Second Empire : le bonapartisme en héritage. Avec Jean Garrigues sur France Culture.


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03.12.2016

Le bonapartisme, des origines à nos jours, sa force et à son héritage. Car l'on ne peut qu'être sensible aux analyses qui s'attachent à repérer les résurgences de ce courant particulier, de cette aspiration à un mode de gouvernement original. L'historien René Rémond, dans une théorie demeurée fameuse, s'est attaché naguère à distinguer trois droites différentes dont il a débusqué la permanence, dans la longue durée, depuis le XXe siècle : légitimiste, orléaniste et bonapartiste.
Et on observe qu'à l’occasion des primaires de 2016, cette triade a été ressuscitée par divers observateurs éclairés : elle se serait incarnée dans les personnalités différentes de François Fillon pour le légitimisme, Alain Juppé pour l'orléanisme et Nicolas Sarkozy pour le bonapartisme. Bien sûr, il faut se garder, comme toujours en Histoire, de tout systématisme mais il n'en demeure pas moins que le temps du Second Empire a constitué le bonapartisme en culture politique spécifique dont l’empreinte a été profonde et dont l’héritage est important.
Pour traiter de ce sujet, c'est avec le professeur Jean Garrigues, excellent connaisseur de notre XIXe siècle politique et de la passion française pour les hommes dits "providentiels", que nous nous attachons ensemble à cerner les traits majeurs du bonapartisme, ses sources, ses avatars et son influence de long terme dans le cours de notre vie publique.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

La troisième voie solidariste, alternative radicale au système. Avec Georges Feltin-Tracol sur Radio Courtoisie.


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08.12.2018

Au début du XXIe siècle, dans une France à la fois bloquée par des syndicats officiels minoritaires, défigurée par de hauts-fonctionnaires bureaucrates et soumise aux injonctions voraces des firmes transnationales, la question sociale reste d'une brûlante actualité et se découvre complémentaire avec l'enjeu écologique et l'impératif identitaire.
Pendant qu'un étatisme collectivisant gaspille les ressources nationales et les offre aux oligarchies cosmopolites, les prescripteurs d'opinion valorisent toujours l'horreur libérale et célèbrent un étatisme néo-libéral largement intrusif dans la vie privée des habitants.
Georges Feltin-Tracol récuse autant le mirage collectiviste que le remède étatiste et les illusions libérales. Il propose au contraire de renouer avec la vieille tradition française de la troisième voie. Celle-ci se présente sous différentes facettes (le gaullisme de gauche, les solidarismes, l'approche socio-économique du frontisme à certains moments de son histoire, etc.). Une qui met à l'honneur des réflexions économiques et sociales plus que jamais anticonformistes.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Pascal Lassalle.

De Gaulle, l'homme du 18 juin. Débat entre Adrien Abauzit et Paul-Marie Couteaux au Cercle Retour au Réel.


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18.06.2019

Aujourd'hui plus que jamais, le Général de Gaulle reste le grand totem de l'histoire de France au XXe siècle. Incontournable aussi bien pour chez les "bien-pensants" qu'au sein de la dissidence, il représente la figure du sauveur et d'homme visionnaire lorsqu'un Pétain ne serait plus que lâche, sénile et traître à sa patrie.
La réalité est-elle aussi simple ? Et pour quelles raisons fait-il autant consensus ? Doit-on puiser dans son héritage politique pour oeuvrer au redressement de la France ou, au contraire, s'en distancier ?
L'avocat Adrien Abauzit et l'ancien député européen Paul-Marie Couteaux débattent de la figure de Gaulle, du sens de son action politique et de sa postérité.

Pourquoi combattre ? Avec Pierre-Yves Rougeyron sur Méridien Zéro.


