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À partir des données ethnologiques et anthropologiques, Christophe Darmangeat déconstruit l'une idée profondément ancrée dans l'imaginaire contemporain qui veut que la guerre serait, au choix, une fatalité inscrite dans la nature humaine ou un produit tardif de la sédentarisation avec l'apparition des États et des surplus matériels. Ces deux récits dominants — celui des "colombes" (un passé pacifié) et celui des "faucons" (une violence naturelle) — ne tiennent pas face aux faits historiques : la guerre existe bien avant l'État, mais elle n'obéit ni aux mêmes logiques, ni aux mêmes finalités que les guerres modernes.
Dans les sociétés sans État, la violence collective ne vise ni la conquête ni l'accumulation. : elle repose avant tout sur la vengeance, l'équilibrage des torts, la réputation et la nécessité de se faire justice soi-même en l'absence d'institutions.
En distinguant rigoureusement guerre, vendetta et autres formes de confrontation armée, Christophe Darmangeat remet en cause les récits simplistes sur l'origine des conflits et interroge, en creux, notre propre rapport contemporain à la guerre, à la violence et à l'État.
Un entretien mené par Thomas Arrighi.




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Chiffres à l'appui, Thomas Sowell explique que les politiques dites "sociales" sont contre-productives : elles font le plus de mal à ceux qu'elles sont censées secourir !
Ses travaux explorent quatre types de sophismes :
1. l'illusion que dans un monde idéal, les différentes catégories sociales auraient des résultats équivalents - fondement des politiques visant à assurer une "représentation équitable"
2. l'illusion que le racisme expliquerait à lui seul les disparités réelles de résultats entre les groupes ethniques
3. l'illusion que les décisions politiques n'engendrent pas de rétroactions, et qu'elles s'exerceraient sur des "pièces d'échecs" inertes
4. l'illusion que des instances publiques savent mieux ce qui est bon pour les individus, à leur place.
Radu Stoenescu et Mos Majorum reviennent sur les thèses du sociologue américain, indispensables pour comprendre le succès d'un Trump auprès des classes populaires.


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Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique du mois de novembre 2025.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.
- 0'01'15 : Lecornu II et budget
- 0'25'00 : Accords Franco-Algérien
- 0'52'33 : Cambriolage du Louvre
- 0'59'35 : Film Sacré Cœur
- 1'08'49 : Justice pour Lola ?
- 1'24'57 : Future guerre avec la Russie ?
- 1'37'20 : Arrivée de SHEIN et fast fashion
- 1'46'00 : Hommage à Tchéky Karyo
- 1'52'49 : Actus du Cercle
- 2'52'56 : Rentrée littéraire
- 2'00'43 : Conférences
- 2'07'37 : Actus internationales
- 2'07'45 : De quoi Philippe Aghion est-il le nom ?
- 2'27'37 : Guerre civile au Soudan
- 2'32'28 : Victoire de Javier Milei aux élections législatives
- 2'42'42 : Elections locales aux USA
- 2'58'36 : Mort de Dick Cheney
- 3'04'51 : Tensions entre les USA et le Vénézuela
- 3'10'06 : Guerre des puces électroniques
- 3'14'39 : Sommet de l'APEC en Corée du Sud
- 3'22'06 : Nouvelle coalition au Japon


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Le 14 mai 2017, Emmanuel Macron arrivait au pouvoir en France. Un an plus tôt, ce jeune homme âgé de 39 ans était totalement inconnu du grand public. Un blitzkrieg médiatique fut mené pour vendre aux Français le couple quʼil formait avec "Brigitte", une ravissante enseignante quʼil avait séduite alors quʼil avait 17 ans et elle 36. Mais la chronologie ne collait pas et lʼhistoire avait été maintes fois réécrite. Jusquʼà ce quʼil fut admis que lors de sa rencontre avec « Brigitte », Emmanuel Macron avait… 14 ans.
Mais le passé de "Brigitte" restait inaccessible, comme si "Brigitte" était une autre personne que celle quʼelle prétendait être...
Émission de la "Matinale Tocsin Matin", animée par Clémence Houdiakova.


