Les vertus du protectionnisme. Avec Yves Perez sur TV Libertés.


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06.2020

Redonner ses lettres de noblesse au protectionnisme ! C’est la mission que s'est donné l'économiste Yves Perez.
Mis à l'index par une majorité de décideurs acquis au dogme du libre-échange, le protectionnisme est pourtant aujourd'hui dans tous les esprits, sinon dans les faits, comme en témoigne l'Amérique de Trump. Et avec la pandémie de covid-19, même les néolibéraux commencent à tourner casaque.
Dans son ouvrage Les vertus du protectionnisme, Yves Perez propose de redéfinir une stratégie économique et industrielle cohérente et pérenne.

Émission "Politique & Eco", animée par Pierre Bergerault.

Polanyi et "La Grande Transformation". Avec Karim Piriou sur Politikon.


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07.2020

"Pour comprendre le fascisme allemand, nous devons revenir à l'Angleterre de Ricardo." Par cette phrase, Karl Polanyi résume l'enjeu de son livre La Grande Transformation paru en 1944.
Entrons dans la satanic mill, la fabrique du diable, pour comprendre comment l'idéal libéral d'un marché autorégulateur a conduit au fascisme...

 - 00'00 : introduction
 - 02'27 : l'utopie du marché autorégulateur
 - 13'47 : les marchandises fictives
 - 17'23 : l'autoprotection de la société - Le double mouvement
 - 26'47 : l'avènement du fascisme
 - 29'20 : vers un socialisme démocratique
 - 32'10 : conclusion

Plaidoyer pour une France protectionniste. Avec Yves Perez pour le Cercle Aristote.


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16.06.2020

En France, comme ailleurs en Occident, le protectionnisme a eu longtemps mauvaise presse. Mis à l'index par une majorité de décideurs acquis au libre-échange, le protectionnisme est pourtant aujourd'hui dans tous les esprits, sinon dans les faits, comme en témoigne l'Amérique de Trump.
Le rejet du protectionnisme a fait oublier que pendant un siècle, de 1873 à 1973, la France a vécu sous un régime "d'économie protégée" et qu'elle ne s'en est pas si mal portée. Mieux même, elle a réussi, en dépit des handicaps concurrentiels dont elle souffrait, à faire face à ses rivaux et à maintenir ses positions économiques et commerciales, avant que ne commence le déclin de celles-ci dans le cycle de la mondialisation.
N'est-il pas temps de retracer et de méditer l'histoire de cette France protectionniste pour redéfinir une stratégie économique et industrielle cohérente et pérenne ?

Capitalisme et révolution industrielle. Avec Michel Beaud pour Avant-Garde Économique.


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01.01.2013

Né de la finance et du négoce dans des cités-États d'Europe, le capitalisme s'est en cinq siècles imposé dans le monde entier, avec les dominations successives de la Hollande, de l'Angleterre, des États-Unis et bientôt de la Chine.
Partout soutenu par l'État, il prône le libéralisme mais pratique le monopole comme la concurrence. La manufacture et l'usine ont été ses premières sources de profit et il en a créé bien d'autres en se diversifiant, depuis les débuts de la révolution industrielle au XVIIIe siècle en Angleterre, puis en Europe continentale et aux Etats-Unis, jusqu'à nos jours.
Simple logique de profit à ses débuts, le capitalisme se perpétue à travers d'incessants changements : création et destruction d'activités et d'emplois, expansions et crises, multiplication des besoins, compétitions technologiques, guerres…
Michel Beaud, dans cet entretien, nous raconte la folle histoire du capitalisme et nous montre quels sont les grands défis qui l'attendent à l'avenir.

Naissance de la biopolitique. Avec Michel Foucault au Collège de France.


