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L'installation grimpante des écrans dans nos vies conduit inexorablement à l'émergence du "crétin digital". Mais, comme le démontrent de nombreuses études scientifiques, la lecture en est un antidote majeur. De l'influence positive sur le langage, la culture générale, la créativité, l'attention, les capacités de rédaction, d'expression orale, la compréhension de soi-même et des autres, l'empathie, avec un impact considérable sur la réussite scolaire et professionnelle… : aucun autre loisir n'offre un éventail de bienfaits aussi large.
Michel Desmurget retrace l'impact monumental de la lecture sur les trois piliers de la construction d'un enfant (aptitudes intellectuelles, compétences émotionnelles, habiletés sociales) et souligne le rôle essentiel du milieu familial pour susciter et entretenir le goût de la lecture.


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En 1992, Luc Ferry fut l’un des premiers à fustiger les outrances antihumanistes des courants verts radicaux. En 2021, le philosophe oppose à des décroissants de plus en plus écoutés un contre-projet radical.
La foi du Progrès chevillée au corps, cet ancien ministre de l'Éducation nationale nous propose une analyse de tous les courants écologistes actuels, des "collapsologues" aux tenants de la "croissance verte" en passant par "l'écologie décoloniale" ou "l'éco-féminisme".
Célébrant la troisième révolution industrielle, l'intelligence artificielle, l'innovation et la recherche, en opposition aux prophètes de malheur, il montre comment il nous serait possible, grâce à "l'écomodernisme", de concilier croissance et préoccupations environnementales.


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Philosophe, essayiste, romancier et homme politique français, Gaspard Kœnig parcourt depuis 2016 le monde pour mettre ses convictions à l'épreuve du réel et multiplie les expériences en immersion : en prison ouverte en Finlande, dans un village brésilien expérimentant le revenu universel, avec les entrepreneurs numériques au Rwanda ou dans les bidonvilles de Lima pour observer le microcrédit. Il effectue aussi un périple de 2'500 km à travers l'Europe sur les traces de Montaigne, avec sa jument, et dit à cette occasion avoir expérimenté un "communisme de tous les jours".
Et en bon néorural dépassé par la nature, il a demandé conseil à ses vieux amis les philosophes. Car au détour d'une page ou d'une métaphore, ceux-ci révèlent leur lien à la terre. C'est tout l'objet de cette intervention : relier la pensée et le sol. Entrecroisant références philosophiques, découvertes botaniques et réflexion politiques, Gaspar Kœnig dessine sa propre agrophilosophie en y célèbrant ses deux passions, la nature et la liberté.


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Une vague de folie et d'intolérance submerge le monde occidental. Venue des universités américaines, la religion woke, la religion des "éveillés", emporte tout sur son passage : universités, écoles et lycées, entreprises, médias et culture.
Au nom de la lutte contre les discriminations, elle enseigne des vérités pour le moins inédites. La "théorie du genre" professe que sexe et corps n'existent pas et que seule compte la conscience. La "théorie critique de la race" affirme que tous les Blancs sont racistes mais qu'aucun "racisé" ne l'est. L' "épistémologie du point de vue" soutient que tout savoir est "situé" et qu'il n’y a pas de science objective, même pas les sciences dures. Le but des wokes : "déconstruire" tout l'héritage culturel et scientifique d'un Occident accusé d'être "systémiquement" sexiste, raciste et colonialiste. Ces croyances sont redoutables pour nos sociétés dirigées par des élites issues des universités et vivant dans un monde virtuel.
L'enthousiasme qui anime les wokes évoque bien plus les "réveils" religieux protestants américains que la philosophie française des années 70. C'est la première fois dans l’histoire qu'une religion prend naissance dans les universités. Et bon nombre d'universitaires, séduits par l’absurdité de ces croyances, récusent raison et tolérance qui étaient au cœur de leur métier et des idéaux des Lumières. Tout est réuni pour que se mette en place une dictature au nom du "bien" et de la "justice sociale". Il faudra du courage pour dire non à ce monde orwellien qui nous est promis.


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Nucléaire, climat, vaccination, OGM, théorie de l'évolution… La science se trouve prise en otage de la post-vérité et de la désinformation. Imaginez que depuis des siècles, tout le monde vous ment en affirmant que la Terre est ronde… En réalité, elle est plate. Cette conviction est partagée par de plus en plus de personnes à travers le monde ! Dopée par des complotistes sur les réseaux sociaux, la théorie de la Terre plate se répand rapidement, en dépit de toutes les preuves scientifiques.
Et depuis le début de la crise sanitaire, chacun peut constater que la vulgarisation scientifique n’a pas été très efficace face aux théories abracadabrantesques. Le phénomène interroge la place de la recherche scientifique dans le débat public et politique.
Pour faire face aux défis générés par ce phénomène, Etienne Klein nous explique en quoi la vulgarisation est désormais devenue un sujet politique.


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Comment la France, sans l'Europe, pourrait-elle assurer son indépendance, peser sur la scène du monde, affronter les défis planétaires qui sont ceux de ce siècle ? Puis la Russie entreprit d’envahir l'Ukraine, on sait avec quelle violence destructrice.
Cette rencontre se déroule aux premiers jours de cette guerre et donne à ces échanges une gravité particulière, mais aussi une espèce d'actualité paradoxale : l'Europe en général, et l'Union européenne en particulier, nous paraissent d'autant plus précieuses qu'elles se trouvent soudain confrontées à une guerre, certes en dehors de celle-ci mais sur le territoire de celle-là !
Le propos de Francis Wolff n'en devient que plus pertinent. "Jamais nous ne nous sommes sentis autant européens, jamais, depuis la fin de la guerre froide, nous n'avons mieux su ce que "européen" veut dire."


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Sachant qu’un suspect est présumé innocent antérieurement à toute décision de justice, Hugues Lagrange constate qu’il y a une surreprésentation de jeunes issus du Sahel africain parmi les "mis en cause" dans les PV de police.
Outre l’origine sociale, l’auteur estime que des différences culturelles (mais non pas ethniques) expliquent cette situation.
Selon lui, le fait que les familles de ces jeunes soient en grande difficulté financière, sans formation et avec une appréhension très limitée de la culture du pays d’accueil, affecte les jeunes à travers leur socialisation familiale.
Pour faire face au problème, Hugues Lagrange préconise un accroissement des politiques d’intégration, en favorisant l’éducation et stoppant la ghettoïsation.


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La société industrielle a connu jusqu’à présent deux grands modèles organisationnels : le productivisme qui domine le 19e siècle et, au 20e, l’organisation de la production et la stimulation permanente de la consommation.
C’est ce dernier modèle qui s’est effondré à la fin 2008. La faillite de General Motors n’est pas une conséquence dans l’économie réelle des spéculations de l’économie virtuelle. C’est le modèle consumériste qui rencontre ses limites par une combinaison de facteurs toxiques que cette conférence propose d’analyser comme une "mécroissance".
L’enjeu est alors de repenser la croissance sur de nouvelles bases.