun.


(0)
Depuis quelques années, toutes les enquêtes d'opinion concordent pour montrer qu'aux yeux d'une majorité de français, le clivage droite-gauche est de plus en plus dépourvu de sens.
Mais qu'en est-il du point de vue de l'histoire des idées ? L'adoption d'un point de vue essentialiste permet-il de rendre compte de la richesse des expériences politiques dans l'histoire ? A contrario, l'approche historique et relativiste nous permet-elle de réellement comprendre les enjeux autour de ces notions qui ont, tant bien que mal, structuré notre imaginaire politique récent ?
Émission du "Libre Journal des débats", animé par Charles de Meyer.