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L'Europe est en train de basculer dans une logique de guerre totale. Les élites occidentales transforment l'Union européenne en instrument militaire au service de Washington, poussant les sociétés européennes vers un affrontement prolongé avec la Russie. Derrière cette stratégie, l'objectif américain reste clair : contenir Moscou aujourd'hui, pour mieux préparer le choc avec la Chine demain.
Ce projet s'appuie sur plusieurs leviers : une réindustrialisation orientée vers l'armement, une centralisation accrue du pouvoir à Bruxelles, un contrôle numérique renforcé sur les populations, et une immigration massive pour remodeler le marché du travail. L'Europe est ainsi positionnée comme avant-poste de l'ordre transatlantique.
Mais une autre force politique avance : le courant identitaire, qui veut détourner l'attention de la Russie pour désigner l'islam comme menace principale. Porté par les droites européennes, il associe discours sécuritaire, critique de l'immigration et défense d'une souveraineté nationale affaiblie.
Pendant ce temps, l'extrême gauche, marginalisée, n'a plus qu'un rôle secondaire. L'affrontement mondial se structure désormais autour d'un dilemme : l'Europe suivra-t-elle docilement la feuille de route atlantiste ou parviendra-t-elle à se libérer de son rôle sacrificiel dans la stratégie américaine ?
Un entretien mené par Raphaël Besliu.


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Laurent Ozon, chef d'entreprise et prospectiviste, Laurent Ozon revient à travers une lecture historique aux origines et aux fondements même de l'Etat. Il analyse ses transformations profondes et celles qui vont restructurer nos sociétés qui ont graduellement quitté la communauté solidaire pour la société contractuelle, puis enfin, vers un troupeau au service du marché.
L'Etat est-il condamné à disparaitre ? Peut-on le réinventer ? Ou même, le dépasser ?
- 0'00'00 : Présentation de Laurent Ozon et de son approche intellectuelle
- 0'08'38 : Quelles sont les origines et les raisons d'être de l'Etat ?
- 0'29'11 : Le politique fait-il partie de la nature humaine ?
- 0'42'25 : L'Etat est-il aussi une désincarnation du pouvoir et des élites ?
- 0'57'13 : La démocratie est-elle une fausse circulation des élites ?
- 1'07'29 : Y a-t-il des alternatives à la démocratie? voire même à l'Etat ?
- 1'31'50 : Conclusion


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La CIA n'est pas une simple agence de renseignement, mais une machine de guerre orchestrant coups d'État, assassinats et manipulations à l'échelle mondiale. Depuis plus de 70 ans, elle a renversé des dirigeants élus et installé des régimes favorables aux intérêts américains, alimentant chaos et instabilité.
Face aux critiques, elle infiltre désormais la technologie via son fonds In-Q-Tel, collaborant avec Google, Facebook, Amazon et Palantir pour transformer la surveillance en un outil quotidien. Derrière l'innovation, un vaste réseau d'espionnage s'étend, exploitant chaque individu comme source d'information.
Son implication dans le trafic de drogue finance des opérations clandestines, tandis que ses bases secrètes pratiquent détentions illégales et torture. Espionnage, manipulations politiques, contrôle des réseaux sociaux : la CIA façonne l'ordre mondial dans l'ombre, en toute impunité.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'03'32 : Rôle de la CIA dans la tech
- 0'07'48 : Changement de régimes et assassinats
- 0'14'11 : L'évolution des méthodes de la CIA
- 0'19'48 : USAID, un outil de manipulation
- 0'27'05 : Espionnage massif et réseaux sociaux
- 0'38'08 : Trafic de drogue et financements occultes
- 0'50'01 : La CIA et le complexe militaro-industriel
- 1'02'04 : L'IA, un nouvel enjeu stratégique
- 1'14'03 : Trump contre l'État profond
- 1'26'26 : Conclusion
"La Grande Emission", animée par Mike Borowski.


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Peter Thiel, co-fondateur de PayPal et Palantir, est devenu une figure influente de l'économie numérique, jouant un rôle central dans la transformation des secteurs de la fintech et de l'intelligence artificielle. Son impact dépasse le monde des affaires : grâce à ses liens avec les services de renseignement américains et le complexe militaro-industriel, il a su s'imposer comme un interlocuteur de poids dans les domaines de la cybersécurité et des technologies de surveillance, influençant ainsi les stratégies de puissance des États-Unis. Son rôle dans la Silicon Valley dépasse la simple innovation technologique, faisant de lui un acteur clé des enjeux politiques et économiques contemporains.
Il est aussi engagé politiquement, notamment aux côtés de la droite conservatrice américaine, ce qui lui permet de peser sur les débats économiques et idéologiques aux États-Unis. Laurent Ozon analyse sa stratégie de "dialectique des contraires", une méthode sophistiquée consistant à anticiper les conflits, à naviguer entre conservatisme et innovation technologique, et à établir des alliances stratégiques. Sa capacité à exploiter les tensions et contradictions entre les élites traditionnelles et les défenseurs des technologies émergentes lui permet de tirer profit des bouleversements politiques et économiques mondiaux.
Son influence, bien que discrète, est cruciale dans le façonnement de l'avenir du monde numérique et géopolitique. Derrière ses investissements et ses soutiens politiques se dessine une stratégie globale de pouvoir où l'économie numérique, la technologie, et les intérêts géopolitiques se renforcent mutuellement. Il fabrique un réseau complexe de relations de force en anticipant les tendances mondiales, qu'il s'agisse de l'intelligence artificielle, de la biotechnologie ou de la cybersécurité, redéfinissant les rapports de pouvoir et jouant un rôle de premier plan dans la transformation des relations internationales.
Une émission mené par Nicolas Stoquer.


