L'Enfant qui inquiète. Avec Alain Ehrenberg à la Librairie Ombres Blanches.


(0)
53 Vues
0 commentaire
26.12.2025

Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.

La main visible des marchés. Avec Thibault Le Texier à la Librairie Ombres Blanches.


(0)
83 Vues
0 commentaire
25.03.2022

La physionomie de nos sociétés dépend de vendeurs et d'acheteurs qui ne se rencontrent plus comme autrefois sur les marchés de plein air ou dans les ateliers des artisans. Depuis un siècle, les articles jugés sur pièce ont fait place à des "produits" préemballés, bardés de marques et poussés à travers des "canaux de distribution" matériels et médiatiques ; les clients sont devenus des "consommateurs".
Ajustant chaque jour la production à la consommation et la consommation à la production, le marketing est loin d'être un simple intermédiaire : il exerce une influence profonde, nourrie de toutes les sciences sociales, y compris dans la sphère intime, en politique et à l'université. La société tout entière est "orientée-marché", sous la bénédiction de l'État et malgré bien des réticences individuelles.
Avec le management, le marketing a fait de l'entreprise l'institution cardinale de notre époque, dont notre survie dépend toujours davantage. Bien mieux que la science économique, la rationalité marketing permet de comprendre intimement les entreprises et les marchés. Et pourtant, l'histoire de ce savoir pratique indispensable au bon fonctionnement du capitalisme reste méconnue...

Les racines libertaires de l'écologie politique. Avec Patrick Chastenet à la Librairie Ombres Blanches.


(1)
136 Vues
0 commentaire
12.05.2023

Les cinq penseurs présentés par Patrick Chastenet partagent le même amour de la liberté et de la nature. Trois se réclament de l'anarchisme, deux en sont proches, tous ont profondément enrichi le terreau libertaire de l'écologie politique.
Patrick Chastenent lui-même s'est lié d'amitié avec Jacques Ellul, dont il est un spécialiste reconnu. Il a sympathisé avec Ivan Illich et Bernard Charbonneau avant de découvrir les œuvres d'Élisée Reclus et de Murray Bookchin.
Son travail de présentation, rigoureux et vivant, nous introduit aux pensées de ces précurseurs encore trop méconnus mais dont l'actualité n'a pas fini de nous étonner.

Trash Vortex. Avec Mathieu Larnaudie à la Librairie Ombres Blanches.


(0)
196 Vues
0 commentaire
11.10.2024

Quelque chose est en train de craquer. Face à l'angoisse apocalyptique qui hante notre temps, les puissants de ce monde se préparent eux aussi à l'effondrement. Certains croient assurer leur survie en s'offrant de luxueux bunkers, d'autres capitalisent sur le désastre qu'ils ont contribué à provoquer.
Eugénie Valier, héritière déclinante d'un grand groupe industriel, se résigne quant à elle à une mort prochaine. Et puisque l'humanité court à sa perte, elle décide de démanteler l'empire érigé par son père au lieu de le léguer à son fils. L'intégralité de sa fortune ira à une fondation destinée à nettoyer les "trash vortex", ces vastes tourbillons marins qui charrient tous les déchets dérivant à la surface des océans. Mais cette mission, a priori vertueuse, sert en fait un projet de liquidation générale, auquel se mêle un inavouable règlement de comptes familial.
Avec cette satire virtuose des élites économiques, politiques, et des multiples acteurs qui gravitent autour d'elles, Mathieu Larnaudie nous emporte dans une traversée vertigineuse de notre époque, et signe le grand roman d'une civilisation fascinée par sa propre fin. Que reste-t-il à transmettre lorsque demain est incertain ?

Nature et préjugés : convier l'humanité dans l'histoire naturelle. Avec Marc-André Selosse à la Librairie Ombres Blanches.


(0)
170 Vues
0 commentaire
16.05.2024

Les êtres humains ont longtemps survécu sur Terre en bricolant avec les connaissances du moment. Monocultures, pesticides, combustibles fossiles... Nous comprenons aujourd'hui que nous devons faire autrement. L'idée du biologiste et naturaliste Marc-André Selosse est simple : la notice pour mieux habiter notre monde se trouve sous nos yeux. Il suffit d'observer le vivant.
Avec humour et bienveillance, il déconstruit les préjugés qui nous ont empêchés de comprendre la nature (y compris humaine) et d'ajuster nos actions en conséquence. Il nous montre de plus près ce monde que nous pensions connaître, en contant les histoires des microbes, des plantes et des animaux qui nous entourent depuis fort longtemps. Intelligence des plantes, compétition naturelle, autonomie, équilibres naturels, séductions humaines et parades animales...
Nous ressortons enthousiaste de ces explorations, parfois troublé dans nos convictions quotidiennes, et enfin relié à cette nature que l'on pensait éloignée de nous. Au fil de cette odyssée, profondément humaniste, se dessinent avec clarté l'essence et l'espoir de nos vies : notre lien aux vivants, qui pourrait nous sauver de nos errements.

