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D'après Cioran, il aurait été "l'homme le plus réalisé" qu'il ait jamais rencontré. Figure intellectuelle fascinante, Ludwig Klages a exercé son influence sur de grands penseurs ou artistes comme Hermann Hesse, C. G. Jung, Walter F. Otto, Robert Musil ou Gustave Thibon. Il demeure pourtant un nom méconnu, voire énigmatique, en France.
Disciple hétérodoxe de Nietzsche, représentant d'une pensée écologiste et vitaliste avant la lettre, Klages incarne, selon François Plat Colonna, l'acmé de la pensée antimoderne. Le philosophe allemand défia en effet dans son œuvre tous les fondements de la pensée moderne que sont la mathématisation du monde, la déification de la raison, le progressisme et l'universalisme. Au logocentrisme qui a dominé l'ensemble de la philosophie occidentale, Klages opposa le biocentrisme, revalorisant ainsi les dimensions instinctives et poétiques du monde enfouies par des siècles de rationalisme.
Émission du "Libre Journal des lycéens", animée par Pascal Lassalle.


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Julius Evola est l'une des grandes figures de la Droite italienne et même européenne du XXe siècle. Souvent associé à René Guénon et à l'école traditionnaliste, Evola appartient également au monde de la "Révolution conservatrice".
Philippe Baillet, l'un de ses principaux traducteurs français, revient en détail sur la vie et l'œuvre de cette figure étrange et fascinante par bien des aspects, ainsi que sa postérité.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'07'08 : Présentation du parcours de Philippe Baillet
- 0'14'15 : Division de l'entretien
- 0'17'23 : Origines et milieu social d'Evola
- 0'23'20 : Attitude anti-bourgeoise : débuts artistiques et philosophiques
- 0'30'45 : Evola et Arturo Reghini
- 0'37'02 : Impérialisme païen – nationalisme italien et critique du christianisme
- 0'53'29 : Relations d'Evola avec le régime fasciste
- 0'58'53 : Découverte de René Guénon
- 1'10'37 : Bachofen et "le droit maternel"
- 1'14'43 : Révolte contre le monde moderne
- 1'30'27 : Julius Evola et l’Allemagne
- 1'45'34 : Julius Evola et la droite italienne d’après-guerre
- 1'57'45 : Le fascisme vu de droite
- 2'00'13 : Chevaucher le tigre
- 2'12'40 : La postérité d'Evola en Italie
- 2'19'15 : La postérité d'Evola en France
- 2'30'47 : Regard critique sur Evola
- 2'46'48 : Recommandations de lecture
- 2'48'39 : Evola et Klages, une mise en parallèle


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Lorsqu'en 1877, l'anthropologue Lewis Morgan publia sa Société archaïque, Marx et Engels s'enthousiasmèrent pour ce qui représentait à leurs yeux le premier cadre théorique permettant de comprendre les sociétés primitives et, par extension, la préhistoire des sociétés de classes. Dans son célèbre ouvrage L'Origine de la famille, de la propriété privée et de l'État, rédigé sept ans plus tard, Engels en prolongeait les principales conclusions. Il établissait ainsi sur l'évolution de la famille et l'origine de l'oppression des femmes ce qui allait devenir la référence marxiste. Or, en plus d'un siècle, découvertes ethnologiques et archéologiques se sont accumulées, les fragments épars dont on disposait alors laissant place à une vaste fresque. Malheureusement les tentatives d'actualiser la contribution d'Engels sur la base de ces nouveaux matériaux ont été bien rares.
Tel est l'objectif poursuivi par Christophe Darmangeat au travers d'un examen didactique des relations très diverses que les hommes - et les femmes - ont nouées depuis les temps les plus anciens. Tout en relevant sans complaisance les nombreuses conceptions dépassées de l'Origine de la famille, la méthode matérialiste et critique proposée par Marx et Engels pourrait bien rester la meilleure clé pour pénétrer le lointain passé des sociétés humaines et mettre à jour la racine de l'inégalité des sexes, inégalité qui perdure au coeur de nos civilisations modernes.