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Régis Debray ne nous laisse jamais longtemps sans nouvelles. Dans son dernier livre dont il emprunte le titre aux Fleurs du Mal de Baudelaire, il se tourne vers ceux de ses aînés qui l'ont aidé à grandir.
Avec une légèreté mélancolique, il s'acquitte de sa dette aujourd'hui, sous la forme d'une abécédaire. C'est en sa compagnie que nous rendons hommage aux maîtres, proches ou plus lointains, qui l'ont inspiré, guidé, incité.
Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.


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Julien Gracq nous fait (re)découvrir le personnage d’Isidore Ducasse, alias comte de Lautréamont, et son oeuvre principale à propos de laquelle il relevait que "l'un des aspects les plus déconcertants des Chants [c'est] l'humour congénital à Lautréamont, et la manière ambiguë qu'il a de disloquer comme aucun autre le lecteur, d'une façon angoissante, entre un rire nerveux des plus gênants et une certaine forme de terreur."


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"Je ne prise guère la littérature d'idées. Ses angles droits sont trop fastidieusement masculins et sûrs d'eux pour capter l'émotion, le tremblement, l'inattendu du réel. Pourquoi récidiver ? Parce qu'on résiste moins, avec l'âge, aux impulsions du farfelu, jusqu'à se permettre quelques divagations sur les dieux et les hommes, le beau et le moche, le mort et le vif, et même sur l'avenir de l'humanité. Sans dramatiser : les échappées qui suivent sont à un essai ce qu'une flânerie est à un défilé, ou une songerie à un traité de morale. Elles demandent seulement au lecteur un peu d'indulgence pour ce qu'elles peuvent avoir de mélancolique, de cocasse ou d'injuste." Régis Debray


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