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22.03.2019

C'est en compagnie de Pierre-Yves Rougeyron, président du Cercle Aristote, qu'est évoqué le bréviaire souverainiste Pourquoi combattrequi vient de sortir aux éditions Perspectives Libres.
L'occasion de faire le point sur les convergences (nombreuses) et les thèmes qui font encore débat au sein de la "dissidence"...

Émission "La Méridienne", animée par Wilsdorf et Jean-Louis Roumégace.

Dictionnaire des souverainismes de droite et de gauche. Avec Jean-Michel Salgon à la Nouvelle Action Royaliste.


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21.05.2019

Politologue, Jean-Michel Salgon vient de publier le Dictionnaire des souverainismes de droite et de gauche (Perspectives Libres, 2019), dans lequel il présente les organisations souverainistes (associations, partis politiques, clubs de pensée), la biographie de ses principaux animateurs et les courants et grands thèmes qui traversent cette famille politique (euro, frexit, identité nationale)
Il est temps, dans une perspective d'intellegibilité du champ politique, de mesurer la pertinence de ce concept.

Les souverainistes, enjeux et combats. Avec Jean-Michel Salgon au Cercle Aristote.


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29.04.2019

Le politologue et essayiste Jean-Michel Salgon, en présentant les fondements du souverainisme et l'ensemble de ses courants et de ses acteurs, tente ici de répondre aux attentes de nombreux citoyens soucieux du devenir de la France. 
Cette présentation devrait nous permette de décrypter l'actualité nationale, les fractures de la société française, les interrogations de la classe politique sur le devenir de notre nation et l'histoire de France en train de se faire.
Car dans un contexte politique français marqué par une lente et profonde recomposition politique, c'est bien la question de la souveraineté -populaire et nationale- qui est devenue la question centrale...

Les classes dirigeantes françaises : notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à mettre à jour les divers réseaux de pouvoir français.
Personnalités médiatiques, partis politiques, structures semi-clandestines : l'étude de plusieurs ouvrages consacrés à ces objets d'étude et rendus sous forme de notes de lecture nous aide à comprendre la manière dont le pouvoir français est structuré.

Philippe Séguin, le remords de la droite. Avec Arnaud Teyssier à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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05.06.2018

Philippe Séguin (1943-2010) a été une personnalité politique considérable dans l’histoire de la Ve République, plus par sa stature personnelle, son style et l’expression vigoureuse de ses idées que par l’abondance des responsabilités nationales exercées (deux années comme ministre des Affaires sociales en 1986-1988, quatre années comme président de l’Assemblée nationale de 1993 à 1997). Les années 1990 furent sa période de plus grande notoriété, en raison de son engagement emblématique contre le traité de Maastricht (1992) et de la figure de "recours" qu’il incarna face à des orientations plus "libérales" de la droite de filiation gaullienne, dans un contexte de grande incertitude institutionnelle (cohabitations successives, passage du septennat au quinquennat, européanisation croissante des outils et des enjeux de la politique intérieure).
Il est d’usage de présenter Philippe Séguin comme une personnalité forte et respectée – on se souvient de l’ampleur de l’hommage national qui lui fut rendu, à sa mort, aux Invalides -, mais aussi atypique, turbulente, enfermée dans une vision excessivement "nationale" des questions économiques et sociales, jugée trop en marge de la politique traditionnelle et des enjeux de la mondialisation.
Au contraire, Arnaud Teyssier se propose de montrer que Philippe Séguin représentait une vision parfaitement orthodoxe et cohérente des institutions de la Ve République, que le gaullisme social, dont il était porteur, n’a jamais été qu’une composante essentielle d’une puissante tradition politique française – le gaullisme n’étant pas seulement un mouvement historique lié à la personnalité exceptionnelle du général de Gaulle, mais une étape fondamentale dans la construction laborieuse de la démocratie française : construction qui est loin d’avoir atteint sa maturité, et dont on pourrait même soupçonner qu’elle est entrée en régression avant même d’avoir été achevée, comme l’avait prophétisé Philippe Séguin...