Comprendre le Liban. Avec François Costantini pour le Cercle Aristote.


(0)
71 Vues
0 commentaire
01.2025

Mosaïque de communautés, refuge historique des minorités, carrefour entre Orient et Occident : le Liban fascine autant qu'il déroute. Comment ce petit pays a-t-il forgé une identité si singulière ? Pourquoi son équilibre confessionnel, longtemps cité en modèle, est-il devenu une source de fragilité ? Que reste-t-il de "l'exception libanaise" face aux crises qui le frappent et aux puissances qui s'y affrontent ?
Des racines du Mont-Liban aux défis d'aujourd'hui, François Costantini livre des clés de lecture pour comprendre une nation au cœur des enjeux du Proche-Orient.

La mort de l'Etat syrien, par Opposition Contrôlée.


(1)
153 Vues
0 commentaire
2025

La fin de l'État syrien avec la chute du régime Assad courant décembre 2024 est un événement historique qui marque la fin d'une époque.
Cette série d'émissions a pour ambition d'expliquer cet événement dans son contexte historique, pour comprendre comment la Syrie, pays aux frontières relativement arbitraires, sans grandes ressources, a su faire face à des difficultés gigantesques depuis sa création en 1946, fruits d'une situation sécuritaire extrêmement dangereuse - à l'intérieur pour nombre de minorités dans le pays comme à l'extérieur en raison de la position de la nation syrienne au Moyen-Orient.

Comprendre le chaos syrien : passé, présent et avenir. Avec François Costantini au Cercle Aristote.


(0)
433 Vues
0 commentaire
03.03.2025

La chute du régime de Bachar al-Assad met fin à 55 ans de pouvoir autoritaire de la famille Assad en Syrie, marqué par une domination brutale de la minorité alaouite (15 % de la population), issue du chiisme. Ce pouvoir s'est imposé par la force et la terreur, notamment contre la majorité sunnite. La dictature syrienne a également joué un rôle déstabilisateur au Liban, en contrôlant ses institutions et en vidant en partie le pays de sa population chrétienne. L'assassinat de Rafic Hariri en 2005, attribué au régime syrien, a précipité le retrait de la Syrie du Liban et amorcé le déclin du régime.
À l’intérieur, le régime n'a jamais réussi à obtenir l'adhésion populaire, s'appuyant uniquement sur la répression, le soutien extérieur (Russie, Iran, Hezbollah) et une armée affaiblie. La répression sanglante contre les Frères musulmans dans les années 1980 à Hama et Homs a causé des dizaines de milliers de morts. Ces violences ont contribué à radicaliser une partie de la population, facilitant l'émergence de groupes islamistes plus extrêmes, parfois affiliés à Al-Qaïda, qui ont profité de la faiblesse du régime pour s'imposer sur le terrain.
Enfin, le rôle de la Turquie a été déterminant dans l'effondrement final. Ankara, refusant l'émergence d'un État kurde à sa frontière et souhaitant le retour de millions de réfugiés syriens, s'est opposée frontalement à Assad. Le refus de Damas de coopérer a conduit Erdogan à soutenir indirectement des groupes islamistes contre le régime.
Aujourd'hui, la Syrie est morcelée, Assad n'a plus de légitimité ni de contrôle réel, et le pays bascule vers une domination sunnite, posant une grave menace pour les minorités restantes, notamment les chrétiens.

Puissances du Moyen-Orient : quels rapports de forces ? Avec Roland Lombardi pour le Cercle Jean Mermoz.


(0)
476 Vues
0 commentaire
10.2024

Historien et politologue français spécialiste du Moyen-Orient, Roland Lombardi nous fait un état de slieux des puissances du Moyen-Orient, après avoir écrit sur l'Égypte, la Libye, le Liban, Israël ou le Qatar à l'époque contemporaine.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'03'40 : Comment les cartes sont-elles rebattues au Moyen-Orient ?
 - 0'07'46 : Différence d'approche entre les administrations Trump et Biden
 - 0'26'10 : Le cas de l'Iran
 - 0'33'30 : Quid de la rivalité sunnite/chiite face à Israël ?
 - 0'37'40 : La position de l'Arabie Saoudite
 - 0'45'30 : Les intérêts de la Chine au Moyen-Orient
 - 0'54'10 : La perception de la France dans la région
 - 1'02'20 : Émergence et déclin des Frères musulmans dans le monde musulman
 - 1'13'45 : L'Europe, terrain fertile pour la radicalisation des Frères musulmans.
 - 1'26'50 : L'Arabie Saoudite entre l'Occident et les BRICS
 - 1'40'10 : Situation de l'Égypte
 - 1'53'45 : Situation du Liban
 - 1'57'10 : Situation de l'Irak
 - 2'02'33 : Situation de la Syrie
 - 2'09'10 : Conclusion

Béchir Gemayel, chef de peuple visionnaire et guerrier d'un Liban libre et souverain. Avec Emmanuel Peze sur Radio Courtoisie.


