L'IA va-t-elle nous rendre moins intelligents ? Avec Aymeric Roucher pour Transmission.


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07.2026

Jusqu'où l'IA va-t-elle transformer le monde du travail et nos sociétés ? Comment maintenir la France et l'Europe dans la course à la souveraineté technologique ?
Ingénieur en intelligence artificielle, Aymeric Roucher explique en termes accessibles les décennies d'innovation qui ont mené des réseaux de neurones aux Large Language Model. À partir des enjeux en présence, les données, l'énergie ou la puissance de calcul, il analyse les ressources de l'IA pour dépasser notre conception de l'intelligence.
Demain, les agents IA – des programmes capables d'exécuter des tâches en autonomie – atteindront une performance qui disqualifiera en partie le travail humain. Et il n'y aura pas un transfert d'emplois pour tous...
Devant les immenses promesses de l'IA, il est temps de mesurer aussi ses risques écologiques ou sociaux, afin de préparer une transition sereine.

 - 0'00'00 : Pourquoi avoir écrit ce livre ? 
 - 0'03'11 : Comment fonctionne l'IA ? 
 - 0'09'42 : L'IA est-elle capable de créer ? 
 - 0'16'29 : L'IA sait tout faire ?
 - 0'24'17 : Les bienfaits de l'IA
 - 0'35'22 : Les dangers de l'IA 
 - 0'45'06 : L'IA comme "parasite"
 - 0'58'51 : Comment reconnaître l'IA
 - 1'02'43 : Les conséquences inattendues de l'IA
 - 1'09'52 : Le risque de la concentration des pouvoirs 
 - 1'13'23 : L' "Opération Prométhée"
 - 1'24'59 : L'ingénieur jardinier 
 - 1'32'09 : L?IA, un humain de compagnie ?

Un entretien mené par Pierre Valentin.

L'Intelligence artificielle ou l'enjeu du siècle. Avec Eric Sadin à la Librairie Française de Rome.


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07.12.2019

C'est l'obsession de l'époque. Entreprises, politiques, chercheurs... ne jurent que par elle, car elle laisse entrevoir des perspectives économiques illimitées ainsi que l'émergence d'un monde partout sécurisé, optimisé et fluidifié. L'objet de cet enivrement, c'est l'intelligence artificielle.
Elle génère pléthore de discours qui occultent sa principale fonction : énoncer la vérité. Elle se dresse comme une puissance habilitée à expertiser le réel de façon plus fiable que nous-mêmes. L'intelligence artificielle est appelée à imposer sa loi, orientant la conduite des affaires humaines.
Désormais, une technologie revêt un "pouvoir injonctif" entraînant l'éradication progressive des principes juridicopolitiques qui nous fondent, soit le libre exercice de notre faculté de jugement et d'action.
Chaque énonciation de la vérité vise à générer quantité d'actions tout au long de notre quotidien, faisant émerger une "main invisible automatisée", une "data driven society", où le moindre phénomène du réel se trouve analysé en vue d'être monétisé ou orienté à des fins utilitaristes.
Il s'avère impératif de s'opposer à cette offensive antihumaniste et de faire valoir, contre une rationalité normative promettant la perfection supposée en toute chose, des formes de rationalité fondées sur la pluralité des êtres et l'incertitude inhérente à la vie.
Tel est l'enjeu politique majeur de notre temps.

L'empire numérique. Avec Jean Lassègue et Giuseppe Longo pour l'association Épokhè.


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20.10.2025

Pourquoi parler d'empire numérique ? Parce que les usages du numérique font désormais à ce point partie de notre environnement que nous n'avons plus le choix de les refuser, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Pourtant, nous savons encore peu de choses de la façon dont l'environnement numérique s'est progressivement imposé à nous parce que nous manquons du recul nécessaire.
Le travail de Jean Lassègue et Giuseppe Longo a, de ce point de vue, une double ambition : clarifier le concept de numérique et lui redonner sa profondeur historique en utilisant trois notions, celle d'écriture, de calcul et de machine.
Contrairement à ce que l'on suppose habituellement, les données numériques n'existent pas dans la nature mais elles sont le fruit d’une synthèse culturelle hardie qui s'inscrit dans une tendance millénaire. Aussi serons-nous peut-être surpris d'apprendre que le numérique entretient avec l'écriture alphabétique des liens profonds ou que le traitement numérique déstabilise des notions aussi capitales pour notre démocratie que celle de loi ou de souveraineté.
Mais nous apprenons aussi que mettre au jour les limites du concept de numérique permet de lui rendre pleinement justice et de devenir acteur des changements culturels qu'il induit.

Quelques observations ayant pour objet des dispositifs. Avec Gilles Gagné à l'Université du Québec à Montréal.


