Rousseau, Clouscard et la musique... Entretien avec Dominique Pagani pour le web-journal L'Affranchi.


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2014

A une époque les forces politiques en présence représentent les deux faces de la même médaille libérale, le penseur Dominique Pagani nous permet de comprendre la dynamique qui nous a amené jusque-là.
Ami proche et collaborateur de Michel Clouscard, grand connaisseur des philosophies de Rousseau, Hegel et Marx, il se révèle aussi un commentateur pertinent de l’actualité la plus brûlante.
Il nous montre également que la philosophie de Rousseau est un projet de liberté et d’émancipation qui passe par une théorie et une pratique politique. Rousseau, c’est un monde qui commence, une dialectique qui synthétise son siècle pour le dépasser.
Enfin, l'évocation de l'oeuvre de Clouscard nous rappelle son actualité. Le capitalisme de la séduction, la contre-révolution libérale-libertaire de mai 68, la société dite "de consommation" : autant de concepts qui nous arment pour comprendre notre temps et combattre les impostures.

Le Divin Marché. Avec Dany-Robert Dufour, Bruno Etienne et Serge Halimi sur Radio Grenouille.


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2008

Le libéralisme est-il devenu le dogme de la nouvelle religion marchande ?
C'est ce que l'on pourrait croire, tant les exemples abondent dans les sphères politique et économique.
Mais le monde associatif alternatif et les organisation de gauche donnent aussi implicitement leur soutient à la logique libérale en se revendiquant "libertaires" et en mettant à bas les dernières structures "autoritaires" qui faisaient encore obstacle au marché.
Le philosophe Dany-Robert Dufour, le politologue Bruno Etienne et le journaliste Serge Halimi décriptent cette situation en essayant d'en comprendre les causes et les conséquences.

Mai 68 disséqué. Avec Alain Soral et Matthieu Grimpret sur Radio Courtoisie.


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08.05.2008

Comme nous tous, Alain Soral est aussi un héritier de mai 68, tout en s'en voulant le liquidateur.
Il est important de distinguer toutes les compostantes de cet épisode historique contradictoire. Soit le mouvement populaire sincère, de la base, avec ses aspirations sociales, et la révolute étudiante, qui inaugure le règne de l'idéologie libérale-libertaire en terre de France.

L'engagement depuis la fin des idéologies. Avec Jean-Pierre Le Goff à PROPEDIA, le laboratoire de recherche du Groupe IGS.


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30.05.2012

Le sociologue Jean-Pierre Le Goff se propose de nous éclairer sur ce qu'il reste de l'engagement dans nos sociétés, et sur quels fondements cet engagement peut s'appuyer dans un monde aux références complexes, mondialisées où la tentation de la fuite en avant bouleverse les repères traditionnels sur lesquels les individus appuyaient leur volonté d'action, de construction ou de révolte.
Réflexe de repli sur soi, dépassement du cadre national d'expression collective, mobilisations post-modernes d'une jeune génération qui a vécu son rapport à la société et à l'avenir dans un monde dit de la fin des idéologies : qu'en est-il véritablement ? Assiste-t-on à la fin programmée de l'engagement démocratique tel que l'ont vécu les constructions européennes ? Peut-on dans cet apparent chaos de l'après-idéologies, trouver des formes inédites et donc peu perceptibles d'engagements ? Les grands partis de la droite comme de la gauche sont-ils préparés à répondre à ces nouveaux enjeux ?

Une intervention dans le cadre du cycle de conférences "L'Engagement : libre contrat ou aliénation volontaire ?"

Mai 68 : au-delà de la commémoration, à quoi bon encore en parler ? Avec Jean-Pierre Le Goff et Gérard Leclerc à l'association Les Epées.


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24.06.2008

Les deux intervenants nous font partager leur vision dépassionnée de mai 68 en replaçant intelligemment cet événement dans son contexte tant politique, économique, "sociétal", que spirituel forts de leur expérience de sociologue pour l'un et de journaliste pour l'autre.

Décomposition ou effondrement de la démocratie ? Avec Jean-Pierre le Goff à Canal Académie.


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2012

Jean-Pierre Le Goff est reçu pour la publication de son livre "La gauche à l’épreuve. 1968-2011" où il analyse ce processus de décomposition que nous connaissons depuis les années 1970.
Décomposition sociale, politique, idéologique qui touche la politique et qui ne fait que refléter des évolutions sociales profondes, évolutions qui sont celles d’un "nihilisme passif", d’un "être du vide".

Tout est permis mais rien n'est possible. La personne et l'oeuvre de Michel Clouscard. Avec Dominique Pagani, Jean-Pierre Garnier, Ossian Gani, Fabien Trémeau et Aymeric Monville sur Radio Galère.


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2012

L'apport de Michel Clouscard à la compréhension du monde capitaliste est importante.
Le concept de "libéralisme-libertaire", dont il a la paternité, désigne l'idéologie qui nait au sortir du Mai 68 sociétal et de la mise en place du "marché du désir". En effet, le modèle "permissif pour le consommateur" mais "répressif pour le producteur" tant de plus en plus à nier le travail et la morale des gens de peu.
Parallèlement, pour éloigner radicalement le spectre de l’affrontement de classes, il s’agira pour ce néocapitalisme de "porter la guerre civile chez les pauvres", par l’exaspération des conflits identitaires.

Paul Yonnet à voix nue, sur France Culture.


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09.2009

L'oeuvre de Paul Yonnet, sociologue, essayiste et écrivain, se situe au confluent de trois convictions :
 1) L’analyse de l’expérience personnelle est le premier pas vers la connaissance de l’homme, des sociétés qu’il forme et de leur histoire. Certitude très tôt acquise, d’abord par la lecture fondamentale, à quinze ans, du "Voyage au bout de la nuit" de Céline, puis, déplacée dans le champ de la sociologie, lors de ses premières études des phénomènes du loisir. Ainsi a-t-il découvert, en étudiant "la France du tiercé", dont il était naturellement proche, à quel point les acteurs de base du phénomène possédaient une connaissance spontanée savante, et à quel point, à l’inverse, une sociologie de l’extériorité, traitant le social avec désinvolture, véhiculait de contresens et de préjugés. D’où le recours à la méthode de la "participation observante" - séparée des phases ultérieures de l’objectivation.
 2) Passionné de démographie, d’histoire (de toutes les histoires), de droit, de psychologie, de philosophie, de littérature, d’anthropologie, mais aussi par les apports des sciences à l’explication des phénomènes sociaux, Paul Yonnet ne conçoit pas que la recherche ni l’élucidation puissent avoir lieu à l’intérieur d’une "discipline" seule, artificiellement recluse derrière les remparts qu’elle a (ou aurait) construits. Ardente obligation de l’interdisciplinarité.
 3) La vérité gît dans les livres. Mais il est plusieurs chemins pour y accéder, et notamment la voie littéraire. Il s’ensuit quelques conséquences : il n’est de pensée qu’écrite ; la sociologie, comme la philosophie ou l’ethnologie, est aussi un style et un art littéraire (Raymond Aron, Claude Lefort, Claude Lévi-Strauss) ; l’analyse des oeuvres de la littérature est un temps essentiel de la recherche ; nous pouvons entrer directement dans le cercle magique pour y côtoyer les écrivains (c’est Le Testament de Céline).