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1979

Le cours prononcé par Michel Foucault au Collège de France de janvier à avril 1979, Naissance de la biopolitique, s'inscrit dans la continuité de celui de l'année précédente, Sécurité, Territoire, Population. Après avoir montré comment l'économie politique, au XVIIIe siècle, marque la naissance d'une nouvelle raison gouvernementale - gouverner moins, par souci d'efficacité maximum, en fonction de la naturalité des phénomènes auxquels on a affaire -, Michel Foucault entreprend l'analyse des formes de cette gouvernementalité libérale. Il s'agit de décrire la rationalité politique à l'intérieur de laquelle ont été posés les problèmes spécifiques de la vie et de la population : "Étudier le libéralisme comme cadre général de la biopolitique."
Quels sont les traits spécifiques de l'art libéral de gouverner, tel qu'il se dessine au XVIIIe siècle ? Quelle crise de gouvernementalité caractérise le monde actuel et à quelles révisions du gouvernement libéral a-t-elle donné lieu ? C'est à cette tâche de diagnostic que répond l'étude des deux grandes écoles néolibérales du XXe siècle, l'ordolibéralisme allemand et le néolibéralisme de l'École de Chicago - unique incursion de Michel Foucault, tout au long de son enseignement au Collège de France, dans le champ de l'histoire contemporaine.
Cette analyse met en évidence le rôle paradoxal que joue la "société" par rapport au gouvernement : principe au nom duquel celui-ci tend à s'autolimiter, mais cible également d'une intervention gouvernementale permanente, pour produire, multiplier et garantir les libertés nécessaires au libéralisme économique. La société civile, loin de s'opposer à l'État, est donc le corrélatif de la technologie libérale de gouvernement.

Le "Man Devil code" : baise ton prochain. Avec Dany-Robert Dufour à la Librairie Tropiques.


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03.12.2019

Le travail de Dany-Robert Dufour résulte d'une sidération. Celle qui l'a saisi lorsqu'il est tombé sur un écrit aujourd'hui oublié, Recherches sur l'origine de la vertu morale de Bernard de Mandeville. C'est en 1714, à l'aube de la première révolution industrielle, que Mandeville, philosophe et médecin, a publié ce libelle sulfureux, en complément de sa fameuse Fable des abeilles. Cet écrit est le logiciel caché du capitalisme car ses idées ont infusé toute la pensée économique libérale moderne, d'Adam Smith à Friedrich Hayek.
Fini l'amour du prochain ! Il faut confier le destin du monde aux "pires d'entre les hommes" (les pervers), ceux qui veulent toujours plus, quels que soient les moyens à employer. Eux seuls sauront faire en sorte que la richesse s'accroisse et ruisselle ensuite sur le reste des hommes. Et c'est là le véritable plan de Dieu dont il résultera un quasi-paradis sur terre.
Pour ce faire, Mandeville a élaboré un art de gouverner - flatter les uns, stigmatiser les autres - qui se révélera bien plus retors et plus efficace que celui de Machiavel, parce que fondé sur l'instauration d'un nouveau régime, la libération des pulsions. On comprend pourquoi Mandeville fut de son vivant surnommé Man Devil (l'homme du Diable) et pourquoi son paradis ressemble à l'enfer.
Trois siècles plus tard, il s'avère qu'aucune autre idée n'a autant transformé le monde. Nous sommes globalement plus riches. A ceci près que le ruissellement aurait tendance à couler à l'envers : les 196 d'individus les plus riches possèdent désormais autant que les 99 % restants. Mais on commence à comprendre le coût de ce pacte faustien : la destruction du monde. Peut-on encore obvier à ce devenir ?

La crise du capitalisme et la politique monétaire. Avec Maxime Izoulet au Cercle Res Communa.


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24.10.2019

Comptable, doctorant à l'EHESS et spécialiste des questions monétaires, Maxime Izoulet nous explique en quoi l'histoire et la logique de la comptabilité en partie double est importante pour comprendre le fonctionnement du capitalisme.
Étudiée par Jean Fourastié il y a plus de cinquante ans, cette technique, utilisée quasiment de la même façon depuis le Moyen-âge jusqu'à aujourd'hui, pourrait bien être à la source du capitalisme moderne, qui aura vu la naissance et l'expansion de la monnaie de crédit et des marchés financiers.

Raisonner sur le blé, essais sur les lumières économiques. Avec Steven Kaplan sur France Culture.


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15.09.2017

"Vers l'an 1750 la nation rassasiée de vers se mit enfin à raisonner sur les blés." Cette célèbre formule de Voltaire capte bien ce que Steven Kaplan appelle le tournant économique des Lumières, qui ne se manifeste pas seulement dans les modes de production mais dans les modes de représentation. Les blés sont ici une métaphore puissante des questions de politiques et de théories que l'on appelle de plus en plus "économie politique".
Le problème des blés, comme source de richesse et de subsistance, soulève les questions fondamentales concernant l'origine de la société, la gouvernance, les relations entre État et société, la nature de la royauté, le vivre-ensemble, les droits des uns et des autres, la place de l'individu vis-à-vis des structures corporatives, l'antagonisme et/ou l'articulation de l'économie de marché et de l'économie morale, qui ne sont pas sans faire écho à notre temps.

Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.