La réécriture des mythes européens dans "Le Seigneur des anneaux". Avec Eugène Frimas, Walter Aubrig et Armand Berger à la Nouvelle Librairie.


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01.10.2020

Tolkien trouvait que l'Angleterre manquait de légendes comparables à celles des Scandinaves, Grecs, Latins, ou encore Celtes. Il a plusieurs fois signalé son envie de donner à son pays une mythologie qui lui serait propre.
Pour cela, il a repris des mythes européens et a créé son univers, avec ses dieux, ses peuples, ses langues, ses paysages différents… Et pourtant si proches des nôtres.
Comme Homère, et comme Virgile ou Shakespeare, auxquels il s'était comparé, Tolkien a repris une matière ancienne pour la remodeler en une épopée intégrée à ce qu'il appelait "une longue ligne continue, indivisible", une tradition héroïque et littéraire.

Une présentation donnée dans le cadre des "Jeudis de l'Iliade".

Une brève histoire politique de la fantasy. Avec William Blanc pour Culture Prohibée.


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2019

Grande fresque épique de fantasy inspirée des romans de G. R. R. Martin, Game of Thrones est désormais la série la plus célèbre au monde. Cette fascination pour un univers médiéval, dont les protagonistes craignent la venue d'un long hiver apocalyptique, fait écho aux angoisses contemporaines concernant le dérèglement climatique causé par l'activité humaine.
G. R. R. Martin n'a pas été le premier auteur à utiliser la fantasy pour parler des dérives du monde moderne et d'écologie. À bien y regarder, le genre du merveilleux contemporain développé à la fin du XIXe siècle en Grande-Bretagne a constamment servi d'outil pour critiquer la société industrielle.
De William Morris à J. R. R. Tolkien en passant par Robert E. Howard ou Hayao Miyazaki, l'historien William Blanc invite à questionner la généalogie politique de la fantasy.

Clive Staples Lewis (1898-1963). Avec Suzanne Bray, Irène Fernandez, Daniel Warzecha et Anne-Frédérique Mochel-Caballero sur France Culture.


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03.07.2008

On ne peut voir qu'une troublante coïncidence dans le fait que l'auteur du Meilleur des Mondes, Aldous Huxley, ainsi que celui des Chroniques de Narnia, C. S. Lewis, se soient tous deux éteints le jour même où l'on assassinait John Fitzgerald Kennedy, le 22 novembre 1963. Et ne pas trouver étrange que cet Irlandais, professeur de littérature du Moyen-Age et de la Renaissance d'apparence austère, touché par la foi à l'aube de ses trente ans, ait partagé une longue et profonde amitié avec J. R. R. Tolkien, et ... imaginé s'amuser à se cacher dans des armoires.
Auteur de nombreux ouvrages de réflexion chrétienne, de critique littéraire ainsi que de romans pour adultes et enfants en passant par la science-fiction avec sa Trilogie cosmique, C. S. Lewis connut une très grande popularité dans les milieux anglophones mais dut attendre que les studios Disney s'en emparent pour que son ironie et ses réflexions sur les rapports entre mythes et religion atteignent véritablement la France. Un humour qui culmine dans La Tactique du diable, où il donne la parole à un vieux démon tentateur qui partage son expérience avec une nouvelle recrue sur les détours secrets de l'âme humaine.
Ainsi, toute l'oeuvre de C. S. Lewis nous conduit à visiter les doubles fonds du réel, ramenant la réalité à une croyance comme une autre, et par la magie de son écriture repeuplant les forêts sacrées de leurs créatures mythiques, tous les pays imaginaires se mettent à exister aussi intensément que l'enfance en nous.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Lydia Ben Ytzhak.