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Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.


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C'est peut-être l'affaire -sordide- la plus explosive de ces dernière décennies, qui met à nu l'oligarchie occidentale, son mode de fonctionnement et sa dégénérescence.
Le journaliste Pierre Jovanovic et le politiste Pierre-Yves Rougeyron reviennent longuement sur la vie détraquée du milliardaire Jeffrey Epstein, confident de Bill Clinton, qui a piégé, pendant 20 ans, pour le compte des services israéliens, des milliers de députés, sénateurs, hommes d'affaires, journalistes, stars de cinéma, scientifiques de renom, recteurs et doyens d'universités, premiers ministres, princes et princesses, et même des présidents avec son réseau de prostitution de jeunes filles. De son ascension en tant que professeur de mathématiques en passant par une carrière ratée à Wall Street, on le suit jusqu'à sa gloire et sa déchéance, en passant par sa rencontre capitale avec Ghilaine Maxwell, la fille d'un autre très grand espion du Mossad, Robert Maxwell qui avait acheté les médias britanniques pour le compte d'Israël.
Alors qu'il se prétendait millionnaire grâce à Wall Street, en réalité Epstein s'était transformé en proxénète spécialisé pour les seuls ultra-riches et tout-puissants qui n'exigent qu'une seule chose: la discrétion la plus totale. Il invitait tout ce qui était célèbre dans ses différentes luxueuses propriétés, îles privées ou encore à Paris, où toutes les chambres étaient sonorisées et équipées de caméras très discrètes. En leur fournissant régulièrement des gamines, Epstein avait monté le plus grand réseau international de pédophiles, au point que son avion a été surnommé par les contrôleurs aériens le "Lolita Express", avion que prenaient régulièrement Bill Gates comme Bill Clinton. Il vendait ensuite les vidéos aux services...
Arrêté par la police américaine une seconde fois pour "trafic de mineures" il a été retrouvé mort dans des conditions spectaculaires en août 2019 dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center de New York. Un suicide qui a arrangé toutes les célébrités dont les noms se trouvent dans son fameux "Carnet Noir".
Un échange permettant au public français de prendre connaissance d'un grand nombre de révélations sur les activités d'Epstein, de sa "Madame" Ghislaine Maxwell et sur la manière dont cette affaire révèle non seulement les graves dysfonctionnement des "élites" occidentales, mais également la faillite des services secrets des démocraties libérales.


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Ni l'élection ni la possible réélection de Donald Trump ne sont compréhensibles pour les Français. Nul ne leur explique que l'Amérique a une culture politique différente de la nôtre, et particulièrement la droite américaine.
La haine anti-Trump, médiatiquement unanime, a caché qu'une partie non négligeable des Américains soutiennent sans faille le Président sortant.
Comment comprendre l'émergence de cet homme ? Est-il un accident de l'histoire américaine ou bien l'expression d'une tendance lourde, longtemps enfouie et aujourd'hui réveillée, voire structurante, de la vie politique américaine ?
Et si Donald Trump était le fruit de l'histoire américaine ? C'est à travers l'histoire de la droite américaine que nous voyons apparaître un Trump inconnu de la presse française, loin du libéralisme et des guerres démocrates, cherchant à sauver l'Amérique en tant que Nation pour ne pas la voir mourir comme Empire.


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Où est donc bien passée la feuille de route géopolitique de l'Union Européenne ? Alors que le monde bouge et que les grandes puissances s'imposent, notre continent semble perdre pied.
Au Mali, alors que la France vient de payer le lourd tribut de 13 soldats de la force Barkhane morts au combat, les renforts internationaux sont aux abonnés absents. L'OTAN, jugée par Emmanuel Macron en "état de mort cérébrale", marche à deux vitesses, affublée d'une Turquie qui ne respecte que ses intérêts et ceux de ses alliés plus ou moins avoués.
Les défaites diplomatiques au Proche et Moyen Orient s'enchaînent pour l'UE et particulièrement la France qui naguère avait une véritable influence sur ces zones. A mesure que Paris est évacuée, d'autres puissances prennent pied. La Russie s'est imposée en Syrie et la Chine est déjà sur place pour tirer profit de la reconstruction. Le conflit contre les djihadistes se solde à nouveau par une démonstration criante du manque de clairvoyance des Européens alors même que le terrorisme frappe également sur leur sol.
L'Europe va-t-elle enfin se réveiller, défendre ses intérêts et renouer avec la "realpolitik", ou va-t-elle s'évanouir dans le nouvel ordre mondial ?
Émission "Le Samedi Politique", animée par Elise Blaise.