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Haut fonctionnaire français, spécialiste des questions relatives aux cultes et à la laïcité, Didier Leschi est directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration depuis 2015, et président de l'Institut d’étude des religions et de la laïcité depuis 2018.
Il aborde ici tous les aspects de la question migratoire, y compris les plus sensibles. En tant qu'homme de gauche, il déplore les tabous de son camp sur ce sujet. Selon lui, l'immigration pose avant tout des problèmes sociaux : son coût pèse principalement sur les plus précaires. En ignorant leurs inquiétudes, la gauche perdrait sa crédibilité sur les questions sociales.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'43 : Pourquoi le débat sur l'immigration est-il impossible à tenir ?
- 0'04'19 : L'immigration, principal point de désaccord entre la gauche et la droite ?
- 0'06'45 : La question de l'immigration est avant tout une question sociale
- 0'09'23 : Il est faux de prétendre qu'on a besoin d'immigration pour créer de la richesse
- 0'11'22 : Le rapport des Américains à l'immigration
- 0'14'42 : L'immigration choisie en Italie
- 0'16'04 : Les pays d'Europe de l'Est pensent que leur identité culturelle est trop fragile pour accueillir des immigrés
- 0'17'22 : La distinction entre immigration légale et illégale
- 0'18'10 : La difficulté en France, c'est la décorrélation entre le nombre et...
- 0'19'12 : L'hypocrisie du débat concernant l'immigration qualifiée, comme les médecins
- 0'22'17 : L'immigration choisie résout-elle la crainte identitaire en Italie ?
- 0'24'42 : Les pays européens pratiquent de plus en plus l'immigration choisie, sauf la France
- 0'26'47 : Peut-on vraiment réduire l'immigration légale ?
- 0'28'13 : Quel est le problème spécifique de l'immigration en France ?
- 0'29'48 : Est-il légitime de renvoyer chez eux les migrants illégaux ?
- 0'32'26 : La distinction entre les formes d'immigration
- 0'39'38 : Le débat sur le regroupement familial
- 0'41'06 : La paupérisation de la population française rend le rapport à l'immigration conflictuel chez les classes populaires
- 0'47'32 : L'intégration plus difficile des populations de certains pays africains
- 0'48'33 : Une partie de la jeunesse et de la gauche nie les problèmes posés par l'immigration
- 0'51'35 : La gauche n'est pas crédible pour parler des questions sociales tant qu'elle ne traite pas des questions migratoires
- 0'52'14 : Les expériences socialistes conduites par la gauche dans le monde se sont accompagnées d'une fermeture des frontières
- 0'55'28 : La gauche, n'ayant pas assez travaillé sur l'application concrète de ses idéaux, n'arrive pas à combattre l'ultralibéralisme et la guerre sociale qu'il organise
- 0'58'23 : Pourquoi faut-il harmoniser les conditions d'accueil entre pays européens ? Est-ce faisable ?
- 1'02'07 : Les OQTF, tabou ultime de la gauche
- 1'04'47 : Le cas algérien
- 1'09'52 : Qu'est-ce que l'accord franco-algérien de 1968 ?
- 1'15'12 : Comment réellement exécuter les OQTF ?
- 1'17'20 : La démagogie sur le débat des soins pour les immigrés
- 1'19'19 : Le RN ne raconte-t-il pas aussi des bêtises sur l'immigration ?
- 1'22'46 : La gauche, privée de la question sociale par sa lâcheté sur la question migratoire, compense par une surenchère sur les questions sociétales et identitaires
- 1'27'42 : Le thème de la créolisation
- 1'32'47 : L'impact de la dénatalité sur les flux migratoires
- 1'36'47 : Les débats sur le féminisme à gauche
- 1'39'08 : Question sur le vieillissement
Un entretien mené par Théodore Brossollet.


