L'antifascisme : un vieux roman, une vieille histoire. Avec François Costantini au Cercle Aristote.


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02.03.2026

De ses origines soviétiques à son instrumentalisation contemporaine, François Costantini nous raconte l'histoire de l'antifascisme, qui questionne son rôle comme outil idéologique au service du système mondialiste. 

 - 0'00'00 : Hommage à Quentin
 - 0'02'23 : Trois temps de l'analyse
 - 0'07'38 : Origines soviétiques de l'antifascisme
 - 0'25'42 : Extension du domaine de la lutte
 - 0'34'26 : Antifascisme et RDA
 - 0'43'39 : Systématisation de la haine
 - 0'54'51 : Antifascisme et violence politique
 - 0'57'31 : Gilets jaunes et instrumentalisation
 - 1'00'26 : Antifascisme et système mondialiste
 - 1'01'39 : Conclusion et appel au don

Comprendre le chaos syrien : passé, présent et avenir. Avec François Costantini au Cercle Aristote.


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03.03.2025

La chute du régime de Bachar al-Assad met fin à 55 ans de pouvoir autoritaire de la famille Assad en Syrie, marqué par une domination brutale de la minorité alaouite (15 % de la population), issue du chiisme. Ce pouvoir s'est imposé par la force et la terreur, notamment contre la majorité sunnite. La dictature syrienne a également joué un rôle déstabilisateur au Liban, en contrôlant ses institutions et en vidant en partie le pays de sa population chrétienne. L'assassinat de Rafic Hariri en 2005, attribué au régime syrien, a précipité le retrait de la Syrie du Liban et amorcé le déclin du régime.
À l’intérieur, le régime n'a jamais réussi à obtenir l'adhésion populaire, s'appuyant uniquement sur la répression, le soutien extérieur (Russie, Iran, Hezbollah) et une armée affaiblie. La répression sanglante contre les Frères musulmans dans les années 1980 à Hama et Homs a causé des dizaines de milliers de morts. Ces violences ont contribué à radicaliser une partie de la population, facilitant l'émergence de groupes islamistes plus extrêmes, parfois affiliés à Al-Qaïda, qui ont profité de la faiblesse du régime pour s'imposer sur le terrain.
Enfin, le rôle de la Turquie a été déterminant dans l'effondrement final. Ankara, refusant l'émergence d'un État kurde à sa frontière et souhaitant le retour de millions de réfugiés syriens, s'est opposée frontalement à Assad. Le refus de Damas de coopérer a conduit Erdogan à soutenir indirectement des groupes islamistes contre le régime.
Aujourd'hui, la Syrie est morcelée, Assad n'a plus de légitimité ni de contrôle réel, et le pays bascule vers une domination sunnite, posant une grave menace pour les minorités restantes, notamment les chrétiens.

Liban, histoire et destin d'une exception. Avec François Costantini au Cercle Aristote.


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2018

Alors que le monde est confronté, aujourd'hui, au fondamentalisme islamique et son expression la plus barbare -le terrorisme djihadiste-, chacun s'interroge sur la meilleure réponse à apporter à ce défi sans précédent. Etudier l'identité du Liban à travers une perspective historique des plus lointaines peut apporter une réponse à la fois dense et protéiforme.
D'entrée, François Costantini livre la clé de ce qu'il dénomme l'exception libanaise : la volonté et la capacité historique, intellectuelle et humaine d'un groupe particulier, les Chrétiens Maronites, à s'inscrire dans une relation de stricte égalité face à un islam conquérant, niveleur, dominateur et porteur de hiérarchies entre groupes et individus. C'est en effet depuis ce refus d'acceptation du statut de dhimmis que les Maronites ont imprimé leur marque à l'ensemble d'une région devenue par leur force et leur volonté un pays.
Plus que jamais, alors que les affres du terrorisme et du fondamentalisme musulmans se sont abattus sur nos sociétés, c'est en se tournant vers le message du Liban que peut venir une lueur d'espoir pour nos sociétés.