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01.11.2024

Gilles Gagné propose de mener une exploration à tâtons pour tenter d'identifier où se trouve l'intelligence dans l'intelligence artificielle, quel est le lien de ces artifices à la connaissance, de quelle manière est représentée la réalité dans cette connaissance et quelle est la nature de la réalité qui s'y trouve représentée.
L'intelligence artificielle est la saveur du mois depuis plusieurs années, avec un sursaut récent de popularité allant du prix Turing de 2018 au prix Nobel 2024, mais il est encore difficile de se faire une idée réaliste de cette technoscience qui prospère derrière un mur de fantasmes que sa complexité autorise et entretient. Cependant, avec des investissements annuels se comptant en dizaines de millards, il n'y a pas de doute que l'IA représente un secteur de pointe de ce que l'on appelait jadis "l'économie du savoir", elle-même présumément instrumentée par une "révolution" (digitale, numérique, informationnelle communicationnelle, cybernétique, etc.).
Ceci étant, il est clair aussi que la sociologie de l'IA n'a justement pas à se soucier de ses engrenages intimes pour en faire l'étude critique et pour juger, par exemple, de son inscription dans la gouvernance par les nombres ou dans le procès de renversement instrumental en faveur des machines.
L'heuristique que Gille Gagné propose se situe cependant à la marge de cette sociologie nécessaire et elle n'a pas l’ambition d'y contribuer directement. À partir de quelques exemples, il examine des dispositifs et des méthodes numériques dont les concepteurs soutiennent qu'ils relèvent de la représentation, du concept, de l'intelligence, de l'apprentissage, de la connaissance ou de la conscience, autant de capacités dont les développements cumulatifs poussent certains de ses artisans à refuser le pacte faustien qui se cache dans l'IA.
On peut se demander si là se trouve vraiment le risque d'une domination de l'homme par la machine...

Technologies numériques et isolement collectif. Avec Eric Sadin à l'Institut Catholique de Paris.


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27.03.2023

Protestations, manifestations, émeutes, grèves, défiance... Depuis des années, la colère monte, les peuples ne cessent de rejeter l'autorité. Les raisons en sont connues : aggravations des inégalités, dégradations des conditions de travail, recul des services publics... Mais la violence avec laquelle elle se manifeste est inédite car exprimée par un sujet nouveau : l'individu tyran. Un être ultra-connecté, replié sur sa subjectivité et ses intérêts, capable en un clic de mettre le monde à ses pieds et dès lors persuadé d'en être l'unique centre. Et si les crises économiques renforcent l'impression d'être dépossédé, la technologie augmente celle d'être tout-puissant.
Une combinaison explosive, qui signe l'effondrement de notre monde commun.

Une conférence qui s'inscrit dans le cadre du Séminaire "Éducation et soin à l'ère du numérique", animée par Cynthia Fleury et Camille Riquier.

Géopolitique du numérique. Avec Ophélie Coelho pour le podcast Sismique.


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24.10.2024

Qui contrôle vraiment Internet ? Derrière nos écrans se joue une bataille invisible pour la maîtrise des infrastructures numériques. Câbles sous-marins, centres de données, satellites : ces réseaux qui structurent notre monde connecté sont aujourd'hui largement aux mains de quelques géants privés.
Chercheuse en géopolitique du numérique, Ophélie Coelho nous emmène dans les coulisses de cette révolution silencieuse. Elle décrypte comment les Big Tech sont devenues de véritables empires, capables d'influencer les États et de façonner notre avenir commun. De l'Europe à l'Afrique, des États-Unis à la Chine, elle analyse les nouvelles dynamiques de pouvoir qui se tissent autour du contrôle de l'information.
Une conversation essentielle qui révèle l'ampleur de notre dépendance et pose une question cruciale : comment reprendre la main sur ces infrastructures critiques pour préserver notre liberté de choix ?
Entre enjeux environnementaux, souveraineté numérique et nécessité d'une réponse européenne coordonnée, Ophélie Coelho dessine les contours d'une autre voie possible, au-delà des discours convenus sur la révolution numérique.

Un entretien mené par Julien Devaureix.

La guerre des IA. Avec Fabrice Epelboin pour le Cercle Aristote.


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09.02.2025

Entrepreneur, enseignant et spécialiste des technologies numériques, Fabrice Epelboin nous éclaire sur la guerre informationnelle et technologique que se livrent les grands noms de la tech dans le développement de l'intelligence artificielle. Une bataille qui semble également de transformer, plus largement, en affrontement civilisationnel de puissance.

 - 0'04'20 : Trump et le numérique 
 - 0'13'20 : La France et l'IA 
 - 0'18'20 : L'emploi et l'IA 
 - 0'23'20 : France leader européen de l'IA 
 - 0'16'20 : Contrôle social et IA 
 - 0'35'20 : Se former à l'IA 
 - 0'43'20 : Surveillance et IA 
 - 0'49'20 : Guerre sur les ressources 
 - 0'54'20 : Deepseek et l'IA chinoise 
 - 1'04'20 : Votre métier et l'IA 
 - 1'08'20 : Se former à l'IA 
 - 1'18'20 : Le fonctionnement de l'IA 

Émission du "Zoom du Cercle", animée par Nicolas Depraz.

La dialectique de la raison algorithmique. Avec Maxime Ouellet à l'Université de Lausanne.


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20.10.2024

À partir de la théorie critique développée initialement par l'École de Francfort, Maxime Ouellet a comme ambition de saisir les fondements sociohistoriques des catégories centrales qui sont au fondement de l'intelligence artificielle : la communication, la commande, le contrôle et l'information.
Après avoir d'abord situé les développements de l'intelligence artificielle dans le sillage des premiers travaux issus de la cybernétique, dans le cadre de ce qui était qualifié à l'époque de capitalisme monopoliste d'État, il pose ensuite la question visant à savoir si les mutations contemporaines du capitalisme rendues possibles grâce aux avancées dans le domaine de l'IA tel que le machines learnig et le deap learning remettent en question la possibilité de développer une théorie critique de la société.