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Les nouvelles thématiques de lutte contre le racisme renouvellent l'approche du concept de race. On a ainsi pu parler d'un racialisme antiraciste. Ce renouvellement, et le nouveau vocabulaire qui l'accompagne, est à l'origine de nombreuses polémiques dont il conviendra d'examiner quelques-uns des enjeux.
Nous verrons notamment que dans sa volonté de disqualifier l'antiracisme "moral" pour lui opposer un antiracisme "politique", il prend le risque d'essentialiser des catégories que la démarche antiraciste est supposée déconstruire. Mais il manifeste également une précieuse façon de donner à entendre la parole des victimes, et il oblige à un effort définitionnel du concept de racisme.
Aussi, à condition d'éviter les impasses d'une stricte épistémologie du point de vue, peut-il servir à dégager les invariants du racisme et, corrélativement, à fournir les moyens théoriques de refuser la concurrence victimaire.


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La notion de décadence, ainsi que sa réalité existent depuis les origines de l'histoire longue européenne. Mais quand se manifeste-t-elle, quelles en sont les origines et comment se termine-t-elle ?
C'est en compagnie d'Oswald Spengler et d'Arthur de Gobineau que Tomislav Sunic nous livre une réflexion sur les causes héréditaires de la décadence de la civilisation européenne et nous rappelle l'importance d'avoir une bonne mémoire de notre lignée commune, condition nécessaire à la compréhension de notre communauté de destin.


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"Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient. / Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. − Et je l’ai trouvée amère. − Et je l’ai injuriée." Arthur Rimbaud
Mais pourquoi donc l'homme moderne s'est-il volontairement plongé dans une nuit sans poésie, sans beauté ?


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A l’heure où les conflits de classe se racialisent pour ne pas que des luttes révolutionnaires véritables puissent voir le jour, il n’est pas commode de produire une critique de l’antiracisme et de l’évaluer comme l’entretien le plus efficace des tensions racistes qui animent la France du XXIe siècle. Il n’est pas plus simple de nommer le "mondialisme" comme l’actuelle stratégie du chaos qui renvoie dos-à-dos les déracinés du peuple Noir tout comme les déracinés du peuple Blanc.
Cela demande un effort de cohérence conceptuelle, les concepts découlant de cette production critique se conjuguant sans cesse à l’expérience du terrain et de son observation la plus complexe. Cela demande également une mise en danger des perceptions communes que partage la majorité de son entourage personnel, une dangerosité qui nécessite de la pédagogie, de la ressource informative et surtout une réactivité (si possible féconde) de la part du récepteur de l’hérésie.
Tout d’abord, il faut pouvoir mettre son auditoire, ses lecteurs, ses spectateurs d’accord sur le constat d’une population mondiale confrontée à un processus de mondialisation mais aussi à un conflit de civilisations. De telles affirmations, prises dans leur neutralité, n’engagent pas de jugements pré-orientés sur les avantages ou les inconvénients de ces bouleversements historiques. Par contre, lorsqu’elles véhiculent de fortes oppositions idéologico-politiques, elles prennent une autre tournure que le militant doit analyser pour mieux se positionner.


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L’offre politique dite "patriotique" ne peut changer notre monde et contribuer à la refondation des imaginaires collectifs, des modèles économiques ou technologiques. Dépassée sur tous les plans, elle condamne une population fragile, rongée par la peur, la colère et livrée aux expérimentations des élites cognitives acquises à la liquidation.
Communautés solides des perdants de la mondialisation contre société liquide des seigneurs de la netocratie planétaire ? Pour le moment, ces derniers ont plusieurs coups d’avance.


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Françoise Bonardel s’interroge sur les finalités de la culture (identité, sagesse), et les raison qui ont mené au déclin du creuset culturel européen.
Ne pourrions nous pas imaginer une voie qui serait proprement européenne, où la renaissance spirituelle se déploierait à travers la "grande culture" de la Renaissance et des Lumières, à mi-chemin entre ces deux écueils que sont l’enracinement patriotique et le relativisme d’une société de consommation mondialisée ?