Les conséquences de la récusation de l'autorité. Avec Jean-Pierre Lebrun à Louvain-la-Neuve.


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19.08.2011

Quel effet la crise de l'autorité que nous connaissons aujourd'hui a-t-elle sur les sujets ? Et d'ailleurs, à quoi ser(vai)t l'autorité ?
Alors que notre société a décidé de tuer le père (symbolique), le psychiatre et psychanalyste Jean-Pierre Lebrun revient sur les conséquences, visibles au quotidien dans les familles, d'un tel bouleversement de l'instanciation psychique.

Une conférence organisée par le Secrétariat National de l'Enseignement Catholique.

Histoire de la pédophilie (XIXe-XXIe siècle). Avec Anne-Claude Ambroise-Rendu à la Librairie Tropiques.


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29.01.2020

La reconnaissance des crimes sexuels perpétrés sur les plus jeunes est récente. Il a fallu le long travail des médecins, des magistrats et des intellectuels pour que, une fois les actes déterminés et les caractéristiques de la pédophilie établies, la société se soucie de protéger les enfants. Véritable baromètre des mœurs, les réactions au crime sexuel sur enfant esquissent l’histoire morale, culturelle et juridique d'une si longue indifférence envers les agressions sexuelles.
Le travail d'Anne-Claude Ambroise-Rendu en donne les clés en ce qu'elle ne se contente pas de faire choir de leur piédestal quelques amateurs de jeunes chairs qui, à l'instar d'André Gide, profitèrent de l'aveuglement des parents, mais nous révèle comment hier encore le silence écrasait les victimes et profitait aux agresseurs. Il nous apprend surtout que le "pédophile", identifié par la psychiatrie, n'a pas toujours été condamné par les médias qui en font aujourd'hui la figure du mal absolu.
Il était temps de faire la lumière sur des comportements aussi anciens et répandus et de nous rappeler que la criminalité sexuelle n'est pas le fruit amer d'une époque dépravée. Cette époque, notre époque, aura eu le mérite d'affronter ce problème.

L'intimité : du sentiment d'effraction à la nécessaire protection de l'enfant. Avec Dany-Robert Dufour à Arras.


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02.10.2018

Comment les conditions de vie viennent-elles interférer avec la construction de l'intimité ? Pauvreté, précarité, dénuement laissent-ils une place à la dimension du privé ? Comment les différences culturelles donnent-elles à vivre cette intimité et comment notre intervention peut-elle les prendre en compte ? Et, d'ailleurs, quelle est l'origine de ce concept ?
Le philosophe Dany-Robert Dufour revient sur l'histoire de l'intimité et nous en quoi il a récemment changé de sens et de fonction. Car l'intime dans une société de marché et du spectacle où l'injonction à la transgression est devenue la norme n'a plus grand chose à voir avec la société traditionnellement répressive et productrice de névroses.

Une conférence organisée par le "Carrefour National des Délégués aux Prestations Familiales".

La domination adulte en question. Avec Delphine Piterbraut-Merx sur Radio Libertaire.


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2019

Doctorante en philosophie, Delphine Piterbraut-Merx s'attaque ici au problème de la domination adulte dans une approche matérialiste et intersectionnelle. Spécialiste de théorie politique et de genre, elle attire notre attention sur ce point aveugle des théories contemporaines de la domination qu'est la domination des adultes sur les enfants.
Il s'agit de montrer comment les rapports sociaux adulte-enfant ne font que rarement l'objet d'une analyse politique, et comment l'analyse des rapports de genre pourrait permettre de politiser ceux-ci.
Les violences sexuelles sur enfant et l'étude des mouvements pédophiles d'extrême-gauche des années 1980 sont également abordés.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Et si on essayait l'école à la maison ? Avec Carmen Daudet sur Méridien Zéro.