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Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique du mois de mars 2025.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.
Actualités nationales :
- 0'00'00 : Début et Présentation
- 0'03'40 : Décès de Jean-Louis Debré
- 0'13'07 : Du nouveau sur l'affaire de Crépol
- 0'31'45 : Démantèlement d'un réseau pédophile
- 0'46'47 : Gouvernement Bayrou
- 0'54'00 : Inéligibilité de Marine Le Pen ?
- 1'05'00 : Allocution Macron
- 1'34'11 : Relations Paris-Alger
- 1'46'18 : Actualités du Cercle
Actualités internationales :
- 1'58'12 : Suspension du regroupement familial en Autriche
- 2'00'12 : Mouvement anti-corruption en Serbie
- 2'10'21 : Georgescu et exclusion des candidats dans l'UE
- 2'27'27 : Incarcération du maire d'Istanbul
- 2'35'20 : Exactions en Syrie contre les minorités religieuses
- 2'43'17 : Reprise des opérations militaires à Gaza
- 2'53'12 : Réaction aux mesures protectionnistes de Trump
- 3'02'07 : Stratégies de négociation sur le conflit en Ukraine
- 3'11'01 : Duterte face à la CPI
- 3'22'43 : Séisme en Asie du Sud-Est
- 3'23'25 : Remerciements


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En tant que psychiatre dans un centre de rééducation fonctionnelle, Maurice Berger reçois des victimes d'agressions qui gardent des séquelles importantes. En tant que pédopsychiatre, il travaille avec des mineurs extrêmement violents qui déclarent tous "n'en rien avoir à foutre" des blessures qu'ils ont occasionnées, avec une absence totale d'empathie.
Pour ralentir l'augmentation de cette violence dans notre société, il faut donc remonter l'histoire psychique de ces mineurs dont un certain nombre deviendront des majeurs dangereux. De manière schématique, ils présentent une violence "individuelle" liées à des maltraitances vues ou subies dans l'enfance, ou une violence liée à un milieu familial clanique, ou une violence commise en bande où le rôle du leader négatif est essentiel.
Le point commun est que les sujets concernés ne savent pas ce que c'est qu'obéir, à la loi entre autre, et que toute contrainte est ressentie par eux comme une insupportable soumission.


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Nous connaissons tous les grandes questions existentielles sur le sens de la vie. Pourquoi sommes-nous là ? Pourquoi vivons-nous ? Pourquoi certaines évidences nous frappent-elles ? Pourquoi certaines illusions persistent-elles ? Pourquoi nous posons-nous tant de questions ? Pourquoi les réponses sont-elles si souvent à ce point frustrantes ?
Alors nous regardons vers nos anciens, nos sages prédécesseurs, en espérant que le temps qu'ils ont passé dans le monde avant nous a été mis à profit pour en tirer des indices sur ce qu'il faudrait penser. Mais plus nous cherchons dans le passé, moins nous trouvons, et plus les traces de nos ancêtres se perdent dans un buisson que nous partageons avec les primates, ce qui écorche un peu la vision que l'on voudrait avoir de nous-mêmes en tant que créatures séparées de l'animalité, en tant qu'êtres de raison, de civilisation, catégoriquement distincts des singes et des sauvages. Il faut pardonner à ceux qui ont du mal à se défaire de cette illusion-là.
D'autant que les illusions sont nombreuses sur la manière dont nous nous représentons les humains d'avant, les gens de la préhistoire. Et la science, toujours inscrite dans son temps, toujours tributaire de la culture qui la développe a elle aussi contribué à certaines caricatures : '’homme des cavernes brutal, bourru, qui règle tous ses problèmes à coup de massue traine encore un peu dans les vieux rayonnages des bibliothèques. L'ancien sauvage, détaché des biens matériels, nomade vivant de cueillette en harmonie avec la nature, paisible et sage, est une autre carte postale qui nous cache le paysage.
Le problème avec la Préhistoire est notre tentation à chercher dans le passé la justification de notre vision actuelle du monde. À ceux qui ne sont plus là on voudrait faire dire ce qui nous arrange. Nous instrumentalisons trop facilement les indices des modes de vie anciens pour "naturaliser" l'ordre des choses… Il est rassurant de se dire que la manière dont nous voulons régir la société répond à un impératif qui s'est manifesté des millénaires avant nous et a été validé par tous ceux qui nous ont précédés.
Mais à l'inverse certains n'hésitent pas à s'imaginer d'autant plus évolués qu'ils s'estiment éloignés de la figure de l'ancêtre et veulent croire que leurs standards modernes surpassent nécessairement ceux du passé.
Sans essayer de trancher ces questions prescriptives, est essayé ici de rendre justice à la préhistoire en s'efforçant d'être avant tout descriptifs. Que savons-nous de nos ancêtres ? Comment le savons-nous ? Quel degré d'incertitude demeure dans ces connaissances ? Comment savoir aujourd’hui ce qui se passait il y a si longtemps ? Est-ce seulement possible ?
Ce sont plus précisément les questions de la violence, de la guerre et des inégalités, qui sont explorées en compagnie de Christophe Darmangeat, chercheur en anthropologie sociale.