L'aube des mythes. Avec Julien d'Huy à la Librairie Ombres Blanches.


(0)
223 Vues
0 commentaire
14.10.2023

On sait peu de choses sur la façon dont nos ancêtres préhistoriques concevaient la mort. Si l'archéologie nous offre quelques pistes de réflexion, comment dépasser ses limites pour appréhender les croyances de nos prédécesseurs ?
Julien d'Huy, après avoir conçu la méthode phylomythologique visant à reconstituer les mythes du passé en retraçant la généalogie de ceux qui nous sont connus, s'attelle désormais à répondre à des questions fondamentales : à quoi les premiers Homo sapiens attribuaient-ils leur finitude ? Dans leur esprit, les humains étaient-ils mortels de toute éternité et, sinon, comment l'étaient-ils devenus ? Sous quelles formes se figuraient-ils leur dernière demeure et le chemin qui y menait ? Croyaient-ils en une vie après la mort et à la possibilité de revenir de l'autre monde ? Comment envisageaient-ils les relations entre les morts et les vivants ?
À la lumière de l'archéologie de la psyché qu'il développe, on découvre combien certains mythes hérités de nos lointains devanciers continuent de nous influencer dans l'art, la philosophie, la religion, voire la science, sécrétant toujours un puissant imaginaire autour de notre questionnement ultime.

La nature des hommes, une mission écologique pour sauver l'Afrique. Avec Guillaume Blanc à la Librairie Ombres Blanches.


(0)
255 Vues
0 commentaire
23.05.2024

Pendant la colonisation, pour sauver en Afrique la nature déjà disparue en Europe, les colons créent des parcs en expulsant brutalement ceux qui cultivent la terre. Et au lendemain des indépendances, avec l'Unesco ou le WWF, les dirigeants africains "protègent" la même nature, une nature que le monde entier veut vierge, sauvage, sans hommes.
Les suites de cette histoire sont connues : des millions de paysans africains expulsés et violentés, aujourd'hui encore. Mais comment a-t-elle pu advenir ? Qui a bien pu organiser cette continuité entre le temps des colonies et le temps des indépendances ?
Guillaume Blanc répond à ces questions en plongeant le lecteur au cœur d'une étrange mission écologique mondiale, lancée en 1961 : le "Projet spécial africain".Il raconte l'histoire de ce Projet, mais, plutôt que de suivre un seul fil narratif, il redonne vie à quatre mondes, que l'on découvre l'un après l'autre : le monde des experts-gentlemen qui pensent l'Afrique comme le dernier refuge naturel du monde ; celui des colons d'Afrique de l'Est qui se reconvertissent en experts internationaux ; celui des dirigeants africains qui entendent contrôler leurs peuples tout en satisfaisant les exigences de leurs partenaires occidentaux ; celui, enfin, de paysans auxquels il est demandé de s'adapter ou de disparaître. Ces hommes ne parlent pas de la même nature, mais, pas à pas, leurs mondes se rapprochent, et ils se rencontrent, pour de bon.
Ici naît la violence. Car c'est la nature des hommes que d'échanger, pour le meilleur et pour le pire.

On arrête (parfois) le progrès. Avec François Jarrige à la Librairie Ombres Blanches.


(0)
257 Vues
0 commentaire
25.05.2023

Saviez-vous qu'au siècle de la machine à vapeur, on s'inquiétait déjà de la surconsommation d'énergie et des limites à la croissance ? Pensiez-vous que la "fée électricité" avait été rejetée par des réfractaires au confort moderne, soucieux de ne pas dépendre de grands systèmes techniques ? Imaginiez-vous que nos ancêtres fustigeaient les automobilistes "écraseurs" et s'en prenaient à l'accélération des transports ? Que des travailleurs s'opposaient au sacro-saint "développement des forces productives" ? Que des écologistes avant l'heure alertaient sur la destruction de la nature par la civilisation industrielle ?
Contrairement au fameux adage selon lequel "on n'arrête pas le progrès", le recours à l'histoire démontre qu'il n'y a pas de fatalité technologique. L'humanité n'est pas vouée à s'adapter, résignée, à l'implacable règne des machines. La course à la puissance a toujours fait face à de profondes remises en cause.
L'historien François Jarrive nous rappelle la mémoire de ces résistances pour nourrir la réflexion actuelle autour de la nécessaire décroissance. Alors que l'expansion indéfinie nous conduit à l'abîme et que l'artificialisation du monde s'intensifie, des bifurcations restent possibles. Et elles sont vitales.