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Partout en Europe, les partis sociaux-démocrates ne semblent concevoir leur avenir que dans une stratégie de validation des politiques de droite. En ce sens, l'exemple anglais nous donne à voir une mutation "chimiquement pure".
Le 4 juillet 2024, le Parti travailliste remporte une victoire éclatante aux élections nationales, obtenant l'une des plus larges majorités de l'histoire du Royaume-Uni. Keir Starmer a réussi son pari de ramener le Labour au pouvoir après 14 ans d'opposition. Sa stratégie de recentrage du parti vers des positions plus modérées et sa détermination à résoudre les dissensions internes semblent avoir porté leurs fruits.
Mais derrière cette image de compétence et de sérieux se cache une tout autre réalité. Celle d'un homme qui se sera d'abord présenté comme l'héritier d'une gauche progressiste, avant d'abandonner la quasi-totalité de ses engagements pris lors de son élection à la tête du parti. Un leader intransigeant envers ses propres troupes, qui n'aura pas hésité à expulser brutalement les voix s'écartant de sa ligne. Une politique présentée comme pragmatique mais qui semble surtout se caractériser par une continuité surprenante avec les orientations des gouvernements conservateurs précédents.
Est-ce vraiment pour cela que les électeurs ont voté ? C'est pour comprendre les paradoxes de ce succès que Cyril Richert propose de se plonger dans l'analyse des transformations de la gauche britannique sous la direction de Keir Starmer durant les années qui l'ont conduit au pouvoir.


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Après plusieurs années de rebondissements en tous genres, le Royaume-Uni de Boris Johnson a fini par quitter officiellement l'Union européenne le 31 janvier 2020.
Romain Bessonnet, cofondateur du Cercle Aristote, revient sur l'histoire de l'euroscepticisme britannique et sur la manière dont le Brexit a finalement triomphé de ses détracteurs internes et des pressions externes.
Une séquence politique passionnante et mouvementée qu'il est important d'analyser et de comprendre.


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Dans cet entretien où Pierre-Yves Rougeyron passe en revue l'actualité du mois de septembre 2015, les sujets suivants sont abordés : Michel Onfray, Jacques Sapir, Eric Zemmour, le front anti-euro, la crise migratoire et l'attitude allemande, l'affaire Morano, 1789 cause de tous les maux ?, l'intervention russe en Syrie, l'Arabie saoudite, le Japon, et la fin de l’argent liquide.