(0)
669 Vues
0 commentaire
16.07.2022

Béchir Gemayel (1947-1982) est né le 10 novembre 1947 d'une famille libanaise respectée et imprégnée de culture française, dans un pays que l'on surnomme alors "la Suisse du Moyen-Orient". Depuis Saint Louis, la France a toujours protégé les chrétiens du Liban. Seules des politiques étrangères contemporaines ont terni cette tradition. Majoritaires dans le pays, ils constituent l'une des plus anciennes chrétientés orientales. Au fil des siècles, ils ont su préserver leur liberté face à l’expansionnisme, sans cesse renaissant, de l'islam avec son lot de massacres et de dhimmitude.
À l'issue d’une scolarité laborieuse, suivie d’études de droit et de sciences politiques réussies, Béchir Gemayel devient avocat. Ce métier, il ne l'exercera guère. Très vite, son goût pour l'action et son charisme font de lui un meneur de premier plan dans la guerre qui s'engage, en 1975, pour la survie du Liban, face aux milices palestiniennes et à l'armée syrienne. Chef militaire des Phalanges libanaises puis des Forces libanaises, Béchir Gemayel est animé d'une foi profonde et d'un discernement hors du commun.
Pour l'Occident, aujourd’hui confronté au phénomène islamiste, ses avertissements résonnent douloureusement. Sa mort dans un attentat, le 14 septembre 1982, alors qu'il vient d'être élu président de la République, brise l'élan de la résistance chrétienne, mais son épopée continue d'alimenter l'espérance d'un Liban qui ne veut pas mourir.

Émission du "Libre Journal des lycéens", animée par Pascal Lassalle.

Vietnam, Liban : comment les démocraties perdent leurs guerres. Avec Elie Baranets pour l'IRSEM.


(0)
681 Vues
0 commentaire
26.02.2019

À en croire les spécialistes, les démocraties bénéficient d'un avantage militaire décisif. Cela n'empêche pas ces dernières de connaître des difficultés récurrentes, comme le montrent leurs déboires récents. Pourquoi ?
De la guerre naissent des impératifs qui procurent aux gouvernants l'occasion d'accroître leurs pouvoirs. Mais le comportement non démocratique de décideurs qui abusent le public sur la réalité de leurs objectifs finit par se retourner contre eux. Ils se condamnent à élaborer leur stratégie dans l'optique de la maquiller, privilégiant la discrétion à l'efficacité. Ces pratiques nourrissent la contestation en interne, jusqu'à rendre l'effort de guerre insoutenable politiquement.
Alors qu'il est courant d'affirmer que la démocratie nuit à la bonne conduite des opérations armées, Elie Baranets montre au contraire que c'est de son déni que provient la défaite.
Comment le pouvoir parvient-il à contourner ainsi la démocratie ? Comment les acteurs politiques réagissent-ils face au mensonge et à la dissimulation ? Quels sont les effets concrets de ces stratagèmes sur le cours de la guerre ?
C'est en s'appuyant sur une étude méticuleuse des campagnes militaires menées par les États-Unis au Vietnam et par Israël au Liban qu'il répond à ces questions aussi cruciales qu'actuelles.

Émission "Le Collimateur", animée par Alexandre Jubelin.

La crise libanaise. Avec Frédéric Farah pour la Nouvelle Action Royaliste.


(0)
911 Vues
0 commentaire
15.12.2021

Professeur d'économie, Frédéric Farah suit attentivement la crise libanaise, succintement évoquée dans les médias. Il s'agit en fait d'une triple crise : crise de change, crise de la dette publique, crise bancaire. Elle trouve son origine directe dans le système de développement mis en place par les élites au sortir de la guerre civile et, plus profondément, la conséquence du libre-échange et de l'ensemble du système néo-libéral.
A tous égards, nous sommes concernés par le désastre libanais.

Le Liban, entre révolution et crises. Avec Georges Corm pour Les Amis du Monde diplomatique de Toulouse.


(0)
843 Vues
0 commentaire
22.01.2021

Historien et ancien ministre des finances de la République Libanaise, Georges Corm nous livre son analyse de la situation de crise politique et sociale que traverse le pays du Cèdre, en tâchant de retracer les grandes lignes de son histoire politique depuis le mandat français.
Il tâche d'analyser, non seulement en tant qu'historien mais aussi en tant que citoyen libanais, les différentes influences étrangères (française, iranienne, américaine, saoudienne) qui s'exercent sur le Liban, pays à la situation si particulière dans une région traversée par d'importantes tensions, et nous fait part des perspectives d'évolution du pays et de la région.