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10.2019

L'instruction des enfants est aujourd'hui obligatoire dès l'âge de 3 ans. L'instruction, et non l'école. Rien ne nous interdit donc de la donner nous-même à nos enfants.
Pour ceux qui ont déjà été tentés par cette alternative, persuadés que la massification de l'enseignement ne tient aucun compte des particularités de chaque enfant, que l'exposition de nos petits à une idéologie dominante contraire à nos propres valeurs sera source de conflits, ou que notre bambin est trop jeune pour subir déjà l'angoisse d'une longue séparation et la confrontation quotidienne avec les tensions de groupe, pour ceux-là Carmen Daudet nous répond avec son expérience de mère où elle a choisi de faire l'école à la maison.
Une réflexion fondamentale pour l'éveil et le développement de nos enfants !

Émission "La Méridienne", animée par Wilsdorf et Jean-Louis Roumégace.

Survivre en famille, est-ce possible ? Avec Renan Le Quellec au Salon du Survivalisme à Paris.


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23.03.2019

Renan Le Quellec, formateur en stage de survie et buschcraft, nous propose une introduction au survivalisme familial.
Entre difficultés et opportunités, traverser une rupture de la normalité en famille doit être soigneusement pensé et préparé car les produits, techniques et systèmes permettant l'autonomie dans le cadre familial sont passablement différents de ceux qui sont utilisés en individuel.
Une thématique importante qui donne à réfléchir.

Transmettre, à quoi bon ? Avec François-Xavier Bellamy pour Espérance Nouvelle à Bruxelles.


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10.03.2015

François-Xavier Bellamy dresse le constat suivant : nous voulons toujours éduquer, mais nous ne voulons plus transmettre. Il s'est produit, dans nos sociétés occidentales, une rupture inédite : une génération s'est refusé à transmettre à la suivante ce qu'elle avait à lui donner, l'ensemble du savoir, des repères, de l'expérience humaine qui constituait son héritage.
C'est pourquoi il n'est pas de plus urgente ni de plus belle mission que de transmettre l'héritage culturel qui peut seul constituer pour l'avenir l'unité de notre pays, en même temps que la liberté de ceux qui y vivront.
Ce n'est pas le choc des cultures que nous devons craindre, mais le choc des incultures.

Les désarrois d'une jeunesse sans passé. Avec Olivier Rey sur Radio Courtoisie.


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26.05.2014

A y regarder de près, il est peu de débats contemporains, qu'ils portent sur l'école, la crise de l'autorité ou le délitement du lien social, qui ne se ramènent, chaque fois, à un affrontement entre deux grandes conceptions de la liberté humaine. Pour l'une, l'individu est tout fait : il est donc à libérer des chaînes qui entravent sa pleine expression. S'émanciper, dans cette optique, ce sera d'abord s'affranchir du passé et du donné, en finir avec le fini en même temps qu'avec la tutelle abusive des générations antérieures. C'est ce qu'Olivier Rey, tout à la fois romancier, essayiste et mathématicien, appelle le désastreux "fantasme de l'homme auto-construit". L'autre conception part du principe selon lequel l'individu est à faire, à cultiver, à éduquer. Dans cette perspective, "les individus ne naissent pas libres : ils naissent destinés à la liberté".
Ainsi comprise, l'accession à l'autonomie requiert en outre un détour, chacun devant "en passer par une phase où il reçoit de ceux qui précèdent le capital accumulé". Il ne s'agit pas là d'attenter à la liberté, mais de la permettre. Un homme rivé à sa culture est privé du pouvoir de la questionner. Un homme sans culture l'est tout autant.
L'inquiétant, pour Olivier Rey, vient justement de ce que cette seconde conception -l'autonomie entendue comme une conquête progressive, voire une ascèse- est en train de perdre la partie. Au point de nous confronter au vertige d'une raison qui, loin de "civiliser l'infantile en nous", s'est désormais mise à son service...

Émission "Psychologie et littérature", animée par Quentin Debray.