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La modernité, ivre d'égalitarisme, a fait de l'égalité une idole. Elle en oublie que l'inégalité n'est pas une malédiction, mais la condition même de l'ordre et de la vitalité des sociétés. Là où l'égalité nivele, l'inégalité hiérarchise ; là où l'une prétend effacer les différences, l'autre les assume et les valorise.
L'histoire montre que les civilisations les plus florissantes furent celles qui surent cultiver les écarts – de mérite, de talent, de rang – plutôt que de les nier. Une société sans élites est une société sans boussole, condamnée à l'entropie. L'inégalité, loin d’être un vice, est le moteur des hiérarchies naturelles, celles qui récompensent l'effort, la compétence et la responsabilité.
Pourtant, la modernité, obsédée par l'illusion d'une égalité absolue, s'épuise à vouloir gommer ces distinctions. Elle confond justice et nivellement, équité et uniformité, et finit par produire une médiocrité généralisée. L'éloge de l'inégalité n'est pas un appel à l'arbitraire, mais à la reconnaissance des différences légitimes – celles qui élèvent plutôt que celles qui écrasent.


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C'est au travers de l'œuvre de Howard Philip Lovecraft, spécialement sa lettre sur Nietzsche, que la notion d'absurde cosmique peut être explorée. Lovecraft y exprime une vision pessimiste de l'humanité, la qualifiant de "vermine nuisible" et souligne l'absence de valeurs absolues dans un univers mécanique et indifférent.
La vérité peut être terrifiante et difficile à accepter, comme nous le rappelle le destin tragique de Semmelweis suite à sa découverte de l'importance de l'hygiène en médecine.
Quelles sont alors les implications philosophiques de ces idées, spécialement en lien avec la perception de la réalité, la nature de la vérité et la condition humaine ? Est-il possible de résoudre la tension entre le sens et l'absurde du monde ?

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Les libéraux et les identitaires représentent deux courants politiques souvent perçus comme opposés. Cependant, depuis l'effondrement du compromis politico-économique post-Seconde Guerre mondiale, il semble judicieux d'opérer un rapprochement entre ces deux sensibilités, notamment pour faire face aux excès du multiculturalisme et des politiques confiscatoires du welfare state.
C'est en se basant sur les études de psychologie du Joseph Henrich sur l'échantillon "WEIRD" (Western, Educated, Industrialized, Rich, Democratic) que certaines caractéristiques uniques des sociétés occidentales sont mises en lumières, comme l'individualisme, la prosocialité impersonnelle et la valorisation du libre arbitre. Ce différentiel ethnique se traduit en caractéristiques culturelles, elles-mêmes au fondement d'une anthropologie libérale.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'05'10 : Mise en contexte
- 0'10'55 : La Psychologie WEIRD
- 0'48'15 : Pourquoi les libéraux doivent s'allier avec Les libéraux ?
- 1'05'36 : Pourquoi les identitaire doivent s'allier aux libéraux ?
- 2'02'05 : Questions/réponses
Émission "Libre echange".


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La néoréaction (NRx) est un mouvement intellectuel né sur internet et porté par des figures comme Curtis Yarvin et Nick Land. Entre critiques acerbes du système politique moderne, visions futuristes de sociétés décentralisées (patchwork states) et réflexions sur l'intelligence artificielle, ces idées provocantes interrogent les fondements de nos démocraties et proposent des alternatives radicales.
Bien que discutées au plus au somment de la deuxième administration Trump, elles sont parfois en tension avec des approchent plus conservatrice, identitaires ou religieuses.
C'est avec un ton à la fois érudit et accessible que sont abordées des sujets comme la "Cathédrale" idéologique, les limites de l'État-providence ou encore les dilemmes éthiques de l'IA.
Entre science-fiction et analyse politique, une invitation à repenser notre rapport au pouvoir, à la technologie et à l'avenir des sociétés occidentales.
Émission "Libre echange".


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Aujourd'hui, quels sont les bouleversements démographiques et technologiques qui agitent notre monde ? La dynamique politique de fragmentation-centralisation permet-elle de comprendre la trajectoire de la modernité ? Vit-on à l'ombre de la potentielle singularité technologique ?
À travers une analyse historique et prospective, les intervenants dissèquent l'évolution des États, des monarchies médiévales aux régimes modernes, en passant par les mécanismes de pouvoir et les défis démographiques. Ils interrogent l'impact des technologies sur la liberté, la natalité et l'avenir des civilisations - notamment occidentale.
Entre projections futuristes et critiques acerbes du présent, une invitation à repenser les fondements de nos sociétés en explorant la décentralisation comme remède aux excès de la centralisation, les modèles politiques alternatifs (comme les network states), ou encore les dilemmes éthiques de l